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    Finances-Banques

    Conjoncture: Pourquoi les PME cotées s’en sortent mieux

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4810 Le 11/07/2016 | Partager
    Elle sont plus rentables comparées à des concurrents hors de la Bourse
    Mais, face aux délais de paiement, les deux sont égaux
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    Comparées à leurs pairs non cotés, les sociétés inscrites à la Bourse de Casablanca se portent mieux. Elles affichaient une rentabilité économique moyenne de  9% sur la période 2012 à 2014 et créent plus de valeurs pour les actionnaires. L’accès à une multitude de sources de financement que permet la présence en Bourse face à un financement exclusivement en fonds propres pour les PME non cotées de l’échantillon fait en partie la différence (Ph. L’Economiste)

    EN créant un compartiment des PME, la Bourse veut rétablir sa relation avec cette catégorie d’entreprise. Elle va mettre en place un dispositif adapté à leurs besoins, ce que n’offre pas forcément le marché actuel. Les performances des entreprises qui ont déjà franchi le pas peuvent être aussi un argumentaire pour attirer de nouvelles sociétés. 
    Inforisk a comparé la rentabilité économique de 30 PME(1): 15 cotées et autant hors cote. Ce match tourne à l’avantage des PME cotées. 
    En 2014, la rentabilité économique de ces entreprises est ressortie à 9,4% contre 10% pour les sociétés non inscrites en Bourse. Sur la période 2012-2014, la rentabilité moyenne annuelle des PME cotées s’élève à 9% contre 8% pour leurs pairs non cotés opérant dans l’agroalimentaire, la distribution spécialisée, les matériels et services informatiques ou encore le transport et logistique. Sur cette période, leur chiffre d’affaires a mieux résisté à la conjoncture. Les raisons de cette résilience sont nombreuses. Le statut d’entreprise cotée est, surtout pour la PME, un facteur rassurant pour ses contreparties. La présence en Bourse exige un niveau de transparence, même si tous les pensionnaires de la cote ne sont pas des modèles en la matière. Toujours est-il que les banques et autres bailleurs de fonds sont plus enclins à soutenir les entreprises qui s’imposent des exigences élevées de transparence. Et, avoir la confiance de son banquier est souvent un bon signal pour les clients et les fournisseurs. Les difficultés de financement se posent moins pour les entreprises cotées notamment. Elles disposent d’une palette assez large de source et peuvent procéder à un panachage en fonction de leurs besoins. Toutefois, les PME de l’échantillon de l’enquête d’Inforisk ne sont pas très portées sur la dette puisque leur taux d’endettement se limite à 25%. Ce ratio est six fois moins important chez les PME non cotées qui, elles, recourent plus aux fonds propres. Ce qui peut contraindre leur croissance. L’investissement y est moins dynamique puisqu’il faut patienter le temps d’accumuler les bénéfices ou alors solliciter les actionnaires.  Par ailleurs, la différence entre les PME cotées et non cotées s’opère également au niveau de la création de valeur pour les actionnaires. 
    De 2012 à 2014, les PME cotées ont dégagé une rentabilité financière de 11% en moyenne par an contre 8,6% pour leurs homologues absentes de la Bourse. En 2014, les premières ont versé 250 millions de DH de dividendes alors que les secondes, elles, ont servi 112 millions de DH. 
    Si les PME cotées s’en sortent globalement mieux que leurs concurrentes hors de la Bourse, les deux sont égales face aux délais de paiement. La dégradation des conditions de paiement touche de façon indifférenciée sociétés cotées et non cotées avec des délais clients qui dépassaient 154 jours en 2014.

    (1) L’enquête d’Inforisk porte sur 30 entreprises cotées et non cotées réalisant moins de 600 millions de DH de chiffre d’affaires. Ce sont des entreprises concurrentes, de même âge, opérant dans l’agroalimentaire, la distribution spécialisée ou encore les matériels et services informatiques.

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