×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

Brésil: Dilma Rousseff dans l’impasse

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4741 Le 31/03/2016 | Partager
Les alliés centristes lâchent la présidente

Grogne de la classe moyenne, récession économique, scandales de corruption… le Brésil s’enfonce dans une crise politique inédite. Fragilisée au lendemain du divorce de son principal allié, le parti centriste PMDB du vice-président Michel Temer, la présidente brésilienne Dilma Rousseff doit convaincre 172 députés sur 513, de voter mi-avril contre son impeachment (procédure de mise en accusation). Sinon, c’est le Sénat, qui aura le dernier mot et pourrait prononcer sa destitution au mois de mai. Michel Temer ne cache plus ses ambitions de précipiter la chute de Rousseff pour lui succéder jusqu’aux prochaines élections prévues en 2018.
A ce jour, le programme du gouvernement est de conquérir des votes au Congrès des députés. La meilleure façon de le faire est d’élargir la base d’alliés. De ce fait, un remaniement ministériel pourrait avoir lieu vendredi 1er avril.
Dilma Rousseff n’est pas visée directement par l’enquête sur le scandale de corruption Petrobras qui éclabousse son parti mais tout autant le parti centriste. L’opposition l’accuse par ailleurs d’avoir maquillé les comptes de l’Etat pour dissimuler l’ampleur des déficits publics en 2014 (année de sa réélection) puis en 2015. Elle se serait ainsi rendue coupable d’un «crime de responsabilité» administrative, prévu par la Constitution. Pour se défendre, la présidente répond que «tous ses prédécesseurs ont fait de même et dénonce une procédure sans fondement légal, masquant une tentative de coup d’Etat institutionnel». Signe de la gravité de la situation, Rousseff a annulé un voyage aux Etats-Unis. Elle devait participer jeudi et vendredi à un sommet sur la sécurité nucléaire à Washington.
Entré en récession en 2015, le Brésil a peu de chances de voir une reprise s’amorcer en 2016, indique Coface dans son appréciation du risque. Les perspectives pour l’économie sont en effet peu encourageantes en raison d’une conjoncture interne et externe défavorable à la croissance. Sur le plan interne, la consommation des ménages (principal moteur de la croissance) devrait encore souffrir de la cherté du crédit et la baisse du salaire réel en raison du niveau élevé de l’inflation.

 

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc