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Asie/raz-de-marée: Plus de 1,6 milliard de dollars d’aide

Par L'Economiste | Edition N°:1929 Le 31/12/2004 | Partager

. C’est ce que demande l’ONU aux donateurs. Bilan provisoire: Plus de 80.000 personnes tuées et 30.000 disparues . Les survivants n’échapperont pas aux maladies postcatastrophe Chaque jour qui passe après les raz-de-marée meurtriers en Asie du Sud et du Sud-Est, permet à la terre de recracher ses morts. A l’heure où nous mettions sous presse le 29 décembre, le bilan dépassait les 80.000 morts, mais les gouvernements touchés ont précisé qu’ils n’avaient pas une vue complète de la situation. Et le sort des survivants, surtout dans les zones reculées du nord de l’Indonésie, suscitaient de vives inquiétudes. Et les experts sont beaucoup plus pessimistes. Selon eux, le bilan risque d’être supérieur à 100.000 morts. Un nombre qui ne sera jamais exact parce qu’il n’existe pas de registre de la population dans la plupart des pays touchés, est-il indiqué.Et le plus grave, c’est qu’il pourrait y avoir au moins autant de morts de maladies transmissibles que du tsunami», selon le représentant du directeur général de l’OMS pour les crises, David Nabarro. Des millions de personnes risquent de contracter des maladies si rien n’est fait dans les plus brefs délais pour leur fournir de l’eau potable, a renchéri l’Unicef. «Nous nous attendons fermement à ce que se déclarent des cas de diarrhées, de maladies respiratoires et cutanées», a déclaré Hadi Kuswoyo, porte-parole de la Croix-Rouge indonésienne, qui avait déjà mentionné le risque d’éruption de la dengue.Côté pertes, c’est l’Indonésie qui semble avoir payé le plus lourd tribut, avec 32.828 morts confirmées au nord de Sumatra. Mais ce bilan exclut la zone de Meulaboh, où des responsables locaux ont rapporté 10.000 morts.Le Sri Lanka a perdu au moins 17.800 personnes; l’Inde plus de 9.200 (4.500 dans l’Etat du Tamil Nadu, 4.000 dans l’archipel d’Andaman et Nicobar); la Thaïlande plus de 1.600; la Birmanie, 90, selon les organisations humanitaires internationales; la Malaisie, 65, les Maldives 55 et le Bangladesh 2. Les vagues, provoquées par un séisme de magnitude 9 sur l’échelle ouverte de Richter au large de l’Indonésie, ont été ressenties jusqu’aux côtes africaines, où 40 pêcheurs sont morts en Somalie, 10 personnes en Tanzanie et une au Kenya. Le nombre de sans-abri dépasse le million de personnes au Sri Lanka, 29.000 en Thaïlande et 160.000 en Inde, selon la Croix-Rouge et les autorités. Le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, a lancé le 28 au soir un appel en faveur de ces rescapés, qui «ont un grand besoin d’aides et attendent de la communauté internationale une réponse, et une réponse généreuse». Curieusement, l’Inde, alors que la situation est catastrophique, refuse fermement toute aide étrangère. Par ailleurs, les craintes étaient particulièrement fortes pour les survivants du nord de Sumatra, dans la région d’Aceh, où les secouristes rencontraient des difficultés extrêmes pour acheminer l’aide.Dans plusieurs districts de cette province, des responsables ont évoqué des risques de famine et des scènes de pillage ont été rapportées. Une note d’espoir cependant, quelque 3.000 villageois qu’on croyait morts, ont été retrouvés vivants dans une région éloignée de l’est de l’île.Face à cette catastrophe d’une ampleur inégalée, les Nations unies vont demander aux pays donateurs la somme record de 1,6 milliard de dollars, la même qui avait été réclamée pour la reconstruction de l’Irak après l’offensive américaine. Les Etats-Unis ont annoncé l’octroi d’une aide supplémentaire d’urgence de 20 millions de dollars qui s’ajoute aux 15 millions déjà promis. Londres a débloqué 21,3 millions d’euros. Le Japon a offert 30 millions de dollars. L’Arabie saoudite et le Qatar ont annoncé chacun l’octroi d’une aide de 10 millions de dollars. La Fédération internationale de la Croix-Rouge a, de son côté, demandé une aide de 44 millions de dollars (32 millions d’euros) en faveur des victimes.Selon l’Insurance Information Institute, dont le siège est à New York, les pertes économiques dans les huit pays dévastés devraient représenter «plusieurs milliards de dollars».


Images satellite gratuites pour aider les secours

Taïwan offre des images satellite gratuites des zones affectées par les tsunamis pour aider les pays et les organisations d’aide. Elles seront fournies gratuitement aux pays victimes de la catastrophe de dimanche et sont sur le site Web du programme. Des photos ont déjà été envoyées à des pays qui ont des relations diplomatiques avec Taïwan, mais l’île n’est reconnue que par 26 nations. Le satellite FORMOSAT-2 continuera à prendre des images pendant une semaine des zones touchées, notamment de la côte ouest de la Thaïlande, de Sumatra, de la côte est de l’Inde, du Sri Lanka et des îles indiennes des Andaman et Nicobar.


Les maladies feront plus de morts…

Des millions de gens risquent de contracter des maladies si rien n’est fait dans les plus brefs délais pour fournir de l’eau potable aux victimes, selon l’Unicef. «Sans une opération immédiate et à grande échelle pour fournir de l’eau potable aux populations touchées, des millions de gens risquent fort de contracter des maladies véhiculées par l’eau», a indiqué l’Unicef dans un communiqué. L’organisation ajoute que les réseaux d’adduction d’eau étant contaminés, «laissent les gens sans autre choix que d’utiliser l’eau sale en surface». «Dans ces conditions, les gens auront du mal à se protéger du choléra, de la diarrhée, et des autres maladies mortelles», avertit l’Unicef.L’OMS redoute pour sa part que des épidémies consécutives aux raz-de-marée ne fassent encore plus de morts que les vagues géantes.


Risque de tsunami aussi en Méditerranée

Le risque de tsunami existe en Méditerranée, où le phénomène a déjà été observé par le passé, selon les spécialistes qui, sans être alarmistes, regrettent l’absence d’un système d’alerte. En Méditerranée, «le moteur sismique est la zone de subduction (glissement) entre la plaque africaine et la plaque eurasienne, qui se situe sous l’Atlas nord-africain, du Maroc jusqu’en Tunisie et se prolonge en mer jusqu’au nord de la Sicile», précise Michel Villeneuve, géologue français à l’Université de Provence.En 2.000 ans, près d’une vingtaine de tsunamis ont été recensés en Méditerranée, dont certains meurtriers comme en 551 le long de la côte libano-syrienne, en Egypte aux IVe et XIVe siècles ou à Messine (Italie) en 1908, «ce qui ne fait quand même pas beaucoup», estime Paul Tapponnier, géologue à l’Institut Physique du Globe de Paris (IPG). La mer de Marmara, en Turquie, pourrait «probablement» être le prochain théâtre d’un tsunami, «plus petit qu’en Asie, mais la grande densité de population pourrait le rendre meurtrier», selon les experts.Synthèse L’Economiste

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