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    Société

    Quand les hommes défendent l’égalité en héritage

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:4806 Le 30/06/2016 | Partager
    Des intellectuels, des militants, des artistes…
    Un ouvrage collectif et une exposition à la Bibliothèque nationale
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    Œuvre de l’artiste Mustapha Belkadi. Les hommes sont aussi concernés que les femmes par cette question, car ils devront renoncer à une part d’héritage qui leur revient

    La question de l’égalité en matière d’héritage refait surface. Et c’est une centaine d’artistes et d’intellectuels qui s’en emparent. La particularité de cette initiative est qu’elle est le fruit d’un travail exclusivement masculin. Ils sont  penseurs, artistes plasticiens, poètes, journalistes, universitaires, acteurs politiques ou militants. Tous influents dans différents domaines de compétence et s’expriment dans un ouvrage collectif intitulé: «Les hommes défendent l'égalité en héritage», un ouvrage doublé d’une exposition qui se tiendra à partir du vendredi 1er juillet à la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc. La sortie du livre est prévue à la rentrée prochaine.
    Des travaux plastiques pour une exposition collective et des textes académiques, analytiques et créatifs sous forme de fiction, de nouvelle, de poésie, de dialogue, témoignage…
    C’est ainsi que des textes académiques comme «La justice de genre en matière d’héritage: passer de l’équité à l’égalité» de Abdessalam Dialmy ou «La question de l’égalité homme/femme en matière d’héritage» de Abdou Filali Ansary trouveront écho face à des textes militants tels que celui signé par Fouad Abdelmoumni «L’égalité intégrale, un bien si précieux, mais un chemin encore tortueux…» ou encore «Taâssib, égalité dans l’héritage: le long combat de la société civile». Le tout ponctué par quelques pépites plus poétiques : «Lettre à la femme en moi» de Karim Boukhari, «Pour l’égalité, je ne renonce pas au rêve» de Abdellatif Laabi ou encore «Oh femme! dis moi pourquoi tu pleures» de Jamal Nouaman. Côté plasticiens, la palette est aussi large. Des seniors qu’on ne présente plus comme Saad Benseffaj, Saad Hassani , Mahi Binebine ou Mourabiti, des plus jeunes, mais néanmoins confirmés comme Salim Mouline, des photographes à l’instar de Mhamed Kilito ou encore Jaafar Aâkil.
    Une entreprise 100% masculine pour la défense de l’égalité «homme/femme»? Pas exclusivement puisque l’initiative vient d’une femme!  Hakima Lebbar, psychanalyste, mais également fondatrice de la galerie Fan-Dok à Rabat et qui a déjà réalisé plusieurs ouvrages collectifs portant sur des questions de société et notamment  «Femmes et religions, points de vue de femmes du Maroc»  paru en 2014.
    C’est peut-être dans un souci de parité que Hakima Lebbar réserve ce projet uniquement à des hommes. C’est, dit-elle dans son argumentaire, «pour donner une identité singulière à ce projet et parce qu’il s’inscrit naturellement à la suite du dernier projet: «Femmes et religions...» qui a réuni  uniquement des travaux de femmes. Et aussi parce que souvent on peut avoir l’impression que l’égalité de genre et l’égalité en héritage sont des combats de femmes alors qu’il s’agit d’un projet de société qui implique hommes et femmes. D’autant plus que les hommes sont directement concernés, car ils devront renoncer à une part d’héritage qui leur revient de  fait actuellement».

     

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