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Pesage des containers: Panique des opérateurs

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4789 Le 07/06/2016 | Partager
A partir du 1er juillet, le certificat sera obligatoire à l’export
Un sésame indispensable pour accéder aux ports
Sur le terrain, aucune préparation engagée
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Pour des considérations de sécurité, les armateurs seront dans l’obligation de refuser les containers qui ne sont pas munis d’un certificat de pesage. Edictée par l’Organisation maritime internationale, la mesure s’applique à tout le transport international (Ph. CMA CGM)

Pour les exportateurs, c’est une zone dangereuse. A partir du 1er juillet, les containers qui ne seront pas munis d’un certificat de pesage ne seront plus à l’embarquement à bord des navires. Ils seront tout simplement refusés par les armateurs. L’Agence nationale des ports (ANP) précise qu’ils ne pourront même pas franchir les grilles des ports. La mesure devient obligatoire à l’échelle internationale suite à l’amendement, novembre 2014, de la Convention Solas (Safty of Live at Sea), par l’Organisation maritime internationale.
Les exportateurs n’ont aucune visibilité par rapport au degré de préparation du Maroc pour bien négocier l’échéance du 1er juillet. A ce jour, personne n’est capable de dire comment s’effectuera la procédure du pesage des containers, ni par qui. «Il est absolument impossible de confier cette procédure aux ponts-bascules à l’intérieur des ports car ils sont déjà encombrés par les containers à l’import», prévient Abdelaziz Mantrach, président de l’Association professionnelle des agents maritimes (Apram). La profession a déjà saisi à trois reprises le ministère de l’Équipement, la dernière fois en mai dernier, sur l’urgence de la procédure. En réponse, le ministère a créé une commission technique mais, à ce jour, aucun élément nouveau ne laisse penser qu’on sera prêt.
En fait, la procédure du pesage des containers concerne trois administrations: l’Industrie pour l’autorisation et l’étalonnage des ponts-bascules, l’Équipement en tant que ministère de tutelle et l’Agence nationale des ports (ANP), chargée de veiller au respect de la réglementation internationale. Un enchevêtrement de responsabilité qui n’est pas pour accélérer les choses. «Les containers qui ne disposeront pas le 1er juillet d’un certificat de pesage ne seront pas autorisés à accéder aux ports parce que, de toute façon, ils ne pourront pas embarquer», signale, d’ores et déjà, Nadia Laraki, directrice générale de l’ANP.
Les agents maritimes et autres commissionnaires ne cessent de tirer la sonnette d’alarme. L’OMI ne compte pas reporter l’échéance du 1er juillet car l’enjeu est trop important. En effet, l’obligation de peser les containers avant chargement a été introduite par l’Organisation mondiale à la suite du naufrage du navire japonais Mol Comfort qui avait coulé le 17 juin 2013. Les enquêtes diligentées sur les causes de l’accident ont relevé que sur les 700 conteneurs qui ont été repêchés, 500 présentaient un poids largement supérieur à celui qui avait été inscrit sur leur manifeste. Ce qui laisse croire que la surcharge a été à l’origine du naufrage du porte-containers. D’où l’obligation de préciser avec exactitude le poids de chaque contenant sur un certificat établi dans le cadre d’une procédure nationale.
Selon la réglementation internationale, c’est le chargeur qui doit effectuer la formalité du pesage du container. «Mais il y a un point d’incertitude au sujet de la définition même du chargeur. Est-ce celui dont le nom figure dans le connaissement ou toute autre personne au nom de laquelle a été souscrit le contrat de transport avec la compagnie de transport maritime?» s’interroge Rachid Tahri, président de l’Association marocaine des freight forwarders. Après plusieurs réunions entre l’ANP et les acteurs de la communauté portuaire, il a été décidé que le chargeur serait celui dont le nom figure dans le connaissement. Mais ce n’est qu’un élément du dispositif.

Ce qui reste à faire

La procédure de la déclaration sera implémentée par l’ANP et PortNet à travers le préavis d’entrée des conteneurs au port. Le chargeur pourra renseigner les différentes informations obligatoires de la DUM ainsi que le poids du container, le numéro de scellé et le matricule du transporteur routier avant de rattacher le certificat de pesage qui sera délivré par le centre agréé par le ministère de l’Industrie. Reste maintenant à formaliser la procédure d’agrément des centres de pesage. Il faudra également déterminer la tarification qui sera appliquée, la procédure de contrôle des centres de pesage, d’étalonnage des ponts-bascules, des sanctions en cas d’infraction… Toute une démarche dans laquelle le Maroc est en retard par rapport à ses partenaires commerciaux.

 

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