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Jusqu’où ira la chute du pétrole?

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4756 Le 21/04/2016 | Partager
Les cours au-dessus des 40 dollars malgré la réunion de Doha
La fin de la grève des employés du secteur au Koweït fait rebasculer le baril
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Les experts de Natixis s’attendent pour 2017 à une hausse du prix du pétrole, probablement vers 60 dollars le baril. Ceci avec la croissance assez rapide de la demande mondiale de pétrole et la baisse de la production. La chute d’environ 60% des cours du brut depuis juin 2014 a été causée par une surabondance de l’offre

Les cours du pétrole continuaient, hier 20 avril, sur leur chute. En fin d’après-midi les cours du Brent et du WTI étaient au-dessus du seuil des 40 dollars. Ce qui a effacé l’essentiel des gains enregistrés la veille après l’annonce de la fin du mouvement de grève des employés du secteur pétrolier au Koweït qui avait soutenu les cours ces derniers jours. La compagnie pétrolière d’Etat du Koweït a annoncé que le pays reviendrait à son niveau de production de 3 millions de barils par jour (mbj) dans trois jours. La production a baissé de moitié et les opérations de raffinage de plus de 40% pendant la grève.
Dans l’attentisme, les investisseurs avaient espéré voir la dernière réunion de Doha aboutir à une décision sur un gel d’une production surabondante qui pèse sur les prix depuis près de deux ans. Mais les divergences avec l’Iran, qui a annoncé au dernier moment son absence à la réunion et l’Arabie saoudite ont empêché tout accord. Au final, la production de pétrole devrait rester élevée. Ce qui devrait mettre les cours du brut de nouveau sous pression. En attendant, les marchés jouent au yo-yo avec l’or noir.
Le prix du pétrole devrait remonter entre 2016 et 2017, «ce qui devrait entraîner à nouveau une appréciation de l’euro, même si la hausse du prix du pétrole va améliorer l’économie américaine et détériorer l’économie de la zone euro, et pousser à une hausse des taux d’intérêt plus rapide aux Etats-Unis», indique Patrick Artus, chef économiste de Natixis (1). Dans son analyse, il assure que la remontée du prix du pétrole devrait soutenir la croissance aux Etats-Unis.
L’effet dominant étant l’amélioration de la situation du secteur de l’énergie (hausse des revenus et aussi des investissements). Mais elle devrait freiner la croissance dans la zone euro, l’effet dominant étant le freinage des salaires réels et de la consommation avec la hausse de l’inflation. Elle devrait faire monter l’inflation dans les deux pays.
Avec à la fois une croissance et une inflation plus fortes en 2017 aux Etats-Unis, la Réserve Fédérale devrait accélérer le rythme de la hausse de ses taux directeurs. La BCE étant devant une situation plus complexe avec moins de croissance et davantage d’inflation.
Revient aussi la question de l’impact du dollar sur l’offre et la demande de pétrole. Depuis 2002, le taux de change dollars/euros et le prix du pétrole sont fortement corrélés. «Une hausse (baisse) du prix du pétrole est associée à une appréciation (dépréciation) de l’euro, ce qu’on peut interpréter comme résultant du comportement de placement de leurs surplus par les pays pétroliers», relève l’expert de Natixis.
Cette corrélation reste valable même lorsque la croissance est plus forte aux Etats-Unis que dans la zone euro et que les taux d’intérêt sont plus élevés aux Etats-Unis que dans la zone euro, comme de 2002 à 2007.
Pour Natixis, «en 2017 (comme de 2002 au début de 2008) on devrait observer une croissance plus rapide aux Etats-Unis que dans la zone euro, des taux d’intérêt en hausse aux Etats-Unis par rapport à la zone euro, et pourtant une appréciation de l’euro par rapport au dollar». Ceci résulte de «la corrélation historique entre le taux de change dollar-euro et le prix du pétrole, qui a l’air d’être robuste», selon Patrick Artus.

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(1) «La question importante de la corrélation entre le taux de change dollars/euros et le prix du pétrole».

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