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Crise des migrants

Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4734 Le 22/03/2016 | Partager
48h après l’accord, 1.662 migrants ont rallié la Grèce
L’Europe va dépêcher 2.300 fonctionnaires en Turquie
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Les migrants continuent d’arriver en Grèce, malgré l’accord UE-Turquie (Ph. AFP)

L’accord turco-européen sur la gestion des flux des migrants sera difficile mis en œuvre. Un peu plus de 1.660 migrants ont rallié hier la Grèce depuis la Turquie, signe que les réseaux des passeurs restent encore actifs. La complexité de la mise en application de cet accord réside dans le manque d’infrastructures et de personnel pour procéder au rapatriement des migrants. «Les flux ne peuvent pas baisser en une nuit», ont commenté les autorités grecques. Selon le Premier ministre, Alexis Tsipras, «l'application de l'accord ne sera pas une affaire facile, mais je crois que nous y arriverons». Pour la concrétisation de ce plan stratégique, l’UE s’est engagée à envoyer 2.300 personnes, dont des traducteurs, des juges, des douaniers, ainsi que 1.500 experts en droit d’asile et 600 spécialistes de la sécurité. Cette décision, qui est pour le moment à caractère politique, va coûter à l’UE 280 millions d’euros sur les six prochains mois. Cet accord prévoit le rapatriement vers la Turquie de tous les réfugiés ou migrants économiques, entrant sur le territoire européen par la Grèce. Tous les nouveaux migrants en situation irrégulière qui partent des côtes turques pour gagner les îles grecques seront renvoyés en Turquie, et pour chaque Syrien renvoyé vers la Turquie au départ des îles grecques, un autre Syrien sera réinstallé de la Turquie vers l'Union européenne, à hauteur de 72.000 places au maximum. Ce plan envisage également un effort renforcé de la Turquie pour bloquer les départs de ses côtes. L’accord est-il conforme aux droits international et de l’UE. Pour répondre à cette question, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a souligné que l'accord «respecte toutes les normes internationales et de l'Union européenne. Les réfugiés et les demandeurs d'asile verront leurs demandes traitées individuellement et auront la possibilité d'introduire des recours. Le principe de non-refoulement sera respecté».

Dans une relation «win-win» avec la Turquie, l’UE vient d’accepter d’accélérer la mise en œuvre de la feuille de route concernant la suppression des obligations en matière de visa pour les citoyens turcs d’ici à la fin 2016.

 

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