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    Economie

    Coopération triangulaire
    Rabat et Madrid veulent saisir les opportunités au Sénégal

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4789 Le 07/06/2016 | Partager
    Une rencontre pour renforcer la collaboration entre les entreprises des trois pays
    Le Plan Sénégal émergent propose des opportunités dans différents secteurs
    Les échanges commerciaux avec ce pays offrent de grandes marges de progression
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    La rencontre pour booster la coopération triangulaire, organisée vendredi dernier à Las Palmas, a permis de réunir des responsables du Maroc, de l’Espagne et du Sénégal, avec notamment Fatéma Marouane, ministre de l’Artisanat, Ignacio Ybanez, secrétaire d’Etat des Affaires étrangères de l’Espagne, et Khoudia Mbaye, ministre de la Promotion des investissements au Sénégal, en plus des représentants du monde des affaires (Ph. Ambassade d’Espagne)

    La coopération triangulaire, nouvelle approche promue par le Maroc et ses partenaires traditionnels comme la France et l’Espagne, est en marche. Aujourd’hui, Rabat et Madrid veulent aller ensemble à la conquête du marché sénégalais. Une rencontre triangulaire a été tenue, le 3 juin à Las Palmas, en présence des responsables des trois pays, notamment Fatéma Marouane, ministre de l’Artisanat et de l’Economie sociale, Ignacio Ybanez, secrétaire d’Etat des Affaires étrangères de l’Espagne, et Khoudia Mbaye, ministre de la Promotion des investissements au Sénégal. Des représentants des opérateurs ont également participé à cette réunion, dont notamment la CGEM, la Confédération espagnole des organisations d’entreprises, les institutions de soutien à l’investissement comme Cofides ou encore les agences d’investissement comme l’Apix.
    Concrètement, cette rencontre visait à «renforcer la collaboration entre les entreprises et les institutions des trois pays». La coopération entre Rabat et Madrid, qui est devenue le premier partenaire économique du Maroc, «peut servir de modèle pour les pays d’Afrique subsaharienne, surtout le Sénégal, dans lequel la présence des entreprises espagnoles est encore faible», est-il indiqué auprès de l’ambassade d’Espagne. Les statistiques montrent la tendance positive des échanges entre Rabat et Madrid, face à une récente explosion des exportations espagnoles vers le Sénégal. En 2015, les importations marocaines en provenance du voisin ibérique ont atteint 6,1 milliards d’euros, soit une augmentation de 5% par rapport à l’année précédente. Les exportations marocaines, elles, ont enregistré une évolution de 20% sur la même période, pour atteindre 4,9 milliards d’euros. Les échanges commerciaux espagnols avec le Sénégal restent timides, avec à peine 284 millions d’euros en 2015, malgré une hausse de 90% par rapport à l’année précédente. Ce qui offre de grandes marges de progression.
    Aujourd’hui, «les sociétés espagnoles manifestent un intérêt accru pour le Sénégal, notamment dans les secteurs nécessitant des investissements», fait-on savoir. Une orientation qui peut s’appuyer sur l’ancrage d’opérateurs marocains en Afrique. Le réseau des sociétés marocaines ayant fait le choix de l’Afrique, notamment dans le secteur financier, peut être un atout dans cette relation de codéveloppement. Lors de cette rencontre, les opportunités identifiées concernent plusieurs secteurs. «Le Plan Sénégal émergent peut devenir l’axe de travail de l’initiative», est-il noté.

     

     

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