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L’Istiqlal prépare un plan d’urgence pour les urgences

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4737 Le 25/03/2016 | Partager
Brainstorming des médecins du parti
Encourager les «traumacenters», adapter le système des urgences aux réalités sociales...

Le Parti de l’Istiqlal (PI) ambitionne de remporter les prochaines législatives. C’est la conviction de son secrétaire général, Hamid Chabat, qui a appelé les cadres et compétences du parti à tenir des road show régionaux, en vue d’établir un programme électoral sectoriel pour la prochaine législature.
Dans ce sens, les alliances et organisations du PI mènent différentes réflexions (économie, urbanisme, éducation…). Le bilan de leurs rencontres et séminaires sera présenté ce samedi à Fès. Ainsi, l’Alliance des médecins istiqlaliens (AMI), à titre d’exemple, exposera son travail sur le système des urgences. «Notre objectif  est de participer au débat public sur cette problématique, évaluer l’action gouvernementale, et étudier d’autres expériences», indique Allal Amraoui, président de l’AMI-Fès.  La rencontre de Fès, qui s’est déroulée la semaine dernière, a invité plusieurs intervenants dont Mehdi El Bellouti, directeur régional de la santé, Abdallah Harsi, juriste, Abdesslam El Farraï, sociologue, ou encore El Adib Ghassane, président de la Société marocaine des médecins anesthésistes et réanimateurs. Ce dernier estime d’emblée que «le plan d’urgence du système des urgences lancé en mars 2013 a montré ses limites et il est temps de le revoir». Car, selon lui, «si 5 millions de Marocains transitent annuellement par le service des urgences, plusieurs en sortent mécontents».
Les hôpitaux marocains ne sont pas conçus pour recevoir un tel flux (110.000 passages/ an pour le CHU de Fès). D’où l’intérêt de créer un «traumacenter» au niveau de chaque région. Une première structure de ce genre devrait voir le jour à Casablanca.
D’autres intervenants ont affirmé que «les fonds investis dans l’acquisition des 200 ambulances SAMU (près de 4 millions de DH l’unité) de dernier cri et les 4 hélicoptères n’ont servi à rien puisque ce matériel est rarement utilisé… en plus de son coût d’exploitation qui est jugé exorbitant, sans parler de l’indisponibilité des ressources humaines nécessaires». Pis encore, le numéro vert «141» n’est «jamais opérationnel». Depuis 2013, 11 SAMU et 15 SMUR ont été mis en place. Ceux-ci comportent un réseau intégré des soins d’urgences médicales, dont beaucoup sont encore à l’état de papier», déplore Amraoui. «Pour y remédier, il faut mener des études sociales, sécuriser les équipes d’intervention, accompagner légalement la stratégie des urgences médicales, et disposer des ressources financières et médicales pour mettre en marche ces actions», propose-t-il.
En matière de législation, il faut remonter jusqu’à 1953 pour retrouver, au niveau du code de déontologie, l’article 3 qui évoque l’obligation de porter secours d’extrême urgence au malade destiné surtout aux médecins du secteur libéral.

Les caractéristiques socio-culturelles aussi

Pourl’AMI, le plan national des urgences n’a pas pris en compte les caractéristiques culturelles, sociologiques et économiques des citoyens marocains. «Aucune étude de ce genre n’a été menée autour de la problématique des urgences… Il faut donc remodeler le programme en un système marocain tout en se basant sur d’autres expériences étrangères», estime Amraoui. «Il faut également disposer de ressources humaines en nombre suffisant, afin de garantir la réussite de cette stratégie visant à assurer des soins d’urgence à toute heure de la journée. Or, sur ce point précisément, le gouvernement a été jugé en inadéquation totale avec les éléments de la stratégie lancée en 2013», tranche-t-il.

 

 

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