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    FMI/Banque mondiale La croissance fragile domine l’agenda

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4752 Le 15/04/2016 | Partager
    La hausse des dettes publiques inquiète
    Participation d’une forte délégation marocaine

    Croissance fragile, spectre du Brexit, crise des migrants, scandale des «Panama Papers»… Les sujets de débat ne manqueront pas lors des Réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale qui se tiendront du 15 au 17 avril à Washington. Le Maroc y participe à travers une forte délégation (Bank Al-Maghrib…). Mohamed Boussaid, le ministre de l’Economie et des Finances, a participé jeudi 14 avril, au siège de la Banque mondiale à une rencontre ayant pour thème «Accord de Paris sur le climat: passons à l’action».
    Le Fonds monétaire international a abaissé à 3,2% sa prévision de croissance mondiale en 2016 (cf. notre édition N°4750 du mercredi 13 avril). A cela s’ajoutent les risques liés à la stabilité financière mondiale qui se sont accentués en raison de la montée des risques économiques et des incertitudes, de la chute des cours des matières premières et des préoccupations suscitées par l’économie chinoise. Dans cette conjoncture difficile, les politiques budgétaires doivent être prêtes à riposter sans délai pour accompagner la croissance et réduire les facteurs de vulnérabilité, recommandent les équipes du FMI. Les initiatives de la BCE et la démarche plus prudente de la Réserve fédérale au regard du relèvement des taux d’intérêt offrent une bouffée d’oxygène provisoire.
    L’autre problème est lié à la dégradation de la situation des finances publiques. Les ratios de dette publique ayant été revus à la hausse dans la plupart des pays. Les révisions les plus marquées ont été signalées dans les pays émergents et à revenu intermédiaire. Les ratios de déficit budgétaire en 2015-2016 devraient à présent dépasser les niveaux observés au début de la crise financière mondiale. La situation budgétaire des pays exportateurs de produits de base a été particulièrement mise à mal. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les soldes budgétaires cumulés des exportateurs de pétrole devraient à eux seuls se dégrader de plus de 2.000 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années par rapport à 2004-2008. Les pays avancés restent vulnérables dans le contexte d’une dette publique élevée (supérieure à 100% du PIB, en moyenne), d’une inflation faible et d’une croissance atone. La dette publique devrait ainsi atteindre cette année près de 250% du PIB au Japon, 133% en Italie, 107% aux Etats-Unis et un peu plus de 98% en France, selon les prévisions du FMI. Les risques budgétaires s’accentuent pratiquement partout. Dans les pays avancés, compte tenu du risque de persistance d’une croissance fragile et d’une inflation faible, une réduction des ratios d’endettement apparaît encore plus difficile.

     «Panama Papers», invité de fait

    A Washington, les grands argentiers du monde ne pourront pas esquiver les révélations des «Panama Papers» qui ont provoqué la démission du Premier ministre islandais et l’ouverture de nombreuses enquêtes pour évasion fiscale. La France et ses partenaires européens devraient plaider pour l’établissement d’une nouvelle liste noire des paradis fiscaux non coopératifs et appeler à mettre un terme à la possibilité de créer des sociétés anonymes.

     

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