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    Politique

    PJD-PPS: Le nouveau pacte

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4753 Le 18/04/2016 | Partager
    Les deux partis ensemble, dans la majorité ou dans l’opposition
    La porte reste ouverte au RNI
    Benkirane a déjà rencontré le patron du MP
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    Abdelilah Benkirane et Nabil Benabdallah ont officialisé leur intention de continuer à travailler ensemble après les élections législatives du 7 octobre, quels qu’en soient les résultats (Ph. Bziouat)

    Les manœuvres pour préparer l’après-législatives du 7 octobre prochain sont lancées. Abdelilah Benkirane et Nabil Benabdallah, entourés de leurs états-majors, se sont rencontrés samedi dernier au siège du PJD.  Objectif officiel : la concertation sur la situation politique et les perspectives d’avenir. Dans la réalité, les deux alliés veulent sceller un nouveau pacte pour l’après-élections. Le chef du gouvernement n’a pas dissimulé ses intentions en affirmant que «le parcours des deux formations sera long et l’avenir commun. Et nous serons ensemble dans la majorité ou dans l’opposition». Le secrétaire général du PPS est dans le même état d’esprit, tout en rappelant sa «détermination à continuer ensemble. Et la porte reste ouverte pour ceux qui souhaitent nous rejoindre». D’ailleurs, Benkirane n’a pas perdu son temps. Il a déjà rencontré Mohand Laenser, SG du MP, qui était accompagné de ses ministres.
    Quid du RNI, allié central de la majorité? Selon le chef du gouvernement,  les relations sont cordiales en dépit des «courts circuits des dernières semaines, mais si le RNI veut nous rejoindre, il est le bienvenu». Benabdallah a évoqué la «Koutla». Mais il faut que «l’Istiqlal cesse de souffler  le chaud et le froid, en clarifiant sa position», dit-il. Ce n’est pas le cas de l’USFP qui semble avoir pris une autre direction. Par contre, une alliance avec le PAM n’est pas à l’ordre du jour, a souligné le patron du PJD qui a continué dans son escalade verbale contre le parti de Ilyès El Omari.
    Incontestablement, le PJD et le PPS veulent poursuivre cette expérience de gouvernement qu’ils jugent «positive». Ils sont fiers du travail commun au gouvernement et au sein de la majorité au niveau des groupes parlementaires des deux Chambres du Parlement. Cela est valable pour le RNI et le MP, souligne un communiqué commun publié à l’issue de la rencontre du samedi. Ils ont également appelé à l’accélération de la mise en œuvre des projets de loi et des réformes contenues dans le programme gouvernemental jusqu’à la dernière minute de la vie de cet exécutif. Le communiqué note que l’expérience de cette majorité est perçue comme un modèle dans la construction démocratique et institutionnelle. Le Maroc, par sa stabilité politique et ses réformes, est cité comme un exemple à suivre par les institutions internationales. Les deux partis ont rappelé que les divergences de leurs références idéologiques ont enrichi les débats et permis de trouver les solutions adéquates.
    En procédant ainsi, Benkirane et Benabdallah cherchent à anticiper les résultats des prochaines législatives. Pis, ils font comme s’ils avaient gagné alors que plus de cinq mois nous séparent de cette échéance. Ici, l’adage populaire, qui consiste à mettre la charrue avant les bœufs, est illustré.

     

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