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RSE: Business et impact social, le nouveau mindset

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4811 Le 12/07/2016 | Partager
C’est la tendance chez la nouvelle génération d’entrepreneurs américains
Mais qui émerge à peine au Maroc
En 5 ans, moins de 30 entreprises ont acheté la norme ISO 26000 sur la RSE!
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Selon un sondage opéré auprès de 60 entreprises labellisées RSE par la CGEM (jusqu’en 2014), les deux tiers ignorent, ou n’ont qu’une vague connaissance, du standard SA8000 sur les conditions de travail, ainsi que de la norme ISO14001 sur le management de l’environnement

Les entreprises les plus performantes ne sont plus celles qui réalisent les meilleurs résultats financiers, mais celles qui ont le plus d’impact sur leur environnement. C’est désormais dans cet état d’esprit que les entrepreneurs se lancent dans le business à la Silicon Valley. Ces dernières années, une nouvelle génération d’hommes d’affaires «responsables» est née aux Etats-Unis. Facebook, par exemple, qui abrite près de 50 millions de pages de petits business, selon son fondateur Mark Zuckerberg, offre des outils gratuits aux petites entreprises qui démarrent (programme FbStart). 
Le réseau social organise aussi des workshops à travers le monde afin de les aider à utiliser ses outils. Google, lui, s’est engagé à former 5,5 millions de personnes aux digital skills, avec un budget de 120 millions de dollars, dont un million en Afrique, dès l’année prochaine. Au Maroc, hormis les grands groupes, la majorité des entreprises n’ont pas vraiment conscience de leur responsabilité sociale. «Beaucoup pensent que la RSE est une question quasi exclusive des grandes entreprises et multinationales», a relevé Mohamed Aziz Derj, président de l’association pour le développement de la responsabilité sociétale des organisations, RSO Maroc, lors d’une rencontre récemment organisée à Casablanca autour de la RSE. Beaucoup confondent même RSE et philanthropie. Or la responsabilité sociétale des entreprises englobe à la fois la responsabilité économique, sociale et environnementale.  
A peine une cinquantaine de sociétés sont, par exemple, aujourd’hui certifiées à la norme ISO 14001 relative au management environnemental au sein des organisations, chez l’Institut marocain de normalisation, Imanor. Par ailleurs, moins d’une trentaine ont acheté la norme ISO 26000, liée à la responsabilité sociétale des organisations, sortie en 2010. Or elle coûte moins de 300 DH. Les formations montées par Imanor sur cette norme, animées par des experts marocains, n’intéressent pas grand monde non plus. 
Pourtant, l’engagement sociétal peut permettre aux entreprises d’améliorer leurs performances. «Pour intégrer la RSE, la prise de conscience seule ne suffit pas. Trois ingrédients sont nécessaires: la responsabilité, l’engagement et la confiance. Si, par exemple, la confiance est installée avec les partenaires, l’entreprise concentrera son énergie sur l’excellence au lieu de perdre son temps à résoudre des conflits», estime Mohamed Fikrat, PDG de Cosumar. Ces dernières années, le sucrier, qui traite avec près de 80.000 agriculteurs le fournissant en betterave et canne à sucre, a placé la RSE au cœur de sa stratégie. Le groupe a adopté trois piliers: respect des hommes, préservation de la nature et partage des richesses (people, planet et profit). «Si l’entreprise n’est pas responsable vis-à-vis de ses partenaires, par exemple, elle risque de se retrouver dans des rapports de force qui ne sont pas forcément à son avantage», souligne Fikrat.Les différentes certifications disponibles peuvent permettre aux entreprises d’être plus responsables. Cela dit, elles demeurent méconnues (voir illustration).

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Une démarche volontaire, mais aussi imposée

Les entreprises s’engagent-elles dans la RSE par conviction, par effet de mode, par obligation ou bien parce que c’est bon pour leur réputation? La question a toujours fait débat. 
Selon une analyse menée à l’Université de Toulon et du Var auprès de 60 entreprises titulaires du label RSE de la CGEM, 29% déclarent qu’il s’agit d’une démarche volontaire. 28% avancent que c’est avant tout un processus d’amélioration de la performance. D’autres pensent que c’est une obligation. 17% estiment, en effet, que la démarche est imposée par le marché ou par le droit, tandis que 16% la considèrent comme un processus de collaboration avec les parties prenantes.

 

 

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