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Attentats de Bruxelles
Des pertes économiques immédiates, sans plus

Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4737 Le 25/03/2016 | Partager
0,1 point du PIB, estime un économiste belge
Les dépenses des ménages et le tourisme, premières victimes

Mis à part des dégâts humains, chaque attentat a un coût économique. La dernière attaque terroriste du 22 mars à Bruxelles (cf. nos éditions n°4735 et 4736 du 23 et 24 mars) devrait être de 0,1 point de PIB, soit environ 4 milliards d’euros, estime l'économiste Peter Vanden Houte, dans le Figaro du 23 mars. Les attentats de Bruxelles ont impacté négativement le tissu économique belge. La consommation des loisirs devrait pâtir de ces événements. Le tourisme également laissera quelques plumes. D’ores et déjà l’Angleterre a déconseillé à ses ressortissants de se rendre à Bruxelles. «L'impact négatif immédiat interviendra surtout à Bruxelles et sa banlieue, touchant principalement les secteurs du commerce, de l'hôtellerie et du tourisme, alors que les transports terrestres et aériens n'ont pas repris une activité normale», explique IHS Global Insight Analysis, qui rappelle que le tourisme représente 5% du PIB belge.
Au-delà, les effets de ces attentats s’étendront à l’ensemble de l'économie, relève le cabinet d’analyse Oddo Securities, qui s’interroge sur le réel impact économique des crises migratoire et sécuritaire qui frappent l’Europe. Selon le cabinet dont les analyses sont rapportées par Les Echos France, «dans les pays développés, l’analyse historique a montré que les attentats sont des évènements qui ne laissent pas de trace durable sur l’activité économique». Oddo Securities cite l’exemple des attentats parisiens et souligne que, malgré des effets sectoriels sur le climat des affaires, «l’impact total n’a pas été significatif, ni durable. Le profil des dépenses des ménages a été perturbé mais, à ce jour, cela n’a pas modifié la tendance générale».

Une analyse de Oddo Securities et IHS Global Insight

Selon IHS Global Insight Analysis, sur les marchés financiers, l’impact des attentats reste limité. Certes, les principales Bourses du monde ont clôturé dans le rouge le 22 mars, l’euro a dégringolé par rapport aux grandes devises internationales, et les investisseurs se sont davantage tournés vers des actifs peu risqués, comme les titres de dette souveraine ou l’or. Mais, là encore, l’impact ne devrait pas persister. Cette hypothèse est confirmée par les précédents de Londres en juillet 2005 et de Madrid en mars 2004 qui avaient des conséquences économiques et financières limitées.
Suite aux différents attentats dans une panoplie de pays européens, des mesures de sécurité ont été renforcées dans les frontières. Le cabinet d’analyse Oddo Securities indique que la suspension des accords de Schengen équivaudrait à imposer des droits de douane de 3% sur tous les flux commerciaux intra-zone. L’effet de cette suspension serait une baisse des flux de 1% par an jusqu’en 2025 et cela causerait une baisse du PIB de 0,8 point pour la zone euro, soit plus de 100 milliards d’euros.

 

 

 

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