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    Agadir: Une gestion administrative à vau-l’eau

    Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:4742 Le 01/04/2016 | Partager
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    Des variations de tarifs flagrantes dans la commune d’Igli à Agadir. Les marchés sont cédés aux entrepreneurs proposant des prix excessivement bas! Ainsi, le marché n°01/2013, relatif à la construction d’un foyer féminin a été attribué pour un prix anormalement bas, en dépit de l’avis défavorable de la sous-commission de jugement des offres. En fait, la différence avec les prix estimés varie entre 76 et 200%! Ce qui constitue une véritable transgression de l’article 40 relatif aux marchés publics et une mauvaise gestion des projets communaux. C’est l’une des anomalies pointées du doigt par les magistrats de la Cour régionale des comptes (CRC) d’Agadir dans le rapport 2014, concernant 10 communes rurales relevant de cette province. Lors de leurs missions de contrôle de la gestion, les juges ont de même constaté un chevauchement des compétences et un cumul des fonctions dans ces communes. Les régisseurs de recettes s’occupant de plusieurs tâches à la fois. Ce qui va à l’encontre du principe de la séparation des tâches, en dépit de son importance dans tout système de contrôle interne. Les communes contrôlées ne disposent pas non plus de techniciens spécialisés en urbanisme et génie civil. Mais ce ne sont pas les seules défaillances relevées dans la gestion administrative. Certains présidents des conseils communaux ne jugeant pas nécessaire de soumettre les conventions pour approbation au conseil avant leur conclusion. La gestion financière laisse aussi à désirer. La preuve, d’importantes sommes restent à recouvrer et les pénalités de retard ne sont pas appliquées. Ces paiements tardifs sont relatifs à la taxe sur les débits de boissons, la taxe sur le transport public de voyageurs et les droits de stationnement sur les véhicules affectés au transport public de voyageurs. Néanmoins, les ordres de recettes ne sont pas envoyés au comptable public pour prise en charge. L’exploitation des carrières en l’absence d’autorisations prévues par les lois et règlements en vigueur est un autre constat fait par les juges de la Cour régionale des comptes d’Agadir. Certaines communes passant outre et les services concernés n’exerçant pas les droits de contrôle et de communication prévus par la loi 47.06, relative à la fiscalité des collectivités locales. Quant au secteur de l’urbanisme, il connaît aussi sa part de dysfonctionnement. Les communes contrôlées ne disposent pas de techniciens assermentés capables de procéder au contrôle des constructions et de dresser des PV des infractions aux lois de l’urbanisme. Autre fait surprenant, à Douar d’Ait Farsi et douar de Khoukhdane par exemple, des autorisations de restauration ont fait office d’autorisations de construction!

     

     

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