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    Tribune

    Bilan de l'assainissement financier : L'économie marocaine entre dans une phase de transition

    Par L'Economiste | Edition N°:57 Le 10/12/1992 | Partager

    par Driss BENTAYEB, Cadre de banque

    C'est le paradoxe de la conjoncture actuelle. L'assainissement financier parvient à son terme, alors que les entreprises connaissent des problèmes de trésorerie. Il est opportun de s'interroger sur l'efficacité des réformes engagées. Le round-up qui suit, réalisé par un cadre bancaire, rappelle le contexte historique de ces réformes, en dresse le bilan et les perspectives.

    Au moment où l'on parle de difficultés de trésorerie des entreprises, de tarissement des ressources financières, d'aggravation des problèmes sociaux et de la progression faible des échanges commerciaux au niveau mondial, on peut se demander sur l'intérêt et l'efficacité des réformes financières qui ont été engagées au Maroc.

    Ces réformes ont-elles apporté une amélioration à la situation économique passée? Les remèdes qu'elles ont apportés sont-ils définitifs ou seulement temporaires? Quelle est la teneur réelle des problèmes soulevés aujourd'hui? Ira-t-on jusqu'au bout du programme initié par le FMI? Quelle conduite cela impliquerait chez les autorités monétaires et chez le secteur privé?

    Pour répondre à l'ensemble des ces questions nous proposons d'opérer un retour sur les années 79-80 marquées par une prise de conscience des pouvoirs publics de la nécessité d'ajustements économiques.

    Les indicateurs économiques de base des années 80 ne prêtent guère à l'optimisme. En effet, le solde global du budget apparaît négatif sur toute la période, bien plus significatif, le solde courant en pourcentage du PIB donne une appréciation plus sûre du niveau du déséquilibre autour de moins de 7% du PIB, en 1975. Ce pourcentage s'aggrave en 1981 avec -12,5%.

    En fait ces contre-performances économiques sont le résultat d'un retournement de situation marqué au début (73-77) par une hausse des prix des phosphates, par le lancement de programmes d'investissement très ambitieux, par un gel des prix(1) des produits de base et par un relèvement du pouvoir d'achat des consommateurs. Ensuite, dans un deuxième temps (l'après 1977) par une aggravation du déficit due à la chute des prix des phosphates, à un faible dynamisme des exportations, à une hausse des prix des matières premières importées, à une forte inflation généralisée, à des années agricoles déficitaires, puis à un aiguisement des problèmes sociaux.

    La conjonction de ces facteurs était d'ailleurs à l'origine du recours massif à l'endettement international, facilité dans un premier temps par l'abondance des liquidités(2) et rendu difficile ensuite par la lourde charge des services de la dette et l'incapacité des pouvoirs publics d'honorer leurs engagements, surtout que les projets, qu'ils ont initiés, n'étaient pas de nature à dégager un surplus en devise, car ils étaient soit non rentables (sans but lucratif) soit tournés vers le marché intérieur.

    Bien que le Maroc ait utilisé presque tous les mécanismes de financement, aussi bien ceux de la Banque Mondiale, des organismes bilatéraux et multilatéraux, des banques internationales (Club de Londres) et du FMI(3), son déficit ne faisait que stagner, voir s'aggraver davantage(4), rendant urgente l'intervention de cette dernière institution dans le choix de politique monétaire et financière.

    Le premier souci du FMI fut de corriger les déséquilibres économiques afin d'éviter tout effet d'éviction financière(5).

    La libéralisation progressive des prix à la consommation, la réduction des dépenses de l'Etat par une politique de débudgétisation, l'élargissement de l'assiette fiscale en fonction de la croissance des richesses du pays, la réduction des importations, le financement du déficit du trésor par l'émission d'emprunts nationaux, le rééchelonnement de la dette due aux créditeurs privés et publics, les tirages sur de nouveaux emprunts extérieurs(6), le recours massif aux crédits domestiques bancaires, il s'agit d'autant de mesures prises dans le cadre de cette politique globale d'assainissement.

