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Finances-Banques

Marché des capitaux
Les opportunités se raréfient

Par Franck FAGNON | Edition N°:4811 Le 12/07/2016 | Partager
Aucune émission obligataire d’une entreprise non financière à fin juin
En surliquidité, les banques réduisent significativement leurs opérations
Le marché a toujours du mal à attirer de nouveaux émetteurs
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*Certificats de dépôt, billets de trésorerie et Bons de société de financement
Hors emprunts obligataires, les émissions de titres de créances négociables ont plongé de 58%. Hormis les facteurs conjoncturels, le nombre restreint d’intervenants constitue un frein à l’essor du marché des capitaux

Les souscriptions à l’introduction en Bourse de Marsa Maroc (20 au 27 juin) ont mouvementé la fin du premier semestre. Mais au-delà de cette opération, les investisseurs tirent un bilan plutôt mitigé des six premiers mois de l’année. Ils ont peu d’opportunités pour placer leur argent d’autant plus que la liquidité du marché est abondante aujourd’hui. 
Seulement deux emprunts obligataires de BMCE Bank et Attijariwafa bank, d’une taille de 3 milliards de DH, ont été approuvés par l’autorité marocaine du marché des capitaux sur les six premiers mois de l’année. La faible propension des entreprises à investir et le processus de désendettement enclenché par quelques grands groupes pèsent sur les opérations sur ce compartiment. Aucune entreprise non financière (hors entreprises et établissements publics) n’a levé des fonds sur le marché obligataire sur la première moitié de l’année. Le constat est quasiment identique sur le marché des billets de trésorerie sur lequel les émissions se sont limitées à 759 millions de DH contre 8,2 milliards de DH une année auparavant. 
Par ailleurs, les opérations des établissements de crédits se sont effondrées dans un contexte de surliquidité. Les émissions de certificats de dépôt ont diminué de 41% à 8,2 milliards de DH. La surliquidité du système bancaire devrait se maintenir au moins jusqu’en 2017, ce qui laisse entrevoir une intervention limitée des banques sur le marché des certificats de dépôts à l’avenir. 
Les sociétés de financement, elles, devraient continuer à arbitrer entre le financement par les marchés et les emprunts auprès des banques, pour profiter des taux attractifs sur les émissions de bons de sociétés de financement. Pour les titres de maturité 3 à 5 ans, le taux d’intérêt maximum est resté stable sur un an mais, léger recul par rapport à son niveau au premier semestre 2014.  
Hors emprunts obligataires, les émissions de titres de créances négociables ont plongé de 58% à 10,5 milliards de DH à fin juin. En dehors des facteurs conjoncturels qui expliquent en partie la chute des levées de fonds, le manque de diversité des intervenants sur le marché reste un frein à l’essor du marché.

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