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Economie

Taux directeur
Le marché divisé entre une baisse et le statu quo

Par Franck FAGNON | Edition N°:4734 Le 22/03/2016 | Partager
L'inefficacité des dernières baisses incite à la prudence
Banque participative: Les premiers agréments au-delà du 1er trimestre
Le conseil de Bank-Al Maghrib se réunit ce mardi
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Le diagnostic de Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib sur la situation économique et les décisions de politique monétaire seront très surveillés ce mardi où se tient le premier conseil annuel de BAM (Ph. Bziouat)

L'attention sera dirigée ce mardi sur Bank Al-Maghrib qui tient son premier conseil de l'année. Relance du crédit, croissance, inflation, finance participative... le discours d'Abdellatif Jouahri, wali de BAM sera, plus que de coutume, très surveillé. Une chose est sûre, personne n'attend une hausse du taux directeur.

Si on le remonte, cela signifierait que les choses vont bien. Or, nous ne sommes pas dans ce cas de figure. La réunion inédite entre BAM, les banques et le patronat en est la preuve. Une hausse du taux directeur serait contradictoire avec la volonté de relancer le crédit dont la croissance (hors prêts financiers volatils) s'est limitée à 0,3% en 2015. La progression demeure timide sur les premiers mois de 2016. Ceci pourrait en partie justifier une baisse du taux directeur. A 2,5% actuellement, la banque centrale dispose d’assez de marge de manœuvre sur cet instrument. Pour certains professionnels de marché, une nouvelle réduction ne serait donc pas une surprise au regard notamment du comportement des taux obligataires et de la situation de la liquidité sur le marché. «La baisse du taux obligataire à 13 semaines lors de la dernière adjudication reflète une anticipation à la baisse du taux directeur», relève un analyste. L'inefficacité des dernières révisions du taux mère en 2014 incite d'autres analystes à la prudence. Ils prévoient un statu quo à l'issue du conseil de ce mardi.

Au cours de cette première réunion de l'année, le niveau de l'inflation pourrait peser dans le diagnostic des membres du conseil de Bank Al-Maghrib. L'inflation a été de 0,3% en janvier sur un an. L'évolution des prix n'a pas été aussi faible à pareille période de l'année en six ans. L'atonie des prix à la consommation sur un seul mois n'est pas suffisante pour pousser à une manipulation du taux directeur. A moins que les anticipations de Bank Al-Maghrib confirment cette situation. Avec la contraction de l'activité économique prévue cette année, le marché cherche des réponses auprès de la Banque centrale. L'on attend un peu trop de la politique monétaire, avait laissé entendre le gouverneur de Bank Al-Maghrib lors d'un précédent conseil: «la politique monétaire ne peut pas tout résoudre». Si le taux directeur restera probablement inchangé à l'issue du conseil de ce mardi, BAM pourrait actionner d'autres leviers pour dynamiser le crédit. La mise en œuvre des premières décisions suite à la réunion tripartite (BAM-GPBM-CGEM) pourrait quelque peu améliorer l'accès des PME au crédit.

Au-delà des mesures de relance du crédit, le marché va surveiller les annonces du gouverneur sur la finance participative. Les premiers agréments pressentis au premier trimestre seront décalés de plusieurs semaines. Les circulaires sont en cours de finalisation. Entre-temps, la Banque centrale poursuit les discussions avec les établissements qui ont sollicité un agrément. Certaines banques ont décidé de filialiser cette activité alors que d'autres ont choisi d'ouvrir une fenêtre pour la finance participative. Il y a beaucoup d'effervescence autour de la finance participative. Dans la meilleure des hypothèses, «elle contribuerait pour 15% à l'activité bancaire», estiment des banquiers. En même temps, «le poids de cette activité dépendra du jeu concurrentiel», nuancent-ils.
 

 

 

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