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    International

    Sécurité nucléaire
    La Russie boude le sommet

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4742 Le 01/04/2016 | Partager
    «Menace atomique nord-coréenne», «attaque terroriste nucléaire»…
    Moscou une simple observatrice

    La menace atomique posée par la Corée du Nord plane sur le Sommet international sur la sécurité nucléaire prévu jeudi et vendredi 1er avril à Washington. Barack Obama rencontrera en tête-à-tête son homologue chinois Xi Jinping et ses alliés japonais et sud-coréen. La menace iranienne écartée, Washington s’alarme de celle que pose la Corée du Nord. Le président recevra aussi son homologue français François Hollande. En revanche, le président russe Vladimir Poutine sera le grand absent. Moscou estime que ce type de rencontres parasite les missions des organes de l’ONU chargées de la même thématique.
    Le sommet qui réunira une cinquantaine de pays ne sera pas consacré qu’à la Corée du Nord. Les dirigeants devront aborder aussi plusieurs dossiers: «La lutte contre le terrorisme, le dossier syrien, la poussée de fièvre en mer de Chine entre Pékin et ses voisins asiatiques, le changement climatique et surtout l’économie mondiale». Notons que ce sommet se tient dans un contexte marqué par des attentats notamment ceux de Bruxelles et dans le sillage d’informations sur une «hypothétique attaque terroriste nucléaire». Le président turc Recep Tayyip Erdogan, actuellement à Washington, a estimé «que les pays occidentaux n’avaient pas répondu aux attentes de la Turquie en matière d’échange de renseignements». La Turquie reproche en particulier à la Belgique d’avoir ignoré des informations transmises sur le profil d’un combattant terroriste qui s’est fait exploser le 22 mars à l’aéroport de Bruxelles. Ankara l’avait arrêté en juin près de la frontière syrienne.
    Le quatrième sommet sur la sécurité nucléaire vise à empêcher l’accès de terroristes à des matériaux ou des installations nucléaires. Les dirigeants mondiaux ont cherché à mieux prévenir le vol ou l’acquisition de matériaux nucléaires par des extrémistes. Ils ont aussi renforcé la lutte contre le commerce illégal de ces matériaux et fait baisser les stocks d’uranium enrichi et de plutonium (utilisés pour les bombes atomiques) dispersés dans le monde. Leur objectif a également été de renforcer la cybersécurité des centrales nucléaires.
    Depuis le premier sommet en 2010, quatorze nations se sont débarrassées de leurs stocks de matériaux fissiles. D’autres pays ont accéléré leurs efforts pour s’en séparer. Mais les craintes sont toujours là. «Il reste assez de plutonium et d’uranium enrichi dans le monde pour fabriquer l’équivalent de 200.000 bombes nucléaires comme celle d’Hiroshima», selon une étude du Panel international sur les matériaux fissiles (de 2015).

     

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