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    France: Les principaux freins à l’export

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4789 Le 07/06/2016 | Partager
    L’impayé, le risque de change et le manque d’information financière
    Dès 2017, le gain export s’afficherait à 34 milliards d’euros
    Face à la crise des BRICS, cap sur la zone euro
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    Comme en 2014 et en 2015, l’indice de défaillances à l’export français devrait reculer en 2016 (-3,3%). L’Europe occidentale est la seule région où les défaillances d’entreprises continueront de baisser en 2016 (-5%) et en 2017 (-3%), avec un très fort recul des faillites en Espagne (-10%) et en Italie (-8%). Au Maroc, elles devraient afficher une hausse de 10% cette année

    L’Allemagne, l’Espagne et la Belgique… sont en tête des destinations privilégiées par les entreprises françaises à l’export. L’Italie se replace en 4e position, et gagne deux places, devant le Royaume-Uni et les Etats-Unis, d’après un nouveau classement publié dans le Baromètre Export 2016 d’Euler Hermes. Plus de 900 exportateurs ont été interrogés sur leurs intentions de développement et leur fonctionnement à l’international. Alors que le Brésil, l’Algérie et l’Inde caracolaient en tête des pays ciblés en 2015, le podium visé en 2016-2017 diffère. «Les Etats-Unis arrivent premier pour les prochains trimestres. Les exportateurs français n’ont pas pleinement profité d’un cycle de croissance (2% de moyenne pour la 8e année consécutive) qui ne semble pas s’essouffler, et veulent se rattraper dès cette année», précise Ludovic Subran, chef économiste d’Euler Hermes. Par ailleurs, l’Espagne se hisse à la troisième place, forte de la reprise de sa croissance économique (+2,6% en 2016), parmi les plus fortes de la zone euro.  
    Certes la France va mieux (Coface prévoit une croissance de l’économie française de 1,6% en 2016 et de 1,3% en 2017), sa compétitivité se redresse, mais l’export rapporte moins. En 2016, le gain à l’export des entreprises françaises devrait se réduire à 10 milliards d’euros, soit 3 fois moins qu’en 2015 (27 milliards d’euros). Plusieurs facteurs expliquent ce décrochage. «La baisse du prix des matières premières s’est diffusée à tous les autres biens et la dépréciation des devises émergentes a renforcé cet effet prix négatif», d’après l’équipe de Euler Hermes. En conséquence, le déficit commercial devrait se creuser pour s’établir à -55 milliards d’euros cette année. Toutefois, près de 8 entreprises sur 10 envisagent une augmentation de leur chiffre d’affaires à l’export cette année. Il faut s’attendre aussi à un fort recentrage des exportations tricolores vers la zone euro. Plus des deux tiers de la croissance proviendraient de plusieurs partenaires commerciaux (Allemagne, Espagne, Belgique, Italie et Pays-Bas en tête). Certains secteurs bénéficieront plus directement de cette nouvelle demande: les biens d’équipement (+3,1 milliards), la chimie (+1,9 milliard) et l’automobile (+1,9 milliard). Cette année, 10 milliards de gains à l’export seront tirés surtout par l’Europe.
    Dès 2017, le gain export s’afficherait de nouveau. Avec un commerce mondial en hausse de +3,4% en volume et des effets prix qui joueront plus favorablement (le choc pétrole sera derrière nous), les exportations françaises s’accroîtront de 34 milliards d’euros. Toutefois, le grand export fera aussi son retour, la Chine apparaissant à nouveau parmi les 10 plus fortes croissances à l’export (+1,3 milliards en 2017).
    L’impayé, le risque de change et le manque d’information financière restent les trois principaux freins à l’export pour plus d’1 entreprise sur 2, selon le baromètre Export 2016. 59% des entreprises craignent l’incapacité de leurs clients à honorer leurs engagements. «Cette perception du risque est aggravée par la difficulté d’obtenir des informations financières sur les clients, citée par 51% des entreprises interrogées», souligne Hubert Leman, membre du Comité exécutif d’Euler Hermes France. Une crainte motivée par la recrudescence des défaillances à l’échelle mondiale en 2016 (+2%), en hausse pour la première fois depuis 2009.  Enfin, les exportateurs français restent très attentifs au risque politique (41%), qui semble faire son retour à l’international. Euler Hermes a en effet dégradé la note de risque pays à court terme de 11 économies début 2015, dont la Chine et le Brésil. Avec des risques de change et d’instabilité politique accrus, les BRICs ne sont plus convoités que par 29% des exportateurs français contre 49% en 2014.
    Ceci dit, les défaillances d’entreprises se sont engagées dans un cycle de normalisation. Selon le modèle de prévision de Coface, en 2016 le nombre de défaillances reculera de -3,2%. A fin avril 2016 sur un an, leur nombre atteint 58.846 cas et recule de -4,3%, le coût total avoisine 3,35 milliards d’euros et baisse de -8,6%, tout comme le nombre des emplois menacés, en baisse de -2,4%.

     

     

     

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