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    International

    Crise des migrants
    L’accord turco-européen bat de l’aile

    Par Xavier DERRAC | Edition N°:4797 Le 17/06/2016 | Partager
    Bruxelles refuse de suspendre les visas aux Turcs
    Ankara menace de dénoncer la convention
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    Pour la Commission européenne, la Turquie ne respecte toujours pas tous les critères. L’accord, conclu entre la Turquie et l’UE en mars 2016, précisait qu’en contrepartie d’un rationnement durable des flux migratoires vers l’Union, les citoyens turcs se verraient exonérés de visa et pourraient ainsi circuler librement dans l’espace Schengen pour une période de trois mois. Malgré les efforts entrepris par la Turquie, la Commission européenne estime qu’elle ne remplit pas tous les critères nécessaires pour lever l’obligation du visa.
    Le président turc, Recep Tayyip Erdogan riposte en menaçant d’abandonner l’accord sur les migrants.
    En plus de ce «pacte migratoire», l’accord prévoyait une série de mesures en matière de droits de l’homme que la Turquie doit mettre en œuvre. L’UE a fixé 72 critères pour que les libertés individuelles soient renforcées. La Turquie en a rempli 65, mais elle refuse de céder son arsenal antiterroriste.
    L’UE réclame au gouvernement turc de renoncer à ces lois qui musellent la liberté d’expression. Mais celui-ci refuse de céder dans un contexte de crise sécuritaire imputée aux membres du PKK (parti des travailleurs du Kurdistan) et de lutte contre l’Etat islamique.
    Cela ne va pas arranger les relations tendues entre l’UE et la Turquie. Le 13 juin le chef de la délégation européenne en Turquie, Hansjörg Haber, a démissionné. Néanmoins, une rupture de l’accord serait problématique pour l’UE. En effet, ce dernier a fait chuter de manière spectaculaire les arrivées de migrants sur les côtes grecques depuis avril.

     

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