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Politique

Conseil des ministres
Derniers réglages pour les législatives

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4803 Le 27/06/2016 | Partager

Baisse du seuil d’éligibilité, liste nationale pour les jeunes femmes, refonte du système de financement des campagnes électorales, l’arsenal juridique relatif aux législatives vient d’être approuvé lors du Conseil des ministres présidé par le Souverain, jeudi dernier à Casablanca, après leur adoption en Conseil de gouvernement il y a quelques semaines. Il s’agit de deux projets de lois organiques amendant certaines dispositions relatives au déroulement de l’opération électorale. Le premier texte modifie la loi organique sur la Chambre des représentants, afin d’être en phase avec les évolutions introduites lors des élections locales.
Concrètement, il s’agit d’introduire de nouvelles mesures relatives aux alliances des partis, au déroulement de la campagne électorale, notamment en ce qui concerne sa durée et les espaces ouverts aux affichages des candidats (cf.www.leconomiste.com). A cela s’ajoutent d’autres dispositions comme l’ouverture de la liste nationale aux jeunes femmes et le rabaissement du seuil d’éligibilité de 6 à 3%, afin de permettre aux petites formations de participer à la répartition des sièges. Ce texte prévoit aussi la possibilité pour des partis alliés de présenter des listes conjointes.
Il introduit également des modifications au système de soutien financier public distribué aux partis, en plus de la refonte de la répartition de la contribution de l’Etat au financement des campagnes électorales. Celle-ci sera désormais scindée en deux parts, la première forfaitaire, distribuée à parts égales à tous les partis, et la deuxième, calculée sur la base du nombre de sièges remportés (cf.www.leconomiste.com).

                                                              

Walis et gouverneurs: Redynamiser la machine

Le Conseil des ministres a connu la nomination de deux walis et de trois gouverneurs. Les nominations ont concerné la région de Marrakech-Safi. Les provinces de Sefrou et de Khénifra ont été également dotées de nouveaux gouverneurs. Les profils nommés sont des produits du département de l’Intérieur.

■ Abdelfattah Bjioui: Wali de la région Marrakech-Safi
Le nouveau wali de la région Marrakech-Safi, Abdelfattah Bjioui, connaît bien les collectivités territoriales dont il assure la tutelle. C’est un enfant de la région, natif de Safi en 1953. Docteur en droit public, il est aussi lauréat de l’Institut royal de l’administration territorial. Ce pur produit du ministère de l’Intérieur a grimpé les échelons, de caïd dans la province de Tata à la fin des années 70 puis gouverneur de plusieurs provinces, avant d’être nommé en 2012 wali de la région Guelmim-Smara puis en 2014 wali de la région Doukkala-Abda, gouverneur de la province de Safi. Il sera appelé à assurer l’appui au comité de pilotage de l’organisation de la COP22, prévue en novembre prochain à Marrakech.  

■ Mohamed Moufakir: Wali attaché à l’administration centrale
Moins d’un an après sa nomination, Mohamed Moufakir quitte son poste de wali de la région de Marrakech. Il vient d’être nommé wali attaché à l’administration centrale.

■ Mohamed Fettah: Gouverneur de la province de Khénifra
Le nouveau gouverneur de la province de Khénifra, Mohamed Fettah, est un produit du ministère de l’Intérieur. Après avoir assuré plusieurs fonctions au niveau de l’administration territoriale, il a été nommé, en novembre 2010, gouverneur attaché à l’administration centrale. Il remplace à la tête de la province de Khénifra, Mohamed Ali Oukassou.

■ El Houcein Chaynane: Gouverneur de la province de Safi
Le nouveau gouverneur de la province de Safi a fait toute sa carrière dans les rangs de l’administration territoriale. Depuis mars 2015, il était le secrétaire général de la préfecture de Terfaya, qu’il a rejoint après avoir occupé le poste de pacha à Oulad Berhil dans la province de Taroudant. Il avait auparavant assuré plusieurs fonctions dans l’administration territoriale, notamment dans les provinces de Khénifra et Beni Mellal.

■ Abdelhak El Hamdaoui: Gouverneur de la province de Sefrou
Abdelhak El Hamdooui, nouveau gouverneur de la province de Sefrou, était jusque-là secrétaire général de la préfecture de Kelaât Sraghna. Il assurait la même fonction auparavant à la province de Khémisset.

