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    Salubrité des aliments: A qui profite le laxisme!

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4733 Le 21/03/2016 | Partager
    Les deux tiers des opérateurs ne sont pas autorisés ou agréés
    La fraude touche toujours les produits à haut risque de toxicité

    Ça ne rate pas! Dès lors que le contrôle sévit, la fraude est au rendez-vous. Pas moins de 642 tonnes de viandes et poissons ont été saisies et détruites. C’est énorme puisqu’il s’agit d’un bilan d’à peine deux mois pour les inspecteurs de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa). Même si les lots déclarés impropres à la consommation sont relativement faibles par rapport aux volumes contrôlés, la situation n’en demeure pas moins inquiétante. D’abord, du fait que les produits incriminés présentent un haut risque de toxicité pour la santé du consommateur. Ensuite, de par leurs origines. Car ils ne proviennent pas uniquement des circuits informels (abattage clandestin) mais aussi des abattoirs municipaux et communaux. Des unités non agréées mais «tolérées» en attendant leur mise à niveau.

    260.000 tonnes de viandes contrôlées

    Chaque année, l’inspection dans ces abattoirs porte sur plus de 260.000 tonnes de viandes rouges, y compris les abats dont 1.500 tonnes sont saisies et détruites. Ceci, pour diverses anomalies: présence de tuberculose, de septicémie, de parasites hépatiques, pulmonaires… Chez les bouchers, les causes des saisies tiennent souvent aux mauvaises