    Les bienfaits de cette politique commençaient à se ressentir à partir de la deuxième moitié de la décennie 80, ainsi le déficit budgétaire a été réduit de 11% du PIB en 1983 à 4% pour la période 1988-90, en même temps, les investissements publics ont chuté de 50%.

    L'objectif du gouvernement d'un volume d'investissement de 3% du PIB a été réalisé, l'amélioration de la balance fiscale a contribué à diminuer et à stabiliser l'inflation qui est restée aux alentours de 3 à 7%, le compte courant s'est amélioré considérablement en enregistrant un surplus entre 1987 et 1988, l'encours de la dette est tombé de 37 à 24% des exportations des biens et des services. Quant aux réserves des changes, elles sont passées de 0,2 milliard à 2 milliards Dollars US.

    L'ensemble de ces réalisations a été accompagné par une accélération du taux de croissance de toute l'économie(7) malgré une conjoncture marquée par des conditions climatiques aléatoires et des fluctuations du marché international des phosphates.

    Toutes ces performances dénotent de l'efficacité "économique"(8) des mesures entreprises, à telle enseigne que le début des années 90 s'apprêtait parfaitement à la réforme du secteur financier.

    Le programme d'ajustement prévoyait des réformes dans quatre domaines: la transition vers des instruments indirects de gestion monétaire, le développement des marchés financiers, en particulier celui des titres du Trésor, la libéralisation de la plupart des taux d'intérêt et l'élimination de la politique de crédit dirigée et enfin le renforcement du contrôle et de la réglementation des banques.

    Contrôlé indirect de la monnaie

    Le passage à un contrôle indirect de la monnaie et du crédit a été réalisé par la mise en place de trois séries de mesures. En premier, le contrôle de la Banque Centrale a été resserré par l'utilisation des réserves. La base de calcul de ces dernières a été étendue, en plus des dépôts à vue, aux dépôts à terme et le plafond du taux de la réserve monétaire a été augmenté progressivement de 15 à 25% pour les dépôts à vue et fixé à 10% pour les dépôts à terme(8). Destinée à contrôler le bilan des banques, cette mesure vise aussi l'action sur la détérioration des taux d'intérêt. En second, l'éligibilité au réescompte à taux fixe a été limitée aux opérations d'exportation et aux petites et moyennes entreprises. En troisième lieu, l'introduction de la variabilité contrôlée des taux d'intérêt qui consiste à appliquer un seul taux à toutes les avances à taux variables(9).

    Par ailleurs, le programme du gouvernement a pour objectif pour les années à venir d'encourager le développement d'un marché efficient pour les titres publics et des sociétés et de mettre en place les mesures réglementaires et fiscales nécessaires pour l'approfondissement du marché financier.

    Avec un stock de dettes du gouvernement qui a atteint MAD 50 milliards (25% du PIB) à la fin 89, le Trésor est toujours le plus gros emprunteur sur le marché. Le système bancaire a pour obligation d'investir 35% de ses dépôts à vue en bons de Trésor à 4,25% par an. En outre 80% du financement du trésor est assuré à des taux administrés en-dessous des conditions du marché, lequel reste segmenté en terme de client, de prix et de traitement fiscal, ce qui a pour effet de consacrer une structure hétérogène de taux d'intérêt et d'entraver le développement d'un marché secondaire.

    En ce qui concerne le marché des billets de Trésorerie instauré en 1988, les Pouvoirs Publics pensent élargir ce marché, en permettant l'introduction des échéances de 1,3 et 5 semaines(10). Comme autres mesures importantes allant dans le sens du développement du marché financier, le ratio des dépôts à vue à placer en bons du Trésor a été réduit à 32% dans une première étape et pourrait descendre à 25% l'année prochaine. cette mesure ayant pour objectif de permettre aux banques de mieux gérer leurs actifs et de développer ce marché.

    Au niveau des taux d'intérêt, l'élimination des plafonds de crédit représente une étape décisive envers un environnement plus compétitif permettant une détermination des taux d'intérêt concurrentielle. En outre, l'absence d'instruments à taux variables ne fournissait pas de protection contre l'inflation et limitait les possibilités de la transformation des termes.

