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Economie Internationale

Banane: Costa Rica vise le marché européen

Par L'Economiste | Edition N°:33 Le 11/06/1992 | Partager

Costa Rica, deuxième producteur mondial derrière l'Equateur et premier fournisseur de la CEE (549.000 tonnes en 1991) devant le Panama, la Colombie et l'Equateur écoule la moitié de sa production sur les marchés états-uniens et veut pénétrer les marchés européens, en particulier la France et l'Espagne.
"L'Europe ne semble pas vouloir ouvrir davantage ses portes à la banane latino-américaine alors qu'elle s'apprête à le faire pour tous les autres produits agricoles", s'indigne un planteur de bananes sur le versant atlantique du Costa-Rica.
L'Amérique Latine, qui fournit déjà 55% des bananes consommées en Europe, fonde de gros espoirs sur le marché unique.
Le Costa Rica a entamé, dans cette optique, et depuis quelques années, un large programme de développement qui lui permettrait de faire passer sa surface cultivée à 45.000 hectares, voire plus, d'ici à 1995, contre 32.000 hectares actuellement, et sa production annuelle à 1,8 million de tonnes au lieu de 1,5.
Tablant, elles aussi, sur l'ouverture des marchés de la CEE, les sociétés européennes commencent à se désengager des Caraïbes pour investir en Amérique Centrale, où les coûts de production sont nettement inférieurs (0,30 Dollars le kilo contre 0,70).
Les investisseurs étrangers sont, en effet, particulièrement attirés par le Costa Rica, où les multinationales assurent encore 60% de la production, en raison de ses performances. Grâce à un niveau technologique plus élevé, à des infrastructures plus développées et à une main d'oeuvre plus qualifiée, les rendements atteignent, dans ce pays, 2.700 caisses de 18 kilogrammes par le hectare et par an; soit deux fois plus qu'en Equateur et trois fois plus qu'aux Antilles.
En Equateur aussi, la banane est devenue objet de discorde dans les relations avec la CEE, notamment la France.
Ayant engagé une politique d'ouverture économique, l'Equateur, dont la deuxième source de devises, après le pétrole, demeure la banane, ne parvient pas à comprendre le fait que l'Europe continue à contingenter et à taxer les importations de bananes, surtout la France qui lui a octroyé des crédits de 125 millions de Dollars pour financer des projets d'approvisionnement en eau potable et de réseau de chemin de fer.o

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