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Régions

Casablanca: Enfin une issue pour le dossier M’dina Bus?

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4767 Le 06/05/2016 | Partager
Appel d’offres pour sélectionner le cabinet chargé de l’audit
Les résultats disponibles dans 8 mois
Le contrat de gestion déléguée sera revu

Après les élus, les opérateurs économiques, les médias… c’était au tour des hommes d’affaires suisses (voir aussi encadré) de rencontrer Abdelaziz El Omari, président du Conseil de la ville de Casablanca mercredi 4 mai. Mais le maire, retenu par des obligations de dernière minute, s’est fait remplacer par sa 6e adjointe Hakima Fasly, en charge de la coopération et des relations internationales. Ont également pris part à cette réunion, Abdessamad Haykar, 2e adjoint en charge de l’urbanisme, et  Lakhdar Hamdani, président de la commission budget et programmation.  
L’objectif de cette série de rencontres est, rappelons-le, de recueillir les suggestions avant l’élaboration du plan de développement tant attendu du nouveau bureau. «La loi organique des collectivités territoriales oblige toutes les communes à établir un plan de développement au cours de la 1re année d’exercice», explique Hakima Fasly. Selon elle, ce laps de temps est mis à profit pour adopter une «approche participative» visant à intégrer l’ensemble des parties prenantes. «Ce vendredi 6 mai, nous allons rencontrer les représentants de la société civile et, lundi 9 mai, ce sera au tour des syndicats et partis politique», annonce Abdessamad Haykar. Ce dernier rendez-vous devra clore ce processus de concertation préalable à l’élaboration du plan d’action. Parallèlement, une démarche de diagnostic est également mise en place prenant en compte aussi bien les axes du plan de développement du Grand Casablanca (PDGC) que les projets menés par la région Casablanca-Settat.
Après avoir retracé les grandes lignes du PDGC, les adjoints du maire se sont relayés pour répondre aux interrogations de la salle. Et bien que les opérateurs suisses n’étaient pas nombreux, plusieurs participants ont pris la parole pour poser les questions qui leur tenaient à cœur.
■ Transport: Un audit pour définir les responsabilités
L’une des premières préoccupations concernait les problèmes du transport en commun et la situation de blocage qui prévaut avec M’dina Bus, délégataire des services publics. «Le retard pris sur les engagements du délégataire et de l’autorité délégante s’est traduit par des répercussions négatives sur la qualité de service», reconnaît Abdessamad Haykar, vice-président du Conseil de la ville. En effet, l’ancien comité de suivi et de contrôle ne s’est pas réuni depuis 2008, ce qui s’est traduit par un retard sur le calendrier de la revue triennale. Celle-ci permet normalement de revoir les engagements des deux parties et de rectifier le tir en cas de besoin. Le nouveau comité de suivi, qui s’est réuni le 17 février dernier (cf. édition du 19 février 2016), a décidé le lancement d’une opération d’audit préalable à la revue triennale. «Un appel d’offres sera lancé la semaine prochaine afin de sélectionner le cabinet indépendant qui va mener cet audit qui permettra de définir les responsabilités de chacun», annonce Abdessamad Haykar. Outre le processus de sélection du cabinet (qui durera au moins 2 mois), l’audit nécessitera une période de 6 mois. L’opération concernera trois volets: financier, juridique et comptable. Les termes du contrat de gestion déléguée, qui expirera en octobre 2019, seront  revus à la lumière des résultats de l’audit (attendus début 2017).  

■ Des caméras pour réduire les lourdeurs administratives
«Les lourdeurs administratives concernent l’ensemble du Royaume et non seulement Casablanca», tient à préciser Hakima Fasly. Pour y remédier, le Conseil de la ville a mis en place un organigramme unifié pour l’ensemble des 16 arrondissements du Grand Casablanca. De même, des caméras ont été installées pour suivre directement ce qui se passe dans l’administration, explique Fasly. En outre, le schéma directeur de la transformation numérique (en cours d’élaboration) contribuera à alléger ces lourdeurs, grâce à la dématérialisation de plusieurs services administratifs.

■ Schéma directeur de l’éclairage public
En réponse à une remarque sur la qualité de l’éclairage public, Abdessamad Haykar a déclaré qu’une étude était en cours pour établir un schéma directeur. L’objectif est de mettre en place peu à peu l’éclairage à l’énergie solaire. «Le parc de la Ligue arabe, en cours de réaménagement, sera doté de ce type d’éclairage», annonce Haykar. Le Conseil de la ville veut lancer des projets pilotes d’éclairage public à l’énergie solaire, avant de les généraliser. «En attendant, tous les boulevards aménagés sont aujourd’hui équipés de la technologie LED pour économiser l’électricité», poursuit le 1er vice-président du Conseil de la ville.

■ Adieu les dos d’âne
L’un des participants, spécialiste des revêtements extérieurs, a signalé l’absence d’aménagements destinés à faciliter l’accessibilité des personnes à besoins spécifiques. «Les dalles podotactiles (pour les non-voyants) sont aujourd’hui disponibles à Sefrou, Ifrane et Marrakech, mais pas à Casablanca qui doit donner l’exemple», fait-il remarquer. Hakima Fasly a reconnu l’absence d’aménagements spécifiques aux non-voyants, handicapés… tout en assurant que ce volet sera pris en considération dans le nouveau plan de développement du Conseil de la ville. Fasly a également promis de régler définitivement le problème des ralentisseurs (communément appelés dos d’âne).

Les Suisses briguent les marchés de la ville

«Les entreprises suisses sont intéressées par les nouveaux marchés de Casablanca qui est aujourd’hui une ville en pleine mutation», affirme Sami Zerelli, président de la Chambre de commerce suisse, qui a organisé la rencontre de mercredi 4 mai.
Avec la présence d’une trentaine d’entreprises suisses à peine, la République helvétique arrive à se placer en 5e position en termes d’investissements. «Nous espérons améliorer ce classement grâce à la fusion Lafarge-Holcim», annonce Zerelli. Parmi les secteurs les plus prometteurs, figure celui des énergies renouvelables. «En termes de production solaire, nous disposons de technologies innovantes qui permettent de produire de l’énergie en chauffant l’air et non l’huile, jugée plus polluante», poursuit-il.

 300 familles à déloger pour réaménager El Hank

L’aménagement du littoral est un autre sujet qui préoccupe les Casablancais. «Nous sommes en phase de négociation avec les habitants du bidonville d’El Hank», annonce Haykar. Plus de 300 ménages sont concernés par un programme de relogement à Ouled Azzouz ou Ouled Saleh. Le but étant de dégager cet espace en vue de son réaménagement. Le vice-président du Conseil de la ville a également souligné que son équipe pense à étendre la période d’exploitation des plages sur 3 ou 4 ans (au lieu de la saison estivale comme c’est le cas aujourd’hui). Le prolongement de la période d’exploitation permettra, selon lui, d’améliorer les investissements.

 

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