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    Tanger: La réhabilitation de la décharge sur les rails

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:4752 Le 15/04/2016 | Partager
    Coût de l’opération, 75 millions de DH
    Une décharge moderne prendra la relève à Al Menzla
    decharge_fes_052.jpg

    Fin de parcours pour la décharge de Tanger qui devra faire place à un centre de traitement moderne (Ph. Adam)

    Le ministère délégué chargé de l’Environnement vient de publier un appel d’offres pour le transfert et la réhabilitation de l’actuelle décharge publique de Tanger. Il s’agit de l’avant-dernière étape avant de voir ce dossier réglé définitivement. L’ouverture des plis aura lieu le 17 mai prochain et le coût des prestations est estimé à environ 75 millions de DH. L’appel devait être publié fin 2015, mais la complexité du dossier et le changement à la tête de la mairie de la ville ont ralenti son avancement. C’est en 2013 que la mairie s’est attelée à résoudre l’épineuse question de la décharge publique, source de nuisances pour la ville.
    La décharge, mise en place en 1972, s’étend sur un peu plus de 21 hectares. Elle reçoit chaque jour 1.000 tonnes de déchets, soit l’équivalent d’une cinquantaine de camions remorques. Pendant longtemps, elle est restée loin de la ville. Cette dernière ne se rappelait de son existence que les jours de grand vent qui ramenait les nuisances olfactives. Mais depuis quelques années, elle a été rattrapée par l’urbanisation qui a commencé à entourer son périmètre. Il s’agira pour l’attributaire de réaliser des travaux de nettoyage et de préparation des zones à réhabiliter, mais aussi de veiller à rassembler et déplacer l’ensemble des déchets, même ceux éparpillés par le vent à moins de 1.000 mètres des limites de la décharge. Il s’agira aussi d’assurer un compactage et talutage des déchets et leur couverture d’une couche imperméable pour éviter les fuites ainsi que d’une couverture finale en terre végétale.
    Le lixiviat, véritable jus concentré émanant des déchets, devra être soigneusement recueilli et traité. Les travaux de réhabilitation devront être lancés en parallèle avec la mise en place de la nouvelle décharge que prévoit la mairie. Un appel à présélection avait été lancé il y a quelques mois. Il s’agit d’un véritable centre de traitement des déchets que Tanger compte s’offrir. Afin d’y arriver, la ville a dû lancer un groupement de communes ‘Al Boughaz’ qui sera chargé de la gestion de ce centre de traitement des déchets. Il comprend outre Tanger, Asilah et Gzenaya auxquelles s’ajoutent les communes rurales d’Al Menzla, Aquouass Briech, Sebt Zinat, Dar Chaoui, Had El Gharbia, Aouama, Sahel Chamali et Tnine Sidi El Yamani. Le centre devrait être installé à Al Menzla, à plusieurs kilomètres de Tanger, une option qui a soulevé des problèmes légaux d’ordre budgétaire qui ont été levés par la création du groupement. A noter que le projet de la future décharge prévoit un site moderne avec une gestion électronique automatisée du contrôle des accès, un changement radical par rapport à l’actuelle décharge. Deux clôtures sont en effet prévues pour interdire l’accès des personnes étrangères au service, même les chiffonniers ne pourront pas y entrer. Outre les zones d’enfouissement, il devrait disposer d’un centre de tri équipé de trieurs automatiques pour la valorisation des déchets. Il devrait aussi avoir une empreinte environnementale faible avec des réseaux de collecte des eaux usées et du lixiviat avant leur traitement et leur rejet dans le milieu naturel.

     

     

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