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Acier: Arcelor risque une nouvelle frustration

Par L'Economiste | Edition N°:2161 Le 30/11/2005 | Partager

. Le groupe lutte pour s’offrir le numéro un canadien DÉJÀ éconduit deux fois dans des projets d’acquisition en Turquie et en Ukraine, le géant européen de l’acier Arcelor risque de connaître le même sort au Canada, où le numéro un national Dofasco est l’objet d’une contre-offre amicale de 3,5 milliards d’euros de l’allemand ThyssenKrupp. Le leader allemand de la sidérurgie, qui pointe au 10e rang mondial, a joué lundi 28 novembre le rôle de «chevalier blanc», suite au lancement mercredi 23 novembre d’une offre hostile d’Arcelor sur Dofasco. Sous pression, le groupe européen n’a pas complètement fermé la porte à une surenchère sur son concurrent allemand, en indiquant «évaluer» actuellement la contre-proposition de ThyssenKrupp. Mais globalement, tout cela «est négatif pour Arcelor», qui risque de voir s’échapper une opportunité de croissance externe à un prix modéré, a commenté un analyste français du secteur de l’acier, sous couvert d’anonymat. Si ThyssenKrupp devait réussir à s’emparer de Dofasco, Arcelor essuierait son troisième échec en quelques semaines. Reste qu’Arcelor (fort d’un trésor de guerre évalué entre 3 et 5 milliards d’euros) veut réaliser des acquisitions partout dans le monde. Malgré ses revers en Turquie et en Ukraine, le géant de l’acier, en pleine forme, dit caresser des espoirs dans ces pays mais aussi en Chine, en Inde, en Amérique du Nord. Pour justifier son offre sur Dofasco, Arcelor a invoqué le processus de consolidation mondiale dans l’acier et surtout sa volonté de se rapprocher de ses clients de l’automobile en Amérique du Nord, premier marché de la planète. Le groupe européen possède 1% de part de marché des fournisseurs pour l’automobile en Amérique du Nord et Dofasco 10%. Cette opération devrait faire croître la part d’Arcelor dans le marché mondial de trois points, soit 17 à 18%. Cette éventuelle bataille sur Dofasco a lieu dans un contexte de course aux acquisitions lancée par les géants mondiaux de l’acier, Mittal Steel et Arcelor en tête, avant l’émergence d’un concurrent chinois, relèvent des analystes. Cette stratégie est d’autant plus nécessaire que les numéros 1 et 2 mondiaux, avec une production cumulée de plus de 100 millions de tonnes d’acier par an, ne détiennent que 12% du marché mondial.Synthèse L’Economiste

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