×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Entreprises

Résultats annuels BP
La baisse des crédits à l’équipement, un vrai problème!

Par Aïda LO - Franck FAGNON - | Edition N°:4737 Le 25/03/2016
Partager
Cela signifie moins d’investissement, moins de création d’emplois
Samir: Le risque sera entièrement provisionné cette année
mohamed_benchaaboun_037.jpg

Mohamed Benchaaboun, président du groupe BP: «Le développement de la banque est envisagé sous plusieurs angles. Le premier est de chercher la croissance là où elle se trouve dans le cadre du périmètre géographique du groupe» (Ph. L’Economiste)

L’offensive africaine de BP ces dernières années est payante aujourd’hui. La forte croissance de l’activité commerciale à l’international permet de limiter l’impact de l’atonie sur le marché domestique. Le désendettement de certains grands comptes et la mollesse de la croissance au
Maroc devraient  de nouveau peser sur l’activité en 2016. Malgré le contexte peu porteur, le groupe BCP a amélioré ses principaux indicateurs l’année dernière. Le produit net bancaire a augmenté de 4% à 15,3 milliards de DH. Le résultat net part du groupe s’est établi à 2,5 milliards de DH en hausse de 14,4%.  Entretien avec Mohamed Benchaaboun, président du groupe
BP.

- L’Economiste: A quoi imputez-vous le décalage entre la situation macroéconomique et l’atonie qu’on observe sur le plan microéconomique?
- Mohamed Benchaaboun:
A l’évidence, le Maroc réalise des performances sur le plan macroéconomique notamment au niveau des déficits budgétaires et du compte courant. En revanche, nous relevons au niveau microéconomique une situation contrastée par secteur et parfois sur certains dossiers et projets en particulier qui connaissent des difficultés. Globalement, les crédits évoluent à une vitesse relativement lente. Mais au-delà du rythme, il est important de noter que les prêts à l’équipement baissent. Cela touche donc l’investissement et la création d’emplois. Pour nous banquiers, c’est problématique. Les crédits à la promotion immobilière sont également en recul. Mais, cela s’explique par une certaine consolidation nécessaire qui a été engagée par les différents opérateurs du secteur.

-Comment votre groupe compte-t-il gagner de l’argent dans ce contexte?
-Le développement de la banque est envisagé sous plusieurs angles. Le premier est de chercher la croissance là où elle se trouve dans le cadre du périmètre géographique du groupe. La vision intègre donc le Maroc mais aussi l’ensemble des pays d’implantation du groupe et les marchés où nous avons la volonté de nous installer. Tous ces éléments ainsi que le volet risque sont pris en compte dès le départ dans la réflexion pour que la croissance soit maîtrisée. C’est la raison pour laquelle nous avons introduit de nouveaux instruments en matière d’évaluation de risque.
Un autre aspect capital est l’efficacité opérationnelle. Cela revient à envisager le développement tout en ayant une maîtrise des charges. L’idée est que le coefficient d’exploitation évolue à un rythme plus lent que celui de la croissance escomptée. Pour cela, notre plan d’entreprise à l’horizon 2020 comprend un chantier «efficio» dont la finalité est de travailler uniquement sur cet aspect.

- Le tribunal a prononcé la liquidation judiciaire de la Samir. Comment cela va-t-il se traduire dans vos comptes?
-Nous suivons de très près ce qui se passe sur ce dossier. Dès cette année, ce risque sera entièrement provisionné.

-Etes-vous parvenus à un accord pour la reprise de Banque Atlantique Cameroun?
-Dès le départ, la Banque Atlantique Cameroun faisait partie des discussions avec notre partenaire. Sauf qu’il y avait un certain nombre de contraintes juridiques qui ne permettaient pas de concrétiser l’opération. Tant qu’elles ne sont pas levées, l’opération ne pourra pas se réaliser. Mais le dossier est toujours sur la table.

 - Quels sont les pays en tête de liste pour vos prochaines implantations?
-Nous nous intéressons à un certain nombre de pays. Dans le cadre de notre plan  d’entreprise «Elan 2020», nous avons dessiné une carte de notre présence à cet horizon. Mais, nous n’avons pas de schéma précis. C’est un objectif et nous suivons ce qui se passe et nous mandatons des banques d’affaires pour chercher les opportunités qui nous conviendraient.

- Barclays revoit ses participations en Afrique. Etes-vous candidat à la reprise de certains de ses actifs?
-Nous ne sommes pas en contact avec Barclays.

- C’est la 2e année de déploiement du plan d’entreprise. Sur quoi allez-vous travailler?
-«Efficio» constitue un chantier important tout comme la reconfiguration du réseau et la digitalisation. Nous avons deux ou trois autres chantiers qui consistent à augmenter les synergies au sein de la Banque de financement et nous avons aussi toute la partie qui concerne l’international.

La fusion BCP/BPR El Jadida avant juin

La réorganisation du Crédit Populaire du Maroc va donner lieu à la fusion entre BCP et la BPR El Jadida d’ici juin prochain. Le périmètre de la BCP comprendra donc Casablanca et El Jadida. Ce rapprochement répond en partie à la mise en conformité par rapport au découpage régional administratif. A cet effet, la succursale de Safi a été rattachée à la BPR de Marrakech. Par ailleurs, la BCP est devenue la maison-mère de l’ensemble des BPR après sa montée dans le capital desdites banques en 2015. Les remontées de dividendes des BPR apparaîtront donc dans les comptes sociaux de la BCP cette année.

Propos recueillis par Aida LO
& Franck FAGNON

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc