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    Economie

    Retard des pluies: Le plan de lutte accroche

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4751 Le 14/04/2016 | Partager
    Stabilisation des prix du bétail et de l’alimentation
    Lancement de 400.000 ha de cultures printanières

    Aziz Akhannouch rassure. «Le programme de lutte contre le retard des pluies produit ses fruits», souligne le ministre de l’Agriculture. Du moins, il a permis de garantir l’offre en composants d’aliments de bétail de stabiliser les prix du cheptel et de barrer la route aux spéculateurs.
    Au-delà, la situation hydrique du pays s’est améliorée. Le déficit pluviométrique a reculé de 63% à fin janvier dernier à 49% actuellement. De même, le taux de remplissage des barrages a augmenté de 3 points par rapport au début de la  campagne agricole. Une situation qui a favorisé la mise en place d’un programme de cultures printanières. Portant sur 400.000 ha, le programme est déjà réalisé à hauteur de 67%, soit 263.000 ha contre 200.000 comme moyenne sur les cinq dernières années. Il faut dire que le Crédit agricole du Maroc avait prévu un financement de 1,5 milliard de DH aux cultures du printemps.
    Le ministre qui intervenait mardi dernier devant la Chambre des représentants a détaillé l’état d’avancement du plan de lutte contre les effets du retard des pluies.
    S’étalant sur 8 mois, ce programme est décliné en trois axes: la sauvegarde du cheptel, la protection des ressources végétales et le maintien des équilibres dans le monde rural, est-il rappelé. L’opération de l’orge subventionnée porte sur la distribution de 8 millions, avec une enveloppe budgétaire de 562 millions de DH et une large couverture des bénéficiaires via 98 centres de relais au lieu de 70 programmés initialement. Pour le moment, le tiers de cette opération a été réalisé et a profité à 210.000 agriculteurs et éleveurs.
    Concernant les aliments composés, 4 millions de quintaux seront subventionnés au profit des éleveurs des bovins, enregistrés au registre agricole national. Le coût pour l’Etat s’élève à 400 millions de DH.
    Le programme comprend également des actions visant l’abreuvement du bétail à travers l’aménagement de 524 points d’eau, l’acquisition de 2.700 citernes et la couverture des frais des camions-citernes. Dans le pipe également, l’irrigation de 93.000 ha de plantations arboricoles réalisées dans le cadre de la reconversion des cultures vivrières. Son coût est estimé à 140 millions de DH car, réalisable via les camions-citernes.
     
    Pour ce qui est de l’encadrement sanitaire du secteur, le ministre a signalé  qu’un montant de 92 millions de DH a été dédié à l’acquisition de produits vétérinaires et de vaccins au profit d’une quarantaine de provinces. Cette opération sera lancée le 20 avril. Elle cible 10 millions de têtes d’ovins, notamment dans les zones de l’Oriental et du Sud.

    Aviculture: La crise dépassée

    «Le secteur avicole est stable et sain», relève le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch. Le ministère a mené une large campagne de vaccination qui a touché la quasi-totalité des élevages. Et la crise matérialisée par l’influenza aviaire faiblement pathogène de type H9N2 est désormais dépassée.
     Il n’empêche que les services vétérinaires du ministère procèdent à des contrôles réguliers pour suivre de plus près la situation. Ces services veillent également à la qualité de l’aliment et des produits avicoles. Et pour cause, le secteur avicole revêt une importance capitale. Il assure une production de plus de 560.000 tonnes de viandes blanches.

     

     

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