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Agriculture: L'accord de Genève conforte la PAC

Par L'Economiste | Edition N°:1825 Le 04/08/2004 | Partager

. Les réformes européennes ne seront plus remises en cause LE compromis sur l'agriculture «arraché» à Genève la semaine dernière conforte largement la politique agricole commune (PAC) de l'UE, désormais légitimée par un accord international «estampillé» OMC. C'est ce qu'ont estimé hier mardi les négociateurs européens. «Celui qui regarde cet accord avec un œil un peu lucide voit que nous confortons la PAC avec un accord international, que nous la consolidons», a indiqué le commissaire européen au Commerce, Pascal Lamy. Certes, l'accord conclu à Genève n'est qu'un cadre de négociation qui doit encore être chiffré et daté d'ici la fin du cycle de Doha, mais ce cadre, analyse une note de la Commission européenne, verrouille les réformes récentes de la PAC qui ne seront plus remises en cause. En effet, pour tenir ses engagements vis-à-vis de l'OMC, l'UE n'aura pas à aller plus loin que la réforme générale de 2003, les modifications décidées récemment pour les produits méditerranéens (tabac, huile d'olive, coton) ou le changement du régime sucrier prévu en 2005. Le prix à payer, ce sera l'élimination complète, à une date à déterminer, des subventions à l'exportation (les «restitutions») qui permettent encore à des producteurs européens non compétitifs de vendre à l'extérieur, avec des conséquences particulièrement néfastes pour les agricultures des pays en développement. Du fait des réformes successives de la PAC, ces restitutions ont été considérablement réduites et ne concerneront plus, pour de faibles montants, que les secteurs du lait et de la viande, qui disposeront d'au moins dix ans pour se préparer à leur disparition. En outre, en ce qui concerne l'accès au marché, c'est-à-dire l'obligation faite à l'UE d'ouvrir plus largement ses portes aux produits agricoles du reste du monde, l'accord, souligne la Commission, tient compte de la préoccupation de l'UE à l'égard des produits sensibles, pour lesquels le désarmement tarifaire sera atténué par rapport à la formule générale. Elle pourra en établir librement la liste. Enfin, le durcissement des conditions de mise en œuvre des soutiens internes, pour les réduire et les rendre moins nuisibles aux échanges internationaux, n'affectera pas la PAC réformée. Synthèse L'Economiste

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