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Affaire Tahiti Club: Sedki passe à la barre

Par L'Economiste | Edition N°:2731 Le 10/03/2008 | Partager

. Plusieurs questions restent sans réponseIl fait chaud en plein hiver au tribunal de première instance de Casablanca. La faute à l’affaire Tahiti Club, le célèbre complexe balnéaire qui chauffe la salle 7 du tribunal. A chaque audience, les débats houleux entre avocats et les révélations des accusés repoussent un peu plus les limites de tolérance de la cour présidée par Noureddine Kacine. Mais le président du pôle délictuel du TPI fait montre de beaucoup de sang froid et réussit, à chaque séance, de calmer les esprits. Après Saâd Benkirane (fils d’Ahmed Benkirane, l’ex-vice président de la CGEM), c’était au tour de Hicham Sedki de passer à la barre lors de l’audience du 7 mars. Benkirane et Sedki se disputent la propriété de la société La Compagnie des Plages qui gérait Tahiti Club. Pour commencer, Sedki a, ni plus ni moins, traité Benkirane de «menteur». Pour justifier ses allégations, il a fourni à la cour un document attestant que son ex-associé et désormais adversaire a vendu le véhicule (de la marque Hummer) qu’il avait acheté au nom de La Compagnie des Plages à sa femme Leila Serghini. «Benkirane avait affirmé devant cette même cour, lors de l’audience précédente, qu’il ne disposait pas du Hummer et que ce véhicule était saisi par le juge d’instruction. Alors qu’il venait de le revendre à sa femme et à moitié prix. Il vous a menti votre honneur et voilà la preuve», criait l’accusé. Cette révélation a mis la défense de Benkirane dans tous ses états. Le ténor des barreaux Hamid Andaloussi, qui assure avec le bâtonnier Abdellah Darmich, la défense de Benkirane, a énergiquement réfuté cette déclaration en réclamant au président de la cour de «faire cesser les diffamations concernant son client». Andaloussi a ensuite expliqué que «le véhicule en question n’apparaît dans aucune plainte et qu’il est nécessaire de focaliser les débats sur les chefs d’inculpation tels que rédigés par le juge d’instruction». Durant quatre heure, Sedki a répondu donc aux différentes questions de la cour et de la défense. Les interrogations tournaient essentiellement autour de la relation entre l’accusé et son ex-associé, les actes de cession de La Compagnie des Plages, le prix de la cession ou encore le statut de chacun des deux associés durant les deux ans de collaboration. Outre Sedki et Benkirane, quatre autres personnes sont poursuivies dans ce tumultueux dossier. Il s’agit de Redouane Boujemaâ, comptable de La Compagnie des Plages, Mohamed Benouna, comptable agréé, et Nadia Ziad, responsable administrative. La quatrième personne n’est autre que Leila Serghini, épouse de Saâd Benkirane dont le nom n’est pas cité dans le rapport d’instruction, mais qui fait l’objet d’une citation directe pour «mauvaise foi dans la gestion de biens sociaux».


Spectacle de marionnettes

Le procès de Tahiti Club ressemble, par moments, à un spectacle de marionnettes. Mais le maître n’apparaît pas. Il se contente de tirer les ficelles dans le sens qui lui convient. Ainsi, plusieurs questions posées par les avocats des deux parties (Benkirane et Sedki) restent sans réponse ou sont tout simplement refusées par la cour. Lors de l’audience du 7 mars par exemple, Hamid Andaloussi, avocat de Benkirane, a posé une question à Sedki pour savoir «quel est le rapport entre la société Blue Invest et Sedki? Surtout que ce dernier s’était retiré de Blue Invest». Naoufal BELGHAZI

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