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    Culture

    Quand Amina Agueznay tisse sa toile

    Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:4748 Le 11/04/2016 | Partager
    «3ankabouth» présente une série d’œuvres en interaction avec l’espace
    L’exposition se poursuit au siège de la Société Générale jusqu’au 30 septembre
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    «Laaouinates», installation monumentale réalisée in situ pour l’exposition «3ankabouth». Ce rectangle géant est composé de plusieurs cocons tissés par des artisanes (Source: Fondation Société Générale)

    Depuis vendredi, l’atrium du siège de la Société Générale est investi par des œuvres monumentales de l’artiste plasticienne Amina Agueznay. L’exposition «3ankabouth», toile d’araignée en français, est à découvrir jusqu’au 30 septembre. A travers cette exposition, la Société Générale poursuit son engagement en faveur de la création contemporaine au Maroc. A l’origine de ce projet une proposition de Mohamed Rachdi, commissaire de l’exposition, qui a suggéré à Amina Agueznay, architecte de formation, d’utiliser l’atrium du siège de la banque en investissant l’espace de façon architecturale. «3ankabouth» met en relation le macro et le micro dans cet atrium volumineux dans lequel se trouve déjà du mobilier et des œuvres d’art. «J’ai proposé à Amina de négocier l’articulation de ses œuvres avec l’espace. Toutes les œuvres ont été créées in situ», explique Mohamed Rachdi. Dès l’entrée la toile d’araignée capture sa proie, ici le regard du visiteur. L’œuvre intitulée «Laaouinates», les yeux, «invite à distribuer son regard dans l’espace», précise le commissaire.  Il s’agit d’un rectangle géant composé de cocons tissés par les artisans, dont le format est celui de la toile de Abdelkebir Rabie qui habille le mur. A travers ce dialogue entre l’œuvre déjà présente et l’installation de Amina Agueznay, le lien visuel s’opère directement. Celle-ci communique également avec l’œuvre de Mahi Binebine, tout en cachant la sculpture de Sahbi Chtioui qui trône habituellement au milieu de l’atrium.

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    L’œuvre 3ankabouth s’articule également autour de l’architecture de l’espace en liant le rez-de-chaussée au premier étage (Source: Fondation Société Générale)

    Dans une installation vidéo intitulée «Afegag» (l’ouvrage qu’on est en train de tisser), les mains de l’artiste et celle du commissaire sont mises en exergue, l’on retrouve aussi les mains de certains artisans. Cette œuvre fait également un clin d’œil au pixel en faisant un lien entre la tapisserie et la vidéo. Par ailleurs, dans l’ordre du micro, l’on retrouve en bronze coulé leurs mains jouant avec des fils. «La pièce 3ankabouth lie le rez-de-chaussée au premier étage. Cette œuvre, qui rappelle aussi une main, vient s’articuler avec l’architecture du lieu», indique Rachdi. De cette exposition s’opère un dialogue entre le savoir-faire ancestral des artisanes et la création contemporaine de l’artiste. L’exposition est ouverte au public du lundi au vendredi de 9h à 15h30.
    Née en 1963, Amina Agueznay vit et travaille à Casablanca. Lauréate d’un Bachelor of Architecture en 1989 obtenu à la Catholic University of America (Washington DC), elle dirige plusieurs projets architecturaux aux Etats-Unis. Elle investit ensuite le champ du design, de l’art et de la création du bijou, qui seront toujours chez elle marqués par sa culture et sa sensibilité d’architecte. Depuis 1999, date à laquelle elle expose à l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris, elle ne cesse de participer à des défilés et à des expositions à travers le monde. Elle anime aussi des workshops au Maroc et à l’étranger. Ses œuvres (compositions textiles, bijoux en sabra…) ont été exposées à l’IMA pour «Le Maroc contemporain».  Elle réalise un tapis de moules intitulé «Casablanca Green» à Mons lors de l’évènement «Ailleurs en folie» sous le thème «Casablanca, énergie noire», une œuvre très remarquée. En 2010, elle est lauréate du Mediterranean Fashion Prize (Maison de la création). Suite à cela, Amina Agueznay a créé sa marque éponyme.

     

     

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