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    Analyse

    Tourisme/Méditerranée
    Tanger prend une nouvelle envergure

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:4785 Le 01/06/2016 | Partager
    Transformation tangible de l’offre hôtelière, Tanger devient une destination d’affaires
    Les touristes durant l’année plus haut de gamme, en été les nationaux en masse
    Les professionnels doivent améliorer leur communication pour séduire d’autres profils
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    La mise à niveau urbaine dont profite Tanger avec le projet Tanger-Métropole profite en premier lieu au tourisme. La cité devient plus agréable à vivre au grand profit des hôteliers (Ph. Adam)

    Changements perceptibles dans le profil-type des touristes à destination de Tanger. Selon les opérateurs du secteur, le touriste-type est en train d’évoluer qualitativement et quantitativement même s’il n’y a pas encore d’étude officielle à ce sujet.  Au niveau quantitatif, lors des deux premiers mois de l’année, le nombre de nuitées a chuté de 1,5% par rapport à la même période de l’année dernière. Pour le Conseil régional du tourisme, la réduction en volume est compensée par la qualité de ces nouveaux venus à Tanger. Il s’agit de plus en plus d’hommes d’affaires attirés par les opportunités de business à Tanger. «Une tendance qui semble installée» et sur laquelle il faudra capitaliser, insiste le Conseil.
    Le secteur touristique a en effet profité de l’euphorie du secteur industriel que connaît la Région. Les flux d’investissements que connaissent Tanger et ses villes voisines ont grandement bénéficié au secteur hôtelier en attirant bon nombre de visiteurs

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    Le centre-ville et la corniche sont  actuellement en pleine métamorphose, et une grande partie des travaux de voirie pour Tanger-Métropole seront prêts à la veille de cet été pour accueillir les visiteurs  (Ph. Adam)

    directement ou indirectement liés au monde des affaires.
    Cette évolution se traduit positivement sur le parc hôtelier de la région, dont le taux de remplissage est en pleine effervescence. Résultat, les unités déjà en place mettent à niveau leur établissements et améliorent leur qualité de service. Certaines unités ont même choisi de s’adosser à des enseignes de premier rang comme le Solazur. Ce dernier a signé en 2015 avec l’enseigne Kenzi, après avoir passé quelques années sous le nom de Husa, une enseigne espagnole qui s’est retirée en 2014.
    D’autres enseignes se sont aussi intéressées à Tanger comme Golden Tulip qui vient d’ouvrir une 2e unité, mais haut de gamme, le Royal Tulip.

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    L’évolution des nuitées à Tanger ne réussit pas à dépasser le 1 million. Elle plafonne actuellement autour des 900.000 nuitées avec une tendance à la baisse. Mais le nouveau profil des touristes compense cette baisse. Il s’agit en général de businessmen et de cadres qui dépensent plus pendant leur séjour

    Au niveau de la clientèle, le marché français est en berne, avec une réduction des arrivées et des nuitées de 16% et le Nord n’attirerait plus autant d’Espagnols qu’avant.
    Selon le CRT de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, cette perte de marché est due au contexte d’instabilité actuel qui a favorisé d’autres destinations en Méditerranée, dans d’autres pays européens ou au sein de l’Espagne elle-même, pays à grande vocation touristique, faut-il le rappeler. Ces effets se sont traduits par une nette réduction des arrivées de touristes espagnols de près de 23% en 2015 par rapport à l’année précédente, et une réduction de 25% des nuitées. Mais l’expérience a largement montré que la mémoire du touriste est courte et qu’en cas de retour de la stabilité, les clients habitués de la région y reviendraient sûrement.
    Les touristes nationaux, eux, sont fidèles au poste avec presque un demi-million de nuitées, en légère hausse de 2% par rapport à la période précédente. Cela, malgré un été amputé d’une partie à cause de Ramadan qui coïncidait avec une bonne partie du mois de juillet.
    Longtemps considérés comme la cinquième roue du carrosse, les nationaux ont permis au secteur hôtelier local d’assurer une traversée du désert sans dégâts en assurant un minimum d’activité.

    L’effet Salman

    Le tourisme arabe a vu ses chiffres augmenter de façon notable par rapport aux années précédentes pour atteindre les 57.000 arrivées en 2015, soit une croissance de 46%. Dans ce cas, l’effet «Salman», le Roi saoudien et la cour qui l’accompagnait lors de son séjour à Tanger l’été dernier, est à relever.
    Le monarque saoudien avait séjourné à Tanger, ville qu’il apprécie beaucoup pendant plus d’un mois jusqu’à la mi-septembre, ce qui s’est traduit par le jack-pot pour une bonne partie du secteur touristique local. Le séjour avait été très suivi à l’époque, surtout qu’il intervenait après une courte visite à Vallauris, en France, où la privatisation d’une plage pour le Roi Salman avait fait l’objet d’une vive polémique. Il est sûr à présent que le même scénario se reproduira cette année. Les opérateurs font état d’importantes réservations pour la cour accompagnant le Roi et pour ses invités. Certaines sources avancent le chiffre de 800 entre suites et villas. En plus de passer l’été à Tanger, le Roi Salman devrait aussi marier l’un de ses fils, soit un important groupe d’invités à loger et à nourrir, pour le plus grand bénéfice des hôteliers de la région.

                                                                            

    Parc hôtelier: 2,6 milliards de DH d’investissement

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    Pas moins de neuf établissements hôteliers pour un investissement total de 2,6 milliards de DH sont actuellement en chantier dans la région de Tanger pour une capacité totale de 1.800 chambres et de 3.420 lits. Parmi eux, cinq hôtels cinq étoiles, selon le ministère du Tourisme, viennent s’ajouter à deux autres déjà entrés en service en 2015.
    Il y a le premier Hilton de Tanger. Il s’agit du Garden City Center, l’équivalent 4 étoiles dans la catégorie des Hilton. Un autre établissement de l’enseigne de catégorie supérieure, l’équivalent d’un 5 étoiles, devrait d’ailleurs ouvrir avant la fin de l’année dans le nouveau centre d’affaires de la ville qui s’est décalé vers la gare ferroviaire de Tanger à deux pas de la corniche. Un troisième Hilton est prévu dans le cadre de la station balnéaire de Houara. Il devrait ouvrir ses portes en 2017, selon les premières prévisions.  Non loin de là, sur la côte tétouanaise, le Sofitel Tamuda Bay Beach & Spa a déjà commencé à recevoir ses premiers clients. Il s’agit d’un hôtel situé à Mdiq avec 82 chambres profitant d’une vue mer et piscine. Il compte également avec cinq villas et huit suites «Plage» équipées de terrasses et jacuzzi en plus d’un Spa qui s’étend sur 1.250 m2 avec piscine chauffée. En début d’été, un autre établissement de luxe devra lui aussi entrer en service, il s’agit du Banyan Tree Tamuda Bay de la prestigieuse chaîne asiatique. Il s’agit du premier hôtel de l’enseigne à ouvrir au Maroc. Ce dernier devra recevoir ses premiers clients dès le mois de juillet. Il dispose de 92 villas de 200 à 400 m2 avec piscines privées et assorties de services hôteliers complets.

     

     

     

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