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Evénement

Croissance: BAM ne peut faire de miracles

Par Franck FAGNON | Edition N°:4786 Le 02/06/2016 | Partager
La relance monétaire c’est bien, mais où sont les réformes?
La banque centrale adressera un mémorandum au gouvernement
Les délais de paiement, un des chantiers prioritaires
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Malgré les mesures de politique monétaire, parfois non conventionnelles, la demande de crédit ne s’exprime pas assez. La banque centrale continuera à soutenir l’activité, mais il y a des actions que le gouvernement doit déployer, a laissé entendre Abdellatif Jouahri devant les membres de l’Association professionnelle des sociétés de financement (Ph. Bziouat)

Guest star de l’assemblée générale de l’Association professionnelle des sociétés de financement, le gouverneur de la banque centrale a réitéré ses inquiétudes sur la situation économique devant les opérateurs. A la croissance molle, 2% tout au plus attendus cette année, s’ajoute le ralentissement prolongé du crédit. Abdellatif Jouahri confirme que  Bank Al-Maghrib continuera à soutenir l’activité.  Il y a eu les deux baisses du taux directeur en 2014 et une autre en mars dernier. Le fonds de soutien aux TPME a par ailleurs été doté de plus de 3 milliards de DH pour venir en aide aux entreprises en difficulté. «S’il le faut,  nous sommes prêts à augmenter cette enveloppe», promet le gouverneur de Bank Al-Maghrib. Mais il n’est pas question de tomber dans l’acharnement thérapeutique car, à elle seule, la politique monétaire ne peut tout résoudre, préviennent les autorités monétaires.
Malgré ces initiatives de Bank Al-Maghrib, le crédit ne redémarre pas réellement. Sa croissance s’est limitée à 2% en avril. «Ce n’est pas avec 2% d’augmentation que l’on va soutenir la croissance», concède Jouahri. Dans le même temps, «nous ne pouvons pas nous substituer aux opérateurs», fait savoir le gouverneur.
De nouvelles mesures arrêtées lors de la rencontre tripartite BAM-GPBM-CGEM seront déployées pour améliorer l’accès des entreprises au crédit. Les banques vont désormais communiquer leur notation et motiver les refus de crédit.
Toutefois, sans les réformes de structure, le travail de la banque centrale n’aura pas d’effet notable. L’institution va adresser dans les prochains jours un mémorandum au chef du gouvernement. Le document contiendra les actions menées par Bank Al-Maghrib mais surtout, des propositions sur les chantiers urgents que l’exécutif doit conduire pour relancer l’activité et relever le niveau de la croissance. La banque centrale est là dans son rôle de conseil au gouvernement. L’un des dossiers concerne les délais de paiement qui pourrissent la vie des entreprises. «C’est un sujet qui inquiète tout le monde», rappelle Jouahri. Pour l’instant, le fléau n’est pas bien cerné. «Nous avons décidé de nous saisir du problème puisque le gouvernement n’a pas voulu le faire», s’étonne le wali de Bank Al-Maghrib. La banque centrale dévoilera incessamment les résultats de son étude sur les délais de paiement assortie de propositions concrètes pour contenir ce fléau.
La fragilité de la conjoncture et du tissu productif vont nourrir davantage la réflexion sur l’évolution du régime de change. La banque centrale décidera du calendrier et des modalités de migration vers le régime de change flexible après les entrevues avec les équipes du FMI qui séjournent actuellement au Maroc.

                                                                       

Le discours de vérité de la patronne de Wafasalaf

«Les temps sont difficiles. La concurrence est de plus en plus acerbe avec les banques», a relevé Abdallah Benhamida qui a été reconduit à la tête de l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF) pour un mandat de trois ans. Le concours des sociétés de financement à l’économie a atteint 153 milliards de DH à fin 2015 en hausse de 2,5%. Par métier, les évolutions sont diverses. L’encours de crédit-bail a augmenté de 1,7% alors qu’il a pratiquement stagné pour le crédit à la consommation (0,4%).
Déjà que la conjoncture est peu porteuse, les sociétés de financement doivent composer avec la forte concurrence des banques. La compétition est particulièrement farouche sur le crédit à la consommation. Même entre sociétés de financement, la bagarre est rude maintenant que le gâteau se réduit. «Nous devons revenir à un marché plus serein avec une concurrence plus loyale», exhorte Leila Mamou, présidente du directoire de Wafasalaf.  
Sur le plan réglementaire, les mesures sur la protection des consommateurs en vigueur depuis deux mois, notamment le droit de rétractation, font jaser dans la profession. «Nous attendons de voir à l’aune du terrain dans quelle mesure ces arrêtés, en particulier celui qui permet au consommateur d’exercer le droit de rétractation, préservent les conditions d’une concurrence loyale entre tous types d’établissement de crédit», indique Benhamida. Les sociétés de financement s’estiment un peu lésés par rapport aux banques. Par ailleurs, les préoccupations des membres de l’APSF portent entre autres sur les nouvelles règles de classification des créances en souffrance et de calcul des provisions.

 

 

 

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