    La politique de crédit sélective contribuait, elle, à segmenter le marché. Cela comportait un traitement fiscal préférentiel pour les OFS et leurs bons. Le programme suppose la libéralisation de tous les taux d'intérêt et l'élimination de ce qui reste de la politique des crédits et la mise en place d'un marché de couverture du risque de variabilité des taux d'intérêt.

    La libéralisation des taux n'est cependant pas totale aujourd'hui, le plafond des taux débiteurs est déterminé par rapport au coût des ressources bancaires, il vaut 1 1/3 fois le taux de référence mensuel communiqué par le GPBM et qui n'est que la moyenne des taux des dépôts bancaires et ajusté périodiquement.

    De même, il est attendu que la libéralisation des émissions d'obligations par les OFS sera sans la garantie de l'Etat et sous contrôle des taux d'intérêt. Aussi la garantie de l'Etat sur les prêts CIH sera éliminée et le contrôle des dépenses budgétaires de la CNCA par le Ministère des finances sera remplacé par l'approbation d'un budget annuel.

    Mesures pour le commerce extérieur

    Sur le plan du Commerce Extérieur et de la Finance, le gouvernement compte développer un système de couverture de risque de change, particulier, qui, semble-t-il, est autosuffisant et pourrait assurer un équilibre entre le coût des ressources étrangères et le coût du capital domestique du système bancaire. Ce schéma concerne les emprunts à long terme des institutions financières pour couvrir des crédits à long terme.

    Les banques et les OFS payeront à un fonds de garantie la différence entre le taux d'intérêt des emprunts étrangers et le coût du marché des ressources domestiques plus 1% de commission.

    Les institutions prêteront ces fonds aux taux libres du marché domestique. Aussi bien les intermédiaires financiers que l'emprunteur final seront indifférents au fait que l'origine des fonds est étrangère ou domestique.

    Le système proposé devrait être vu comme une approche pratique pour passer du risque de change d'un système financier contrôlé à un système compétitif ouvert avec une "convertibilité totale".

    Enfin, un nombre de réformes ont été déjà entreprises pour renforcer le cadre réglementaire et la supervision des banques. Ils incluent la modification de la loi bancaire en 1986 établissant un système comptable uniforme, avec une balance détaillée des données, des comptes rendus mensuels, un système d'analyse des comptes (quoiqu'entravé par le manque de personnel "qualifié") et la détermination de ratios tels que la maintenance d'un ratio de solvabilité de 5,25%, un minimum de capital de 100 millions de Dirhams, un compte provision pour créances litigieuses et le risque de concentration à 10% du capital net.

    Résultats mitigés de la libéralisation des taux

    L'amélioration de l'allocation des ressources par la libéralisation des taux d'intérêt a donné des résultats très mitigés. D'une part au niveau du système bancaire, il y a eu une nouvelle répartition des parts de marché, la part des banques est en croissance, tandis que celle des OFS est en diminution. Ces derniers ont perdu le monopole du financement à moyen et long terme, les sociétés de leasing par exemple(11) se tournent maintenant vers les banques, qui financent sur les lignes de la Banque Mondiale (BIRD Il) mais à des conditions inégales en fonction, que la banque détient ou non une participation dans la société de leasing en question. Le taux de sortie de ces derniers arrive maintenant à 25% dans certains cas.

    La profession essaye de s'adapter aux changements financiers, en mettant en place les conditions dans lesquelles doivent s'appliquer les répercussions des frais financiers, notamment le paiement par le client d'une prime de fixité pour les contrats à taux fixe et une redevance supplémentaire calculée par rapport à un barème indexé sur le taux offert pour les contrats à taux variables. La tâche devient compliquée pour le financier d'entreprise pour déterminer son tableau de financement, sans parler et de l'absence des sociétés de leasing du marché monétaire et financier et de l'absence actuelle de couverture contre le risque de variabilité des taux. La société de leasing, in fine, facture le supplément à payer par son client, ou alors lui rembourse le trop-perçu comme frais financiers. En tout cas, c'est toujours la solution de facilité qui est choisie la première, l'option de fixité même si le taux de sortie est enchéri. Pour ce qui concerne le taux de croissance du secteur de leasing, les chiffres disponibles montrent une baisse d'activité, en effet, en 1991, la progression était de 15% par rapport à 63% enregistrés en 1990.

