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    International

    Les PME doivent diversifier leurs sources de financement

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4754 Le 19/04/2016 | Partager
    Pour faire face aux difficultés de crédit
    Formule «pair à pair», apport participatif de fonds propres, affacturage …
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    Même si le financement des petites et moyennes entreprises a passé la phase de repli observée durant la crise financière, les conditions globales de crédit demeurent tendues

    Les PME sont encore trop attachées au financement bancaire et il faudrait diversifier leurs sources. Aussi, l’accès à des financements externes reste bien plus difficile pour ces entreprises que pour les grandes structures. Un constat relevé par l’OCDE dans la nouvelle étude sur «Le financement des PME et des entrepreneurs 2016». Face à une conjoncture difficile, la diversification des sources de financement donne aux dirigeants une flexibilité pour accroître leur potentiel de développement. Le partenariat public-privé (PPP) est une forme de diversification et d’approvisionnement.
    «La question du financement est l’une des clés capables de déverrouiller le potentiel des petites entreprises en matière d’innovation, de modernisation et d’amélioration de la productivité», a indiqué le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, au cours d’une présentation de l’étude. 
    L’OCDE met en exergue les évolutions sur la période 2012-2014. Point positif, elle montre que l’en-cours de crédit aux PME a augmenté dans 16 pays sur 27. Le volume des nouveaux prêts a été en général plus élevé en 2014 qu’en 2013. Dans la même veine, les conditions de crédit se sont assouplies et les taux d’intérêt des nouveaux prêts ont baissé en 2014 dans la majorité des pays étudiés.
    Plus inquiétant, l’écart des taux d’intérêt entre les prêts aux PME et les prêts aux grandes entreprises s’est encore creusé. La perception du risque associé au crédit aux PME se serait donc progressivement avivée. Elle semble être en décalage avec les nouvelles données qui montrent une nette tendance baissière des faillites de petites et moyennes entreprises. Celles-ci ayant reculé en 2014 dans 20 pays sur les 25 pour lesquels des données sont disponibles. Un autre constat, les investissements de capital-risque ont montré des signes de reprise et le recours à d’autres instruments de financement (crédit de «pair à pair», apport participatif de fonds propres, affacturage) a poursuivi sa progression. Mais la plupart des formules non bancaires demeurent hors de portée de la très grande majorité des PME.
    Un chapitre spécial s’intéresse aux investisseurs-tuteurs. Ces business angels qui peuvent contribuer à combler le déficit de financement des entreprises ayant un profil risque-rendement élevé pendant les premiers stades de leur développement.
    Il note l’utilité de leurs conseils, de leurs actions de tutorat et de leurs réseaux de relations. Y est également soulignée la nécessité d’améliorer le socle de données probantes afin de mieux appréhender le potentiel du tutorat-investissement pour le financement des PME et d’étayer la formulation de politiques adaptées.

     

     

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