Révision de la loi sur les nominations

Le projet de loi organique sur les nominations dans les hautes fonctions, a été approuvé. De nouvelles institutions ont fait leur entrée dans le domaine des établissements stratégiques dont les responsables sont nommés par le Roi: Autorité nationale de régulation de l’électricité, la Fondation Mohammed VI des œuvres sociales des fonctionnaires de la Sûreté nationale ainsi que la Fondation Hassan II des œuvres sociales des agents d’autorité relevant du ministère de l’Intérieur. Pour d’autres établissements, comme la Fondation des œuvres sociales des fonctionnaires du ministère de la Jeunesse, l’Agence nationale de rénovation urbaine, les nominations dans les postes de responsabilité seront tranchées en Conseil de gouvernement. Les inspecteurs généraux des finances seront aussi nommés selon cette procédure.

                                                              

Ambassadeurs: Renforcer l’appareil

■  Mohamed Ali Lazrak: Ambassadeur secrétaire général du ministère des Affaires étrangères
Le secrétariat général du ministère des Affaires étrangères est resté vacant depuis la nomination de Naceur Bourita en tant que ministre délégué dans le gouvernement Benkirane. Mohamed Ali Lazrak est désormais le nouveau secrétaire général de ce ministère stratégique. Il est attendu sur certains dossiers urgents, notamment la poursuite de la mise à niveau de l’administration diplomatique et consulaire. Il a l’avantage de maîtriser les dossiers de la maison pour avoir été inspecteur général du ministère des Affaires étrangères depuis mars 2013.

■ Mohamed Lotfi Aoued: Ambassadeur au Canada
Après plus de 7 ans en poste à Ottawa, Nouzha Chekrouni, l’ancienne ministre des MRE, quitte son poste et sera remplacée par Mohamed Lotfi Aoued. Ce natif de Salé en 1951 vient d’être nommé par le Souverain ambassadeur au Canada. Titulaire d’un diplôme de l’Institut des études stratégiques, il a fait ses preuves au ministère des Affaires étrangères qu’il a intégré en 1975. Il a assuré plusieurs missions à l’étranger, avant d’être nommé ambassadeur directeur des affaires européennes depuis 2006.

■ Mohamed Methqal: Ambassadeur directeur général de l’Agence marocaine de la coopération
Mohamed Methqal, nommé par le Souverain ambassadeur directeur général de l’Agence marocaine de la coopération, devra plancher sur le projet de refonte de cette direction stratégique. Chargée de l’octroi des bourses aux étudiants étrangers et véritable cheville ouvrière de la politique de coopération marocaine, notamment en Afrique, cette structure devra entamer une mue pour devenir une véritable agence de coopération, à l’image de l’AFD, selon des ministres (cf.www.leconomiste.com).

■  Mohamed Basri: Ambassadeur directeur des affaires consulaires et sociales
Mohamed Basri, nommé par le Souverain nouveau directeur des affaires consulaires et sociales est attendu sur un dossier compliqué. Il s’agit de la poursuite de l’implémentation de la réforme consulaire, lancée suite au discours royal, appelant à moderniser ces structures et humaniser les conditions d’accueil des MRE.

■ Abdelkader El Ansari: Ambassadeur en Afrique du Sud
Finalement, c’est Abdelkader El Ansari qui va rejoindre l’ambassade du Maroc en Afrique du Sud. Auparavant, c’est le nom de l’ambassadeur Abdelkader Chaoui qui était pressenti à Pretoria. Aujourd’hui, El Ansari, ancien ambassadeur du Maroc en Grèce et Chypre, a hérité d’un poste complexe. L’Afrique du Sud est l’une des puissances économiques du continent mais qui se distingue souvent par des positions hostiles au Maroc, notamment dans l’affaire du Sahara. Il a occupé plusieurs postes dans les chancelleries du Royaume, notamment à Alger. Il a aussi dirigé la direction de la coopération internationale au ministère des Affaires étrangères

■  Abdellatif Errouja: Ambassadeur au Tchad
Le nouvel ambassadeur nommé par le Souverain au Tchad est un produit du département des Affaires étrangères. Il a occupé plusieurs fonctions avant d’être désigné à la tête de la direction du Grand Maghreb et des Affaires de l’UMA.

Recours pour inconstitutionnalité

L’inconstitutionnalité est souvent un argument évoqué dans des polémiques politiciennes. Désormais, c’est la Cour constitutionnelle qui sera uniquement habilitée à trancher ce type de litige, en vertu du projet de loi organique adopté lors de la dernière réunion du Conseil des ministres. Les citoyens pourront désormais contester la constitutionnalité d’une loi lors d’un procès. L’objectif est de déterminer si la loi contestée porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution.

 

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