    Par contre, dans le secteur immobilier, la crise est moins prononcée et revient surtout à la baisse momentanée de la demande. Le financement est accordé au taux du marché sur les ressources propres du CIH, alimenté par les souscriptions aux différentes lignes, au même titre que les banques commerciales, en plus bien sûr du produit de son activité nouvelle dans la mobilisation de l'épargne.

    D'autre part, l'enrichissement des taux, conjugué aux problèmes fiscaux fait de l'entreprise la première victime de la libéralisation, l'invitation lui a été faite par le ministre des finances - à l'ouverture de la première journée de la Finance et la Trésorerie pour négocier les taux appliqués par les banques et contribuer ainsi à la parfaite libéralisation du crédit.

    Dans une telle situation, peut-on condamner l'effort entrepris par le gouvernement en collaboration avec le FMI depuis les années 80?

    Une partie de la réponse à cette question nous pensons l'avoir énoncée dans cet article, mais dans tous les cas, les résultats sont importants - au niveau économique au moins - parce qu'on assiste aujourd'hui à une transition en profondeur d'un mode de production qui, quelle que soit sa dénomination sociale, est caractérisé par une sous capitalisation des entreprises, une compétitivité limitée au niveau international, une ouverture timide sur l'extérieur, un manque de professionnalisme bancaire dans la collecte des ressources étrangères et domestiques, un marché financier dominé par le Trésor, des secteurs d'activités tournés vers le marché intérieur. La phase actuelle est par contre de transition sur tous les plans. Au niveau bancaire, de nouvelles fonctions sont créées pour la mobilisation des fonds à l'extérieur. La gestion des avoirs extérieurs propres à chaque banque ne tardera pas à s'officialiser, la négociation directe et effective des lignes de crédit extérieur est devenue un souci permanent des banques. Le rating des banques et du pays tout entier ne tardera pas à voir le jour(12).

    Au niveau du pouvoir dans l'entreprise, de plus en plus on assiste à un gain de terrain du conseil d'administration par rapport à la gestion individuelle et familiale, tout le secteur industriel est en train de se rajeunir. On assiste véritablement à une transformation en profondeur du (es) "mode (s) de production" existant (s), une tournure importante dans l'histoire de l'entreprise marocaine, à la recherche de partenariat et des normes internationales de production.

    Au niveau macro-économique, nous assistons à la consécration d'un modèle "extraverti" qui ne se conçoit que dans ses relations avec l'extérieur, mais avec une notion d'espace économique qui dépasse les frontières nationales et l'est ainsi parce que nous sommes optimistes dans la conclusion de cet article(13).

    Nous entendons par là que, fondamentalement, il y a un secteur d'exportation(14) relativement très développé, encouragé encore par le Gouvernement, car estimé étant la solution aux autres problèmes.

    Le revenu de ce secteur est largement exporté vers le central(15). Quant au reste, il rémunère très faiblement une population ouvrière qui se reproduit sur une base de consommation très étroite et dont la couche sociale aisée participe à la société de consommation de masse par l'importation de produits de luxe et qui, des fois, pourrait introduire une industrialisation par la politique "d'import substitution". Mais nos équipements seront toujours importés en devises de l'extérieur. Ce modèle extraverti dont nous croyons être la caractéristique actuelle de l'économie marocaine ne peut être que structurellement déficitaire. La capacité de financement, les débouchés sont des données qui viennent dans cette phase de transition de l'extérieur. Le multiplicateur keynésien et l'accélérateur ne jouent pas (ou plutôt ils jouent dans le pays vers lequel notre demande est tournée).

