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    Evénement

    Assurance maladie
    Le ticket modérateur étendu aux maladies lourdes

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4785 Le 01/06/2016 | Partager
    Le dispositif concerne les médicaments chers
    La mesure en vigueur à partir du 18 juillet
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    Selon les estimations, 268.000 personnes sont porteuses d’au moins une maladie lourde, dont 160.000 affiliées à la Cnops. Le reste relève de la CNSS. Les charges liées aux maladies chroniques risquent de représenter les 2/3 du régime AMO en 2025

    Les pharmaciens d’officine se frottent les mains. L’arrêté relatif à la convention signée entre le Conseil de l’Ordre, la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens (FNSP) et les organismes de gestion de l’assurance maladie obligatoire vient d’être rendu public. Ainsi, à partir du 18 juillet prochain, les patients atteints d’affection longue durée (ALD) ou d’affection lourde et coûteuse (ALC) pourront récupérer directement leurs médicaments auprès des pharmacies moyennant le paiement d’un ticket modérateur, le cas échéant. Dans une première étape, le dispositif avait été mis en place il y a deux ans et concernait à peine une trentaine de médicaments. Le système est déjà rodé entre les pharmaciens et la CNSS. Il sera étendu aux assurés relevant de la Cnops dans un mois et demi environ. Au total, l’extension du ticket modérateur concernera 86 médicaments de 556 DH à 38.480 DH au profit des affiliés aussi bien de la CNSS que de la Cnops. Dans le cas des traitements lourds, tels que la cancérologie, il faut toujours raisonner en cure d’une durée plus ou moins importante. Par conséquent, la facture est souvent salée et peut atteindre des montants rédhibitoires pour les patients. D’où l’intérêt du tiers payant qui permet d’accéder au traitement sans débourser de gros montants. La liste détaillée des médicaments concernés peut être téléchargée à partir du portail de la Fédération des pharmaciens (http://federation-pharmaciens.ma/).
    La mesure facilitera la tâche aussi bien aux bénéficiaires qu’aux pharmaciens. «Pour récupérer ses médicaments chers, le patient n’aura plus qu’à se rendre dans une officine de son choix, muni de sa prise en charge et de son ordonnance. Cette dernière ne doit comporter que les médicaments concernés par le tiers payant. Sauf qu’il faut savoir que la convention est ouverte à tous les pharmaciens du Royaume, mais sur une base volontaire. Il n’aura plus qu’à régler le ticket modérateur le cas échéant parce qu’il existe des médicaments pour lesquels il n’aura rien à payer car ils sont totalement pris en charge», explique Mounir Fayçal, président de la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens. Sans oublier la gestion du phénomène des chèques de garantie que certains patients devaient souvent présenter en contrepartie des médicaments en attendant leur remboursement.
    Pour les officinaux, le plus important dans le dispositif concerne la situation de la pharmacie de la Cnops, qu’ils jugent «illégale». «Actuellement, les bénéficiaires résidant à Oujda, Agadir, Tan-Tan ou Assa sont obligés de se déplacer jusqu’à Rabat pour récupérer leurs médicaments chers auprès de la pharmacie de la Cnops et repartir pour un long trajet», rappelle le président de la Fédération. Ce qui correspond à une rupture dans la chaîne de froid concernant certains médicaments qui, au lieu d’être conservés à des températures contrôlées, sont souvent exposés à des chaleurs dépassant 30 degrés dans certaines régions. En plus du danger auquel ils s’exposent à cause des mauvaises conditions de transport de leurs médicaments, les patients devaient également assumer les charges liées à leur déplacement. Après l’entrée en vigueur de la convention sur le ticket modérateur à l’été, ils pourront faire des économies puisqu’ils auront la possibilité de se rendre dans la pharmacie la plus proche de leur domicile et récupérer des médicaments de qualité conservés dans des conditions optimales.
    Avec l’élargissement du tiers payant, les pharmaciens sont appelés à assurer  eux-mêmes le recouvrement auprès des organismes gestionnaires. Jusqu’à présent, les délais de paiement pratiqués par la CNSS n’excèdent pas 20 jours. Comment en sera-t-il avec la Cnops?

    Mode opératoire

    Selon les termes de la convention signée entre les organismes gestionnaires et les pharmaciens, l’attestation de prise en charge sera délivrée dans un délai de 48 jours ouvrables. En cas de refus, un courrier est transmis à l’assuré. La prise en charge, qui précise le montant dont le paiement revient au patient, doit être exécutée dans un délai d’un mois à compter de la date de sa délivrance.
    Pour prévenir les dérives, les pharmaciens d’officine s’engagent à n’utiliser que les documents normalisés par l’Anam et à respecter les procédures mises en place par le régulateur. L’adhésion au Système national intégré de gestion d’information est d’ailleurs obligatoire. Les pharmaciens devront également obtenir un référent INPE ainsi qu’un code à barres auprès de l’Anam. Pour éviter tout rejet, ces références devront toujours être portées sur les imprimés AMO.

     

     

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