×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Matériaux de construction
Un écosystème à la rescousse de la filière

Par Amine ATER | Edition N°:4736 Le 24/03/2016 | Partager
Un montage qui devrait générer plus de 10 milliards de DH
La montée en régime tributaire de la substitution de l’import par la production locale
Diversification des produits, marketing agressif, rationalisation des coûts… les relais de croissance
mteriaux_construction_036.jpg

Source:
L’optimisme reste de mise du côté du ministère de l’Industrie qui table sur une montée en régime de l’ensemble de la chaîne de valeur des matériaux de construction. Bien que le secteur reste tributaire de la bonne santé de l’immobilier, principal donneur d’ordre

Après l’automobile, l’aéronautique et le textile, les industries des matériaux de construction  se dotent de leur propre écosystème.  Les représentants de 5 filières (le préfabriqué, la céramique, le marbre, l’acier et le ciment) viennent de signer un contrat de performance avec les ministères de l’Industrie et des Finances. Le lancement de cet écosystème est appelé à relever les enjeux liés à l’industrialisation des filières, améliorer la compétitivité à l’export et faire face à l’import ou encore  réduire la facture énergétique des acteurs (valorisation de la biomasse et des déchets ménagers). Les opérateurs comptent également combler les carences du secteur, notamment la faible valorisation de certaines activités, l’inadéquation de la formation avec les besoins et le manque d’innovation et de valeur ajoutée  dans les produits de construction. «L’objectif de ce contrat-performance est d’injecter de la compétitivité aux industries de matériaux de construction, éviter l’importation  en masse et décrocher des contrats à l’international. Pour y arriver, il faut que les opérateurs aient les moyens de se mettre à niveau», précise Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie.  Cet écosystème devrait générer 10,1 milliards de DH de chiffre d’affaires additionnel aux 37 milliards de DH que le secteur engrange actuellement. La tutelle table également sur 2,9 milliards de DH de valeur ajoutée industrielle supplémentaire à l’horizon 2020. S’y ajouteront 14 milliards de DH de valeur ajoutée qu’enregistre l’ensemble des filières. A terme, les 5 filières devraient réaliser plus de 4,8 milliards de DH d’impact positif sur la balance commerciale, dont 3,5 milliards liés à l’export et 1,3 milliard à travers la substitution de l’import. La tutelle table également sur la création de 28.000 emplois industriels additionnels dont 16.000 postes directs. La tutelle devrait apporter un investissement de près de 2,75 milliards de DH au le secteur. S’y ajoutent la mise à disposition de 210 hectares de foncier locatif, la mise en place d’un plan de formation couvrant les besoins des écosystèmes et d’une démarche gouvernementale conjointe pour la gestion des carrières de marbre, un soutien proactif des investisseurs dans la valorisation des déchets ménagers ou encore un soutien à la structuration de la filière de démantèlement des navires. La création de cet écosystème vient épauler les filières des matériaux de construction au moment où le secteur de l’immobilier, principal donneur d’ordre, traverse une inquiétante baisse de régime tous segments confondus. Parallèlement, des activités comme la céramique, l’acier, le préfabriqué et le marbre connaissent une concurrence acerbe de l’import. «30% du marché sont couverts par les importations, 1 million de tonnes de marbre sont importées pour une production locale de 300.000 tonnes. Nous devons nous substituer à l’import tout en intensifiant  l’industrialisation et en adoptant un marketing agressif», soutient David Tolédano, président de la Fédération des matériaux de construction (FMC). L’enjeu pour les opérateurs est d’amorcer une amélioration qualitative de la production, rationaliser les coûts, tout en amorçant une diversification des produits finis. Selon les industriels, l’ensemble de ces facteurs devrait permettre de stimuler le marché et compenser la faiblesse de la demande. «Nous devons nous développer à l’export, notamment vers l’Afrique de l’Ouest vu la surcapacité de certaines filières», estime Tolédano.  Du côté des cimentiers, les efforts devraient focaliser davantage le développement d’une filière complète de valorisation énergétique des déchets ménagers estimés à 6,8 millions de tonnes/an. «Ce regroupement devrait apporter un soutien à l’export pour dépasser les barrières douanières imposées par certains pays africains», confie Mohamed Chaibi, président de l’Association professionnelle des cimentiers (APC).  Un soutien qui permettra de faciliter les démarches au niveau des ports vu que le ciment est une matière très périssable.
 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc