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    International

    Immigration
    Bruxelles proposera des pactes pour les pays tiers

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4797 Le 17/06/2016 | Partager
    Pour mieux gérer la migration, investir dans le développement
    Des instruments et des ressources ciblés
    Les pays de la région Mena privilégiés
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    Conflits, menace terroriste, crise des migrants… L’Union européenne est préoccupée par l’instabilité qui règne dans la plupart de ses pays voisins du Sud.  Les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (l’Algérie, l’Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine, Syrie et la Tunisie) qui bénéficient de la coopération dans le cadre de la politique européenne de voisinage (PEV) font face à de nombreux défis. De ce fait, une nouvelle approche stratégique est nécessaire, selon une étude du Parlement européen (1). L’UE et ses Etats membres devraient combiner leurs instruments et outils respectifs pour conclure des partenariats sur mesure avec les principaux pays tiers d’origine et de transit afin de mieux gérer les migrations. Il est proposé de conclure à court terme des «pactes» avec la Jordanie et le Liban, d’explorer avec la Tunisie le meilleur moyen de faire franchir une nouvelle étape à la coopération. Des partenariats seront lancés et conclus avec le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Mali et l’Éthiopie. Les efforts déployés par le gouvernement libyen d’entente nationale pour gérer les flux de migration irrégulière seront soutenus.
    Le soutien financier et les instruments de la politique de développement et de voisinage permettront de renforcer les capacités locales, y compris pour le contrôle aux frontières, les procédures d’asile, la lutte contre le trafic de migrants et les efforts de réintégration. A court terme, le Fonds fiduciaire pour l’Afrique se verra allouer 1 milliard d’euros supplémentaire, dont 500 millions d’euros provenant de la réserve du Fonds européen de développement et 500 millions d’euros demandés aux États membres. En outre, les programmes financiers classiques devraient faire l’objet d’une réorientation. Le sujet ne manquerait pas d’être abordé lors du Conseil européen qui se réunira les 28 et 29 juin.
    A l’automne 2016, la Commission européenne présentera une proposition relative à un nouveau plan d’investissement extérieur ambitieux en vue de mobiliser des investissements dans des pays tiers en développement. 3,1 milliards d’euros seront mobilisés à cette fin, lesquels devraient entraîner des investissements pouvant atteindre 31 milliards d’euros, voire 62 milliards d’euros si les Etats membres et d’autres partenaires apportent une contribution équivalente à celle de l’UE. D’autre part, la Commission annonce l’octroi de 200 millions d’euros à la facilité d’investissement pour le voisinage afin de mobiliser plus de 2 milliards d’euros  d’investissements dans le voisinage méridional et oriental de l’Union. Cette enveloppe permettra de mobiliser des investissements pour les infrastructures critiques, couvrant les transports, l’énergie et l’environnement, ainsi que le développement des secteurs social et privé dans les pays partenaires du voisinage à l’est et au sud des frontières de l’Union.
    Les partenaires du Sud sont toutefois préoccupés par les restrictions européennes sur la migration en raison de l’écart entre la pression migratoire forte et les voies légales de migration limitées. Dans le même temps, les analystes ont noté la diminution de la tolérance des Etats arabes à l’égard des clauses de conditionnalité - selon laquelle les pays qui sont plus engagés dans la réforme démocratique bénéficient plus d’aide, de meilleures conditions commerciales et une mobilité accrue. Dans cette affaire, l’UE a perdu une partie de son effet de levier, car ses voisins du Sud peuvent se tourner vers les donateurs qui exigent moins, tels que les Etats du Golfe ou de la Chine, dont l’intérêt pour la région est devenu stratégique.
    D’ailleurs, une révision de la politique européenne de voisinage a été adoptée par le Conseil en décembre 2015. La nouvelle approche reconnaît que les valeurs de l’UE ne sont pas partagées par tous ses partenaires. L’objectif principal est de stabiliser les pays partenaires en renforçant la résilience.  Ce concept définit la capacité d’un individu, d’une communauté ou d’un pays, à résister, s’adapter et se remettre rapidement du stress et des chocs occasionnés par une catastrophe naturelle, des violences ou un conflit.

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    (1) “Building resilience with the EU’s southern neighbourhood”

     

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