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Police et minorités ethniques: L’impossible réconciliation

Par Ariane BADET - Sabrina BELHOUARI - | Edition N°:4811 Le 12/07/2016
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Les afro-américains, premières victimes des violences policières
Des répercussions probables sur les élections présidentielles

«No justice, no peace» (sans justice, pas de paix) scandaient les manifestants dimanche 10 juillet à Bâton-Rouge (Louisiane), ville dans laquelle l’afro-américain Alton Sterling a été abattu par la police le 5 juillet. Suite à la mort de deux afro-américains tués par des policiers, des mobilisations ont eu lieu dans tout le pays. En réponse à ces meurtres 5 policiers ont trouvé la mort dans une fusillade à Dallas. 
Le président Obama a décidé d’écourter sa visite en Espagne et a appelé au calme et à l’unité. De leur côté les deux principaux candidats aux élections présidentielles  sont restés fidèles à eux-mêmes, Donald Trump se focalisant sur le meurtre des policiers et la nécessité de restaurer l’ordre et Hillary Clinton sur le problème des armes et du racisme. Ces événements s’inscrivent dans un climat de violence généralisée, des forces de police surarmées sont trop souvent utilisées pour des affaires banales participant ainsi à l’escalade des tensions entre police et population.   
En 2016, 510 personnes ont été tuées dans des violences policières dont 123 afro-américains, soit 27% des victimes totales et 39% des victimes non armées alors qu’ils représentent 12% de la population.
Experts et activistes s’accordent sur le fait que ces événements ne sont ni nouveaux, ni surprenants, compte tenu de l’histoire sociale américaine. Les violences policières à l’encontre des afro-américains sont récurrentes depuis la fin de la guerre de sécession même si aujourd’hui les réseaux sociaux leur confèrent une diffusion planétaire. L’élection d’Obama n’a malgré les attentes pas permis de remédier à cette situation.  Les violences actuelles rappellent l’époque du Civil right mouvement (Mouvement pour les droits civiques des noirs américains 1954-1968). Elles interviennent  après une période de progrès des droits des noirs ou de déclin des WASPs (nom donné à la communauté chrétienne blanche américaine). La popularité de Trump rentrerait dans ce même schéma.
La société américaine est toujours marquée par un racisme latent et de grandes inégalités. 27,2% des Afro-Américains vivent sous le seuil de pauvreté contre 15%  de la population totale, ils représentent 40% de la population carcérale et le problème de la ghettoisation persiste. Ce climat social favorise les arrestations au faciès et la défiance des forces de police à 95% blanches à l’encontre des afro-américains. 
Cette fracture a longtemps été nourrie par la complaisance de la justice à l’égard des policiers impliqués. L’année 2015 marque un tournant puisque plusieurs policiers dont  Jason Van Dyke, impliqué dans 20 cas de violences à l’encontre de noirs, ont été condamnés. 
S. B. et Ariane BADET

 

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