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    Spécial Immobilier

    Début d’accalmie des prix dans le Grand Casablanca!

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4813 Le 14/07/2016 | Partager
    Des baisses de 10 à 15%, selon les zones et le standing
    Les apports de la nouvelle version du référentiel
    Les tarifs quartier par quartier
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    La recherche du prix d’un bien sur le référentiel des prix de l’immobilier de la DGI s’effectue à partir d’une adresse ou d’une délimitation des zones. Lorsqu’un bien s’étend sur plusieurs zones, le prix à prendre en considération est celui de la zone la plus cotée

    C’est le bon moment d’acheter ou faire des affaires dans l’immobilier. La baisse des prix aura au moins le mérite de relancer les transactions sur le marché, s’accordent à dire les professionnels. A Casablanca, les prix des appartements ont accusé, au 1er trimestre 2016, une baisse de 1,7% pour les appartements et de 3,2% pour les biens à usage professionnel. Quant au nombre des transactions, il a régressé de 7,3%, reflétant principalement le recul de 13% des ventes d’appartements. Ces chiffres du dernier indice des prix des actifs immobiliers de Bank Al-Maghrib (IPAI) confirment une tendance déjà remontée par les agents immobiliers.
    Mais cette baisse de l’ordre de 10 à 15% est une aubaine. «C’est ce qui permet aussi de conclure des transactions», estime Elodie Cantarel, agent immobilier. Selon cette spécialiste, ceux qui arrivent à écouler leurs biens sont aussi ceux qui s’alignent sur les tarifs du référentiel des prix de l’immobilier de la DGI. C’est indéniable. Un an et demi après son lancement, ce référentiel des prix de l’immobilier de la DGI est devenu incontournable, que ce soit pour les professionnels ou les particuliers. «Le référentiel met les propriétaires en adéquation avec le marché. Ce qui permet d’éviter des prix trop élevés avec le risque que les biens restent plus longtemps sur le marché», poursuit Cantarel. 
    Actualisé en février dernier, le référentiel est aujourd’hui plus affiné, même s’il reste perfectible. La nouvelle version introduit aussi d’autres paramètres comme le rajout du rez-de-chaussée comme critère de pondération. L’appartement économique a été également intégré dans la nouvelle version. «Mais, il serait souhaitable de prendre aussi en compte les étages élevés, la finition…», poursuit Yassine Maâninou, DG de Web n Ko et expert en immobilier. 
    Grosso modo, cette version revue et corrigée n’introduit qu’une centaine de modifications sur plus de 3.000 lignes, principalement sur les zones les moins centrales de la métropole. «On reste malheureusement sur sa faim quant au découpage des zones dans les quartiers centraux les plus convoités de Casablanca tels que Racine, Gauthier, Palmier, Bourgogne…», tient à préciser Maâninou. A l’exception des zones de Aïn Chock et Dar Bouazza, un peu plus affinées dans la nouvelle version, le découpage reste pratiquement le même que l’année dernière, fait-il remarquer.
    De surcroît, le volumineux référentiel de la DGI ne brille pas par sa clarté. «Y chercher sa rue ou son boulevard équivaut à chercher une aiguille dans une botte de foin», selon un propriétaire. Actuellement, la recherche s’effectue à partir d’une adresse ou d’une délimitation des zones. Et lorsqu’un bien s’étend sur plusieurs zones, le prix à prendre en considération est celui de la zone la plus cotée.
    «L’ouverture de nouvelles zones immeubles s’est traduite par une offre plus abondante, impactant automatiquement les prix de vente», explique  Kamal Jouamaa, DG d’IGL Immo, une agence conseil en immobilier. C’est le cas dans des quartiers villas transformés récemment en zones R+5 ou plus, comme Anoual, l’Oasis … S’y ajoutent de nouveaux projets en dehors de la ville, notamment à Dar Bouazza, Bouskoura, CFC, Marina…
     «Dans un quartier huppé comme l’Oasis, les tarifs varient entre 10.000 et 12.000 DH/m2 pour les terrains et 20 à 25.000 DH/m2 dans les zones immeubles», signale Elodie Cantarel. Aux quartiers CIL et Longchamp, les terrains qui valaient auparavant 20.000 DH/m2 sont aujourd’hui écoulés entre 16.000 à 18.000 DH/m2. La baisse est également perceptible sur le triangle d’or où le mètre carré vaut pratiquement son pesant en or. Ainsi, au lieu de 20.000 DH, le mètre carré s’écoule aujourd’hui à 18.000 DH à Racine (pour l’ancien). Le neuf reste quand même toujours aussi bien coté: à 25.000 DH/m2, voire plus, selon l’agent immobilier. Ce qui n’est pas loin des tarifs fixés par le référentiel, à savoir 17.000 DH/m2 (ancien) à 22.000 DH/m2 (neuf). Le quartier Gauthier est tout aussi coté que Racine, mais avec une légère baisse des tarifs. 

    Mohammedia: Le mètre carré à la loupe

    Sur Mohammedia, le référentiel (édition juillet 2015) place les tarifs au mètre carré entre 11.000 et 13.000 DH, notamment sur la zone délimitée par l’oued Nfifikh, l’océan Atlantique et la résidence Ibn Khaldoune. Il en est de même autour des boulevards Hassan II et Mohammed V (au centre-ville) où les prix restent pratiquement dans la même fourchette. Et comme on peut s’y attendre, l’arrêt des activités de la raffinerie Samir a certainement un impact sur le marché. La logique veut que l’arrêt du site de production ait des conséquences directes, ce qui pourrait se traduire par un ralentissement des transactions immobilières. Paradoxalement, le stand by des activités de la Samir impliquerait également un engouement pour la ville des fleurs. Beaucoup d’acquéreurs potentiels pensent que la qualité de vie sera meilleure avec moins d’engorgement et une qualité de l’air avec moins de rejets industriels. Le développement-aménagement d’une ville nouvelle à proximité (Zenata) plaiderait également pour l’émergence d’une nouvelle demande matérialisée par la tendance éco-cité, balnéaire, qualité de vie…

     

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