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Evénement

Les biens d’équipement tirent les importations

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4798 Le 20/06/2016 | Partager
Ils ont augmenté de 20% à fin mai
Le flux d’IDE plonge de 22,5%
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Le déficit commercial s’est creusé de 4,8 milliards de dirhams s’établissant à 67,4 milliards de dirhams. Le taux de couverture  a baissé à 58,7% contre 60% à fin mai 2015

L’investissement se maintient et augmente dans une conjoncture caractérisée par l’attentisme. Et ce, même si les crédits à l’équipement ont évolué (de 4% à fin avril). A fin mai, les importations de biens d’équipement tout comme celles des demi-produits suivent la tendance haussière observée depuis le début de l’année.  Dans les deux cas, les hausses ont pris  respectivement 19,8% et 8,9%. L’effet TGV ainsi que les opérations de rajeunissement du parc de l’ONCF  se font sentir. Les importations des véhicules et matériels pour voies ferrées se sont établies à 1,7 milliard de dirhams à fin mai contre 91 millions de dirhams une année auparavant.
Les achats des moteurs pour automobile ont augmenté de plus de 1,3 milliard de dirhams. Une évolution qui suit celle de la production et aussi des ventes de véhicules.  Les biens d’équipement sont également marqués par la facture générée par la rubrique «chaudière, turbines et composants». Celle-ci atteint 1,1 milliard de dirhams sous l’impact probablement du déploiement du plan éolien.  
Signe aussi que la machine de production est en marche, les achats de demi-produits, en particulier les accessoires de tuyauterie ont grimpé de 1,5 milliard de dirhams alors que les demi-produits en fer ou en acier non alliés ont pris 59,9%. Les produits finis de consommation se sont accrus de 16,4% tirés par les voitures de tourisme et probablement sous l’effet du Salon de l’automobile.
Durant les cinq premiers mois de l’année, les importations ont été également marquées par la reprise des achats des produits alimentaires de 10,6%. La facture du blé atteint 7,1 milliards de dirhams et celle de l’orge plus de un milliard de dirhams, de quoi compenser la faible campagne agricole. En revanche, les achats de produits bruts (soufre, ferraille) et de produits énergétiques ont reculé respectivement de 14,2% et 31,2% atténuant ainsi la hausse globale des importations.
A fin mai, les importations ont connu une augmentation (+4,3%) plus importante que les exportations (2%) se traduisant par une aggravation du déficit de 4,8 milliards de dirhams. Le déficit commercial s’est ainsi établi à 67,4 milliards de dirhams alors que le taux de couverture a reculé à 58,7% contre 60% un an plus tôt.
A l’exception des phosphates et dérivés dont les ventes ont baissé de 11,2% sous l’effet de la conjoncture, tous les autres secteurs se sont bien comportés à l’export: automobile, agriculture et agroalimentaire, textile et cuir. Le chiffre d’affaires à l’export de l’aéronautique augmente de 10,1% s’établissant ainsi à 3,3 milliards de dirhams.   
Ces cinq premiers mois de l’année se sont également caractérisés par une progression de 4,1% des recettes MRE et de 6,4% des recettes touristiques. Le flux des investissements directs étrangers a reculé de 22,5%. Une évolution qui s’explique par la hausse des dépenses (+53,5%) conjuguée à la diminution des recettes (-9,1%).

 

 

 

 

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