×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

AMO: Ultimes réunions avant son entrée en vigueur

Par L'Economiste | Edition N°:1728 Le 18/03/2004 | Partager

. Une nouvelle réunion est prévue à la Primature en début de semaine prochaine. Un dossier handicapé par la lenteur de la décisionEN début de semaine prochaine, une réunion doit réunir, à la Primature, les représentants du secteur pharmaceutique (industriels et officinaux), ceux du ministère de la Santé publique, de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS), de la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) et du ministère de l'Emploi. L'ordre du jour prévu concerne l'Assurance-Maladie Obligatoire (AMO), dont l'entrée en vigueur devrait avoir lieu le 1er janvier 2005. Du moins si tout se passe dans les conditions prévues. Les réunions se succèdent en effet sans toutefois trouver les solutions définitives à l'un des problèmes déterminants: la liste des médicaments remboursables. De longues années durant, le projet avait d'abord eu comme obstacle principal la détermination de l'organisme chargé de gérer le système de l'AMO. Qui allait prendre en charge le nouveau système? La CNSS ou les assurances privées? Les mutuelles destinées aux fonctionnaires de l'Etat ne rentraient pas en ligne de compte puisque le système mutualiste mis en place est déjà obligatoire. C'est le secteur privé qui se trouve concerné par l'AMO car les entreprises n'étaient pas, jusqu'à promulgation de la loi, obligées d'adhérer à un régime de remboursement de frais médicaux pour ses salariés. Avec l'application de l'AMO, les sociétés du secteur privé seront tenues d'adhérer à l'organisme gestionnaire. C'est, en définitive, après d'âpres négociations, la CNSS qui a été choisie comme organisme gestionnaire. Les discussions actuellement encore en cours portent essentiellement sur la liste des médicaments remboursables. Il s'agit de déterminer les médicaments qui bénéficieront d'un remboursement ainsi que le taux sur la base duquel le citoyen sera remboursé en matière de dépenses engagées. Si les listes définitives n'ont pas encore été arrêtées, c'est probablement en raison des enjeux mis en cause. Hormis les médicaments de première nécessité indispensables pour soigner une maladie, un taux de remboursement peut déterminer, pour d'autres catégories, son niveau de consommation. A titre d'exemple, deux produits aux principes actifs identiques, fabriqués par des laboratoires distincts, pourront avoir un niveau de consommation différent si le taux l'est. Ce ne sont pas moins de 5.200 articles thérapeutiques qui sont concernés. Industriels et officinaux se seraient mis d'accord sur une liste de 1.000 médicaments qui ne seraient soumis à aucun remboursement. Il s'agit de médicaments dits de confort. Ceux destinés aux maladies lourdes et chroniques (cancer, diabète,..) bénéficieront d'un taux de remboursement de 100%. D'autres, enfin, seraient remboursés à hauteur de 35%. La détermination de ces listes doit s'effectuer dans les prochaines semaines. La date du 1er janvier 2005 est fixée comme date butoir pour la mise en application du nouveau régime. Ce sera certainement ce que rappellera Driss Jettou, qui doit assister à la réunion la semaine prochaine. Car il s'agit sans aucun doute d'un des plus importants projets nationaux en matière sociale et de santé.Amale DAOUD

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc