×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Culture

Affaire des 14 rockers: Sit-in aujourd'hui devant le Parlement

Par L'Economiste | Edition N°:1478 Le 18/03/2003 | Partager

. La défense attend la décision du Parquet sur le recours ou pas en appel La solidarité avec les 14 musiciens victimes d'injustice se renforce de jour en jour. Après un premier sit-in devant la wilaya de Casablanca le 12 mars, c'est aujourd'hui devant le Parlement que devrait se tenir à 18h30 un rassemblement de solidarité. Il intervient suite à l'appel du Comité de soutien qui fait état de «machination voulant restreindre la liberté de création artistique au Maroc». Le même mot d'ordre que celui du premier sit-in a été retenu, à savoir la libération pure et simple des 14 musiciens et la réhabilitation de la liberté artistique et culturelle au pays. Rappelons que 11 jeunes sont en liberté provisoire et 3 en détention dans la maison de redressement mitoyenne à la prison civile de Oukacha. Selon Me Sami Abdelghani, c'est hier que le délai du recours en appel, 10 jours, a expiré. «Le dossier devra être remis au Parquet général durant 2 à 3 jours pour étude. Il décidera après s'il y aura recours ou pas», précise Sami. Dans le meilleur des cas, le recours en appel ne devra être possible qu'à partir de la semaine prochaine. D'ici là, les 14 musiciens ainsi que leurs familles traumatisées restent dans l'expectative. La défense reste pourtant sûre de ses arguments. Conformément à l'article 291 de la procédure pénale, le tribunal donne son verdict sur la base des PV. L'avocat d'un jeune en tient compte pour remettre en question les condamnations puisque, souligne-t-il, «les PV sont vides et n'accusent aucun des 14 jeunes». Quant aux amis des 14 musiciens, ils sont de plus en plus méfiants. «Nous assistons à un retour aux années de plomb. L'obsession sécuritaire a fini par nous condamner à la platitude et à la perte d'identité», lance un jeune rocker. Le père d'un des jeunes n'en démord pas pour autant. Pour lui, son fils «exprimera toujours ses choix vestimentaires et musicaux». Et d'ajouter que la foudre déclenchée par l'affaire n'a pas réussi à les déstabiliser encore moins à disloquer les relations entre les musiciens et leurs familles. Mieux, les familles des trois jeunes restés en détention se rencontrent régulièrement. Elles seront toutes présentes aujourd'hui au sit-in devant le Parlement.


Mauvaise posture

Depuis le début de l'affaire, la défense n'a cessé d'attirer l'attention du tribunal sur le fait que les «pièces à conviction» présentées par la PJ ne constituent en aucun cas des preuves pour inculper les jeunes. Tee-shirts, CD, guitares, cendriers en forme de crâne sont des objets que l'on peut trouver chez n'importe quel citoyen. Ils ne représentent de ce fait pas des objets prohibés. «Il est vraiment honteux que le tribunal n'ait jusqu'à aujourd'hui pas vérifié le contenu des CD perquisitionnés», déplore un avocat. Mostafa BENTAK

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc