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Entreprises

Nareva va investir en Afrique

Par Safall FALL | Edition N°:4734 Le 22/03/2016 | Partager
La filiale SNI dévoile ses ambitions pour le marché subsaharien des énergies vertes
30 à 80 milliards de dollars, c’est le potentiel d’investissement du secteur, selon McKinsey
Elalamy en VRP du modèle marocain d’intégration industrielle
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Accroître le marché domestique, continuer à investir dans l’énergie et les infrastructures (port, chemins de fer et autoroutes)… Ce sont les impératifs que le continent compte relever dans les meilleurs délais
(Ph. Africa CEO forum 2016)

NAREVA est dans le sillage de la holding-mère. La filiale SNI confirme ses visées sur le marché subsaharien des énergies vertes. La société est d’ailleurs déjà en phase de «prospection» selon son patron, Ahmed Nakkouch. S’exprimant en marge de l’Africa CEO forum, hier lundi 21 mars à Abidjan, le responsable a expliqué que ces ambitions panafricaines sont surtout inspirées par l’important potentiel d’investissement dont recèle le continent en la matière. «Notre expérience est transposable sur le marché subsaharien. Mais il faudrait évidemment que la demande suive pour justifier les investissements dans l’offre», relativise le patron de Nareva Holding. L’entreprise a bien des arguments à faire valoir sur la scène continentale, après plusieurs années de croissance sur le marché marocain. Elle y totalise, à ce jour,  quelque 3.000 MW d’actifs en exploitation ou en cours de développement, répartis entre le charbon et l’éolien. C’est d’ailleurs sur ce dernier segment que l’on retrouve, pour le moment, l’essentiel de ses actifs. Le dernier en date porte sur le développement d’un lot de 5 parcs éoliens d’une capacité totale de 850MW, un marché que Nareva vient tout juste de décrocher en consortium avec ENEL Green Power et Siemens Wind Power. Mais le potentiel du secteur dépasse les frontières du marché local. Ce n’est pas une nouveauté en soi: le marché subsaharien souffre en effet d’un important déficit énergétique. «Les besoins globaux en investissement sont estimés entre 30 et 80 milliards de dollars par an», explique Adam Kendall, associé chez McKinsey. «L’énergie sera l’une des priorités à long terme des économies de la région. Parmi les défis que nous avons identifié, figure l’implication du secteur privé», poursuit l’expert. Au Maroc, Nareva a surtout su capitaliser sur l’expérience du PPP portée par la loi 13-09. Cette approche a permis de donner du contenu à la stratégie énergétique du pays. Pour Ahmed Nakkouch, le secteur privé est devenu incontournable dans le développement des infrastructures énergétiques, notamment sur le segment de la production. Le responsable plaide, en perspective de la COP22, en faveur de la mise en place de lignes de financement concessionnelles au profit des économies africaines pour renforcer le maillage des réseaux de transport de l’énergie électrique. «A partir de là, le privé pourrait s’occuper du reste», complète-t-il. Au delà du défi des infrastructures, l’autre challenge est celui de l’industrialisation. Dans le programme 850MW, Siemens projette la construction et la mise en service d’une unité industrielle de pales à Tanger. C’est là où la «compensation industrielle» peut justement être d’un important apport. Intervenant dans le même cadre du  CEO Forum Africa, le ministre de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy, a par ailleurs insisté sur les opportunités importantes sur lesquelles le continent devrait se brancher. «Il faut que l’Afrique sache jouer sa participation. Le continent n’est toujours pas assez visible sur les radars mondiaux», précise le ministre. Il faut savoir que l’Afrique est l’une des régions où le prix de l’électricité est encore le plus cher.  Les variations peuvent atteindre des pics de 25 centimes d’euros/kwh. Toute la différence se fera, à terme, dans l’ingénierie financière des projets.

Networking

Pour une première sur le continent, la 4ème édition de l’Africa CEO Forum a mis le Maroc à l’honneur. Le Royaume est fortement présent à Abidjan avec une délégation d’une soixantaine d’entreprises marocaines opérant dans divers secteurs d’activité. Ceux des banques et de l’ingénierie, et quelques acteurs institutionnels comme l’AMDI, sont particulièrement représentés. Au menu, l’on retrouve le classique des b-to-b et du networking. L’événement est organisé par le groupe Jeune Afrique, en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD) et Rainbow unlimited. Le premier jour des échanges s’est focalisé sur les problématiques diverses liées à la croissance et à l’industrialisation du continent, au moment où plusieurs économies africaines exportatrices ressentent les contrecoups de la chute des cours de certaines matières premières. Plus de 1.000 participants, en provenance de plus d’une quarantaine de pays, ont assisté hier à la séance inaugurale lancée par le Chef d’Etat ivoirien, Alassane Ouattara. Plus d’une centaine de grandes personnalités institutionnelles et du monde des affaires ont participé à l’événement dont les travaux devraient prendre fin aujourd’hui mardi 22 mars. Le forum devrait bientôt se doter d’une plateforme - Africa CEO Forum Network – dont l’objectif est de pérenniser les débats et contacts d’affaires.

DNES à Abidjan, Safall FALL

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