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Régions

Fès/Session du conseil communal
38 points à l’ordre du jour, un record

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4766 Le 05/05/2016 | Partager
Plus de 5 millions de DH consacrés à l’achat de voitures
Le maire se défend, les élus de l’Istiqlal votent «contre»
Quick, Fès Shore, Oued Fès…les investisseurs reviennent
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Vivement critiqué pour l’achat de voitures de service, Driss El Azami El Idrissi, maire (PJD) de Fès a voté «pour» plus d’efficacité pour des fonctionnaires communaux (Ph. YSA)

«Exiger plus d’efficacité des fonctionnaires suppose obligatoirement de les doter de moyens matériels». C’est l’idée défendue par Driss El Azami El Idrissi, lors de la session du conseil communal de Fès, tenue ce mercredi 4 mai 2016. «Nous voulons plus de productivité et plus de contrôle en matière de propreté et nettoiement, éclairage public, transport, récupération des taxes urbaines… il faut y mettre les moyens. Acheter des voitures de fonction à nos responsables de services en fait partie», explique le maire pejidiste. «Pas du tout du même avis», les élus de l’Istiqlal ont voté «contre» l’acquisition de ces véhicules. En tête, Allal El Amraoui, l’ancien vice-maire, pour qui «la commune a d’autres priorités, le confortement des maisons menaçant ruine et le relogement des personnes sinistrées entre autres». «10% du montant réservé par l’actuel bureau aurait largement suffi à l’achat de voitures», estime-t-il. Il rappelle à juste titre que l’ancien maire avait priorisé les équipements, les voieries et autres infrastructures sur l’achat de véhicules qu’ils considéraient comme un «luxe». Même son de cloche auprès de Hamid Setti et Fatéma El Filali, tous deux élus PI, pour qui «les 5 millions de DH auraient pu servir au renforcement de la subvention (3 millions de DH) consacrée au traitement des maisons vétustes. Mais, en vain. La majorité a conforté les propositions du bureau dirigeant. En tout cas, la session du mois de mai a enregistré un record sur le plan de son ordre du jour. Lequel comptait quelque 38 points, une première. «Nous avons opté pour le partenariat afin d’encourager l’investissement et l’emploi», dit El Azami. Ainsi, son conseil a approuvé plusieurs accords de coopération allant dans ce sens. Y figure notamment celui convenu avec MedZ (voir L’Economiste Edition 4765). La filiale de CDG Développement s’engage à lancer rapidement la deuxième phase de son projet Fès Shore. «Il en est de même pour la zone touristique Oued Fès qui sera relancée avec des conditions avantageuses dont l’octroi de deux terrains à titre gracieux aux opérateurs touristiques», souligne le maire. Et de poursuivre: «nous allons lancer rapidement la mise à niveau des zones industrielles de Bensouda, Sidi Brahim et Doukkarat». D’emblée, les conseillers ont approuvé un budget de 2 millions de DH pour Bensouda. Toujours, en matière d’investissement, El Azami a annoncé l’arrivée des restaurants Quick. Une première enseigne s’installera en plein centre-ville, à côté du marché central. La commune lui a accordé la location d’un terrain de plus de 2.300 m2, utilisé jusque-là comme parking. Ce lot est mis à la disposition du restaurateur pour une durée de 10 ans, moyennant  un loyer mensuel de 40.000 DH. Pour sa part, la société bénéficiaire devrait créer 80 emplois et construire un parking souterrain de 90 places. Lequel sera géré en partie (50%) par la commune. «Un autre parking aux normes de sécurité sera aménagé à l’entrée de la place R’cif, afin d’attirer plus de visiteurs dans la médina», espère El Azami.
Par ailleurs, la Ville s’associera avec le ministère de l’Agriculture et l’Office des pêches, pour construire un marché de poisson aux normes internationales. Ceci, afin de permettre aux habitants de Fès d’avoir du poisson frais comme dans les villes côtières, estiment les responsables communaux. Pour eux, la qualité des aliments prime. «D’ailleurs, les amendes des contrevenants parmi les commerçants, restaurateurs, et autres ont été revues à la hausse», alertent-ils.  
Enfin, en matière d’environnement, la mairie a voté un budget de 100.000 DH pour participer à la lutte contre la «Pistia Stratiotes», une plante qui ravage la rivière Oued Fès. Signalons que même le Conseil régional ainsi que d’autres partenaires affûtent leurs armes pour s’attaquer à cette plante appelée aussi «laitue d'eau». Pour les paysagistes, «c’est une espèce de plante aquatique de la famille des Araceae. Elle est maintenant pantropicale».

Appui aux associations

Le conseil communal de Fès a voté, hier, pour des subventions d’appui aux associations de «l’Avenir, des parents et amis des enfants cancéreux», «la protection des enfants», «œuvres sociales de la wilaya de Fès», «festival de la culture soufie», et «la diplomatie culinaire». La participation de la commune varie entre 200.000 et 300.000 DH. Un budget qui servira à promouvoir le travail associatif, les œuvres sociales et l’animation culturelle de la ville. Enfin, la Commune de Fès a réactivé son accord de coopération décentralisée avec Strasbourg (France) et validé son jumelage avec Shandong (Japon).

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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