    Avec l'ampleur des réformes entreprises dans le secteur financier d'une part et dans le domaine social d'autre part (par allocation d'une partie du produit de la privatisation), conjugués à un espace économique plus large (les pays développés en tant que partenaires et système dominant et les pays de la région économique en tant que débouchés et redéploiement du "capital financier"), les mesures d'ajustement du Fond Monétaire International ont eu l'avantage premier d'agir sur une situation alarmante pour l'assainir même artificiellement aux prix d'un certain nombre de problèmes sociaux, pour la présenter dans une nouvelle forme et sur une base telle que, avec le regain de confiance internationale des années 90, le Maroc puisse de nouveau s'articuler positivement avec les modes de production de son nouvel espace et se classer parmi les pays intermédiaires en développement. Les prévisions pour les années à venir, toute chose égale par ailleurs, vont dans le sens de notre optimisme, un taux de croissance de 4,6% pour 1993 et 5,1% pour 1995. Les intérêts de la dette par rapport aux exportations passeront de 15,2% en 1992 à 11,3% en 1995. Le taux de croissance des exportations sera de 6,6% en 1992 et 7,8% en 1995, tandis que les importations enregistreront un taux de croissance pour les mêmes années respectivement de 5,2 et 6,2% et le déficit budgétaire par rapport au PIB s'améliorera d'année en année, il atteindra -1,9% en 1996.

    "L'extraversion de l'économie" coûtera un peu plus au secteur financier et aux entreprises, au premier par une diminution de ses marges et aux seconds par une ouverture sur le marché financier international. Nous parlerons des financements extérieurs dans un prochain article(16).

    D.B.

    (1) Institution de la Caisse de Compensation.

    (2) Recyclage des Petro-Dollars.

    (3) Le Maroc a utilisé les mécanismes pétroliers de financement compensatoires, le fonds fiduciaire et surtout les tranches de crédit et les facilités élargies, ce qui a entraîné des plans de stabilisation et d'ajustement imposés par le FMI.

    (4) Le déficit de la balance des paiements dépasse le milliard.

    (5) Les dépenses budgétaires sont passées de 35% du PIB en 1982 à 28% en 1986. Les dépenses courantes ont été réduites de 21% du PIB à 18% sur la même période.

    (6) Le tirage sur des emprunts extérieurs contribuait pour 57% en 1980 pour de financement du déficit du Trésor le reste par des emprunts publics.

    (7) Les taux enregistrés en 1988 - 89 sont respectivement de -2,9, 10 et 2,5%.

    (8) Depuis le 21 Octobre, le taux de la réserve monétaire a été porté de 24 à 25% dont 15% souscrits en bons de Trésor à 10,5%.

    (9) Le phénomène d'éviction financière sera d'autant plus accusé qu'on se trouve ou non dans une situation inflationniste. Si l'Etat souhaite faire un accompagnement monétaire du déficit mais qu'on se trouve au préalable dans un contexte inflationniste, l'augmentation de la masse monétaire provoquant davantage d'anticipation de hausse de prix, les taux d'intérêt ne pourront qu'augmenter. Si par contre il n'existe pas une situation inflationniste, l'augmentation de la masse monétaire peut effectivement empêcher les taux d'intérêt de monter.

    (10) La durée minimale actuelle est de un mois.

    (11) Nous nous sommes attardé, à décrire la situation des sociétés de leasing, comme étant le parfait exemple de l'ensemble des entreprises en difficulté. Les premiers qui normalement doivent s'ouvrir sur l'extérieur avec ou sans l'aide de la société financière internationale.

    (12) Par rating on entend cotation d'une entreprise ou d'un pays par rapport à un certain nombre de critères et en fonction d'une pondération, propres aux sociétés spécialisées comme Standard and Poors et Moodys. Le Maroc a déjà fait l'objet de classement de ce genre. Mais pas pour une émission financière.

    (13) On entend par espace, l'espace abstrait de F. Perroux.

    (14) Comme force motrice de l'espace système.

    (15) C'est la loi de la péréquation des taux de profit.

    (16) Nous espérons que cet article puisse susciter un débat car, avec la critique constructive on peut avancer et mieux cerner les problèmes.

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