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    Analyse

    Huile d’olive
    Un marché mondial très prometteur

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4790 Le 08/06/2016 | Partager
    3,3 millions de tonnes, un pic de production atteint en 2012
    Italie, Grèce, Tunisie, Turquie… parmi les grands producteurs

    «Consommer l’huile d’olive, c’est assurer votre passeport santé». Tel est le message véhiculé par les experts de cette filière qui s’appuient également sur des argumentaires médicaux. Un message qui semble être bien assimilé par la communauté européenne, si l’on sait que la part de la consommation d’huile d’olive de cette zone est de l’ordre de 57% de la consommation mondiale. Par pays, l’Italie toute seule concentre environ 33% de cette consommation. Par ailleurs, les trois grands producteurs d’huile d’olive (Italie, Grèce et Espagne) concentrent environ 75% de la part européenne. En Italie et en Grèce, la tendance générale s’oriente progressivement vers la consommation de la catégorie extra vierge. En fait, l’Italie conserve la première position en ce qui concerne la quantité de l’huile d’olive consommée qui dépasse les 33% de la part de la consommation européenne. Cette quantité a diminué à partir de la campagne 2005-2006, pour atteindre 520.000 tonnes en 2014-2015, soit une diminution de 40%. Cette évolution est très similaire à celle de la consommation espagnole. La Grèce, aussi, a connu une forte chute de sa consommation, passant de 283.000 tonnes en 2004-2005 à 160.000 tonnes en 2014-2015, soit une baisse de 44%. Cette diminution est due principalement à la forte chute de la production européenne et surtout espagnole en 2014-2015. Cette chute est due aussi à l’épuisement d’un stock de 800.000 tonnes en Espagne après la campagne 2011-2012. Par ailleurs, on assiste actuellement au développement de la consommation, une part grandissante de la production mondiale d’huile d’olive est consommée dans les pays non producteurs ou émergents, à savoir l’Australie, les USA, le Canada et le Japon. Dans le cas des USA, la consommation a dépassé les 300.000 tonnes en 2013-2014. «Pour ce qui est du Maroc, la consommation de l’huile d’olive a continué à augmenter durant ces 25 dernières années, passant de 37.000 tonnes en 1990-1991 à 120.000 tonnes en 2014-2015, soit une augmentation de 30% par an, indique Noureddine Ouazzani, directeur de l’Agropole Olivier de Meknès. Selon lui, cette consommation est arrivée à un pic de 129.000 tonnes en 2013-2014. Malgré cette évolution, la consommation de l’huile d’olive au Maroc reste loin de la consommation moyenne des autres pays producteurs, avec un taux de consommation qui varie de 2 à 3 litres/ habitant/an.

    Maroc, bon élève

    D’aucuns diront que cette consommation dépend de la qualité de l’huile, outre les quantités produites. A ce titre, le Maroc est un bon élève. Outre ses importations, sa production a augmenté de plus de 70% en l’espace de vingt-cinq ans, passant de 36.000 tonnes en 1990-1991 à 120.000 tonnes en 2014-2015. Cette évolution a atteint un pic de 140.000 tonnes en 2009-2010, mais pour la campagne 2014/2015, elle est inférieure de 8% comparable à celle de 2013-2014 et de 14,2% comparable à celle de la compagne 2009-2010. En outre, le ministère de l’Agriculture, déclare que malgré son potentiel oléicole, le Maroc reste un petit producteur et consommateur (moins de 2kg/habitant) de l’huile d’olive. Aussi, d’après le même ministère et dans le cadre du plan Maroc Vert, le Maroc a fixé comme objectif de produire plus de 300.000 tonnes d’huile d’olive à l’horizon 2020 et d’arriver à une consommation de 4 kg par habitant afin de convertir une partie de la consommation d’huile végétale en huile d’olive. Ainsi, le Maroc pourrait tirer son épingle du jeu. En attendant, le Royaume a davantage exporté, en 2015, et a accéléré ses productions. A son avantage aussi, le prix de l’huile vierge marocaine se vend aujourd’hui à 35 dirhams le kilo contre 24 dirhams, l’année dernière. Le département d’Aziz Akhannouch est d’ailleurs confiant. Il encourage la reconversion dans certaines régions (Moulay Yacoub notamment) des cultures céréalières en olivier. Idem auprès de l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations. Ici, on affirme que les exportations d’huile d’olive au niveau national et sur les vingt-cinq dernières années sont caractérisées par plusieurs phases de transition, des périodes d’augmentation suivies par des baisses. Ainsi, les exportations marocaines ont atteint un maximum de 35.000 tonnes en 1996-1997, mais actuellement la quantité exportée est de l’ordre de seulement 16% de la production nationale et 2 % des exportations mondiales, et les tonnages exportés restent en dessous des objectifs escomptés par les pouvoirs publics. Enfin, pour les importations nationales, les quantités importées restent faibles et ne dépassent pas les 20.000 tonnes, et les volumes importés présentent seulement 1% des importations mondiales.

    La qualité de nos exportations

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    Sur le plan qualitatif, les exportations marocaines sont caractérisées par une gamme de produits très diversifiée d’huile d’olive, soit vierge extra, vierge extra bio, vierge courante, lampante et raffinée. Sur le plan quantitatif, les quantités exportées ont atteint un pic très important en 2005, qui dépasse les 31.000 tonnes, et qui se caractérise par la qualité des huiles exportées (16.551 tonnes d’huile d’olive vierge). Depuis 2010, on assiste à une chute des volumes d’huile d’olive (vierge, courante et lampante) exportés et une augmentation des quantités de l’huile d’olive vierge extra, qui a marqué sa place avec une demande de 245 tonnes en 2009, avant d’atteindre son plus haut niveau de 7.886 tonnes en 2014. L’huile d’olive biologique a aussi son propre apport, qui dépasse les 41 tonnes en 2012 (huile d’olive vierge biologique) et les 11 tonnes en 2014 (huile d’olive vierge extra).
    D’après l’Eacce, les exportations marocaines sont destinées à plusieurs marchés des pays producteurs et non producteurs d’huile d’olive, à savoir l’Espagne, la France, l’Italie, les USA, le Canada, le Japon et la Chine.

     

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