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    Export

    Action lumière Bamako Round
    300 millions d’euros d’opportunités d’affaires

    Par Amine ATER | Edition N°:4745 Le 06/04/2016 | Partager
    Seuls 6 à 8% de la population malienne ont accès à l’électricité
    Un marché estimé à 9 millions d’euros/an
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    Selon Api Mali, une utilisation efficiente des ressources locales maliennes permettrait d’installer 1 GW  à court terme 

    «Le Mali, c’est presque 18 millions d’habitants. Seuls 6 à 8% de la population ont accès à l’électricité. Vous imaginez l’opportunité qu’il y a en face des opérateurs marocains», précise d’emblée Moussa Ismaïla Touré, directeur général de l’Agence pour la promotion des investissements (Api Mali). Cette déclaration tenue en marge de l’étape malienne de la 2e édition d’Action Lumière, un road show organisé par Maroc Export en partenariat avec la Fenelec, en dit long sur le potentiel de ce pays. Une caravane orientée électricité et énergie renouvelable fera également escale au Togo et au Cameroun.
    Forte de 75 entreprises, la délégation marocaine était très attendue à Bamako par 180 entreprises maliennes, pour un total de 1.100 rencontres B2B programmées lors de cette 1e escale. Selon les estimations d’Api Mali, le marché malien représente entre 200 et 300 millions d’euros d’opportunités d’affaires dans le secteur, soit l’équivalent de 9 millions d’euros par an. «Nous avons un déficit chronique estimé dans l’immédiat à 300 MW. Parallèlement, il y a une croissance moyenne annuelle de 10% de la demande au niveau du réseau existant. Une demande à laquelle il faut faire face aussi. Tous ces éléments font qu’en termes de besoins immédiats, nous estimons qu’il faudra 1.000 MW pour pouvoir répondre à la demande immédiate et intégrer une progression annuelle de 10%», explique le DG d’Api Mali. D’ailleurs, le secteur marocain de l’électricité et le made in Maroc en général jouissent d’une très bonne image au Mali, vu le know how acquis grâce au programme d’électrification rurale globale. Un projet qui a également permis une diversification du secteur qui couvre un large spectre d’activité. La forte notoriété des opérateurs marocains s’explique aussi par l’expérience acquise dans le domaine des fournitures de solutions techniques et commerciales. «Une expérience concluante dont nous espérons pouvoir bénéficier pour répondre au déficit chronique qui existe. Mais aussi pour pouvoir capitaliser cette expérience pour un transfert de technologie et de connaissances en faveur des acteurs locaux. Ce sont là nos attentes par rapport à ce type de rencontres», précise-t-on du côté de Api Mali. Un avis partagé par les opérateurs locaux qui parient sur un partage d’expériences vu la prédominance de l’importation au niveau de l’énergie et le faible apport des ressources propres au pays. Le Mali met également en avant sa position stratégique de porte d’accès pour les marchés de l’Uemoa et du Cedeao.
     Du côté des opérateurs marocains, le Mali représente une référence à l’export et un champ d’expérimentation. Fort de ses 1,2 million de km2, le pays est le plus vaste Etat d’Afrique de l’Ouest après le Niger. Son système électrique est composé d’un réseau interconnecté et de centres isolés. Ce dispositif nécessite près de 200 MW pour s’affranchir de la dépendance à l’électricité d’origine thermique (diesel). S’y ajoute un besoin estimé à 500 MW minimum pour le raccordement ou l’alimentation en électricité des grandes unités industrielles (extractives, agro-alimentaires…). Pour accompagner la mise à niveau de son réseau électrique, Bamako prévoit également de développer la filière des énergies renouvelables. La récente inauguration de la centrale Noor (Ouarzazate) est un modèle très suivi par les autorités maliennes qui projettent la construction et l’exploitation de centrales solaires de 100 MW à Fana (centre du pays), une centrale solaire photovoltaïque IPP/SREP de 20 MW à injecter sur le réseau, une centrale éolienne à Kayes de 8,5 MW (Ouest), une centrale solaire thermique de 200 MW ou encore la construction et exploitation de la centrale hydroélectrique de Bagoé II (Nord)… Autant de marchés à prendre et d’opportunités à saisir par les opérateurs marocains. Mais ce mix énergétique reste tributaire du renforcement du réseau traditionnel. «L’énergie solaire est généralement utilisée comme appoint au réseau existant. Il n’empêche qu’un mix énergétique apporte une sécurité en la matière», estime un membre de la délégation.

    DNES, Amine ATER

     

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