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Evénement

Samir: «Tractations» en coulisses…

Par Aïda LO | Edition N°:4761 Le 28/04/2016 | Partager
Levées des ATD et des saisies conservatoires
Les filiales du groupe tiendront leur conseil d’administration ce vendredi
Les comptes de la société seront publiés avant le 31 mai prochain
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Depuis l’arrêt en août 2015 de la raffinerie, le Maroc importe la totalité de ses besoins en carburant sous forme de produits raffinés. Ce qui n’est pas sans impact sur la balance commerciale, sans compter le manque à gagner en termes d’export des produits dérivés (Ph. L’Economiste)

Depuis sa nomination par le tribunal de commerce de Casablanca en tant que syndic de Samir, Mohamed El Krimi se bat pour remettre à pied la raffinerie. Il enchaîne les réunions avec les principaux créanciers. Ce qui a permis de dissiper certaines tensions entre la société et l’administration douanière. Les négociations ont finalement abouti à la levée des ATD de la douane et de la plupart des saisies conservatoires. C’est une épine –d’une valeur de 13 milliards de DH- qui a pu être retirée sans grands dégâts. Cela permettra ainsi une meilleure valorisation du groupe pour le rééchelonnement de sa dette ou en cas d’une hypothétique reprise.
Samir traîne encore une dette bancaire et obligataire de plus de 10 milliards de DH sans compter le redressement fiscal de 1,5 milliard. A cela s’ajoutent des impayés d’une autre dizaine de milliards de DH vis-à-vis de plusieurs fournisseurs. Dans sa dernière communication, le syndic informe le marché financier que les comptes sociaux et consolidés de Samir seront publiés au plus tard le 31 mai. Les filiales tiendront leurs conseils d’administration le vendredi 29 avril. Tout comme Alliances, Samir n’a pas pu présenter ses comptes avant la date limite fixée au 31 mars. Les sorties de la société se sont faites de plus en plus rares, hormis le profit warning émis début mars. Depuis l’arrêt de la production en août 2015 et le mutisme de son management, le marché se préparait déjà à la faillite du groupe. La société a perdu beaucoup d’argent d’année en année. Les pertes ont atteint 2,5 milliards de DH en 2014 et plus de 2,2 milliards rien qu’au premier semestre 2015.
N’ayant pas développé de plan de relance, le groupe est soumis à une liquidation judiciaire. Un jugement qui fait l’objet d’un appel puisque les dirigeants réclamaient au départ un redressement judiciaire et non pas une liquidation. L’audience a été fixée au 4 mai prochain. Pour l’heure, ce recours n’a aucun effet sur la procédure qui est assortie d’un plan de continuation de trois mois.
En attendant, les prises de contact se sont multipliées avec les principaux partenaires stratégiques de Samir. La raffinerie accorde ses violons avec Marsa Maroc, l’Agence nationale des ports et la capitainerie du port de Mohammedia pour assurer l’approvisionnement en matières premières. De plus, El Krimi affirme la poursuite des discussions avec  les différents créanciers afin de «convenir des mécanismes permettant d’accompagner la société durant cette phase». Les semaines qui suivent ne seront pas de tout repos pour le syndic. Surtout s’il s’attire les foudres des filiales en épluchant leurs comptes. Récemment, c’est l’entité de distribution SDCC qui s’attaque au spécialiste des liquidations judiciaires en le soupçonnant d’ingérence. Visiblement, la méthode de travail du syndic n’est pas du goût de ces protagonistes. Contrairement aux partenaires sociaux, qui ont été associés aux démarches du syndic.
Si, à l’issue de ce délai de trois mois, les créances du raffineur sont remboursées, la liquidation judiciaire peut être clôturée en vertu de l’article 635. Celui-ci stipule « qu’à tout moment, le tribunal peut prononcer, même d’office, et sur rapport du juge-commissaire, la clôture de la liquidation judiciaire: lorsqu’il n’existe plus de passif exigible ou que le syndic dispose des sommes suffisantes pour désintéresser les créanciers. Ou lorsque la poursuite des opérations de liquidation judiciaire est rendue impossible en raison de l’insuffisance de l’actif ». Corral, l’actionnaire majoritaire, dispose aussi d’une ultime occasion via ce délai de trois mois pour honorer ses engagements en injectant des fonds. Car depuis que le dossier a atterri au tribunal de commerce de Casablanca, les effets d’annonce se sont enchaînés sans pour autant aboutir à une action concrète.
 

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