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    Evénement

    Ilyas El Omari au Club de L’Economiste
    Le vrai poids du PAM

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4759 Le 26/04/2016 | Partager
    Les confidences du SG du parti
    En 2011, sa formation avait «accepté» de limiter le nombre de candidatures
    Le PJD accusé de «pratiques hégémoniques»
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    Pour Ilyas El Omari, secrétaire général du PAM, «le PJD nous a souvent accusés d’hégémonie. Or, les faits, notamment lors des dernières élections, ont montré que c’est le contraire qui est vrai. Le parti préfère diriger seul et écarter les autres formations, même celles de la majorité» (Ph Bziouat)

    L’annonce a l’effet d’une bombe. «Le PAM a limité ses candidatures lors des élections de 2011, pour éviter un raz-de-marée, suite à des contacts entre l’Etat et le parti, dirigé à l’époque par Mohamed Cheikh Biadillah». C’est ce qu’a dévoilé, pour la première fois, Ilyas El Omari, qui était l’invité du Club de L’Economiste, hier à Casablanca. Le SG du PAM a indiqué que sa formation «avait décidé de ne pas dépasser 50 sièges, au moment où les pronostics tablaient sur près de 120. Dans le contexte de l’époque, il ne fallait pas que nous arrivions premiers». C’est dans cette logique qu’est née l’initiative du G8. L’idée était de répartir les candidats ayant le plus de chance de réussite sur les autres partis de cette alliance. Ce qui devait permettre des résultats équilibrés. Sa formation avait également «évité de se présenter dans des circonscriptions qui connaissaient la participation de SG de partis ou de ministres, même si nos candidats pouvaient décrocher ces sièges». Certaines formations du G8 étaient au courant de ce procédé, est-il indiqué. Quoi qu’il en soit, le patron du parti du tracteur se défend des accusations d’hégémonie, souvent pointée par les membres du PJD. «Les faits ont montré que c’est le contraire qui est vrai», a martelé El Omari, qui a rappelé que cela s’est soldé par «de nouvelles élites élues, qui ont permis de renouveler 80% des parlementaires du parti». D’autres détails sur la montée en force du parti dans le champ politique seront publiés dans nos prochaines éditions.
    Pour le SG du PAM, d’autres affaires sont révélatrices de cette logique «d’hégémonie du PJD». C’est ce qui s’est passé, selon lui, après les dernières élections locales  et régionales. «Dans toutes les grandes villes où le PJD est arrivé premier, il a accaparé les présidences et exclu les autres formations de la majorité. Dans certaines villes, il a préféré s’allier à l’opposition, notamment l’UC. Mais quand nous avons coordonné avec le RNI, il est monté au créneau», a expliqué El Omari. Ce sont ces pratiques qui «ont empoisonné l’ambiance au sein de la majorité», a-t-il ajouté.
    A quelques mois des élections, le patron du PAM ne cache pas ses craintes concernant «la reproduction de ces pratiques hégémonistes, qui se sont traduit par des fraudes graves lors du dernier scrutin». El Omari a accusé le PJD «de paramétrage anticipé du corps électoral». En clair: le PJD avait surfé sur l’appel du ministère de l’Intérieur pour encourager les inscriptions dans les listes électorales. «Des chapiteaux ont été mis en place par le PJD pour inscrire les citoyens. Ce qui constitue une atteinte grave à la protection des données personnelles, qui ont été exploitées à des fins électorales», a-t-il expliqué. Résultat, «des citoyens recevaient des lettres personnalisées de la part des candidats du PJD, leur indiquant le bureau de vote». C’est pour cela que «nous avons demandé officiellement au ministère de l’Intérieur des clarifications concernant les données des inscriptions et leur nature», a-t-il dit.
    Sur la question de la baisse du seuil d’éligibilité à 3%, le PAM refuse de se prononcer pour le moment. «C’est la position que nous avons défendue lorsque le chef du gouvernement nous avait demandé notre avis. C’est à l’exécutif de faire une proposition, qui doit être validée par le Conseil du gouvernement et celui des ministres. C’est à ce moment que nous pourrons annoncer notre position», a expliqué Ilyas El Omari. Une chose est sûre: «le PAM sera lésé par la baisse du seuil», a-t-il concédé.

    Quid de l’affaire du maire de Rabat

    Le maire de Rabat, Mohamed Saddiki, devait être entendu, hier, par la Brigade nationale de la police judiciaire à Casablanca. Cet ex-ingénieur de Redal, aurait bénéficié d’un départ à la retraite anticipée, dans «des conditions contestées». Un dossier qui avait suscité la polémique, après que l’état major du PJD ait crié au scandale. Fidèles à leur «stratégie de victimisation», les membres du parti de Abdelilah Benkirane ont politisé cette affaire, avançant son «exploitation par les ennemis du parti». Dans cette affaire, la responsabilité du PAM est pointée par le PJD. Ilyas El Omari s’en défend. «Lorsque nous avons été attaqués par la direction du PJD, nous avons décidé d’éviter l’implication des instances centrales du parti dans les conflits au niveau local», a-t-il expliqué. Par contre, «nous avons exigé deux inspections, des ministères des Finances et de l’Intérieur, car les accusations sont graves», a-t-il ajouté (cf.www.leconomiste.com). El Omari avance qu’il est «prêt à s’excuser et de faire l’objet de poursuites judiciaires si les documents relatifs à ce dossier sont falsifiés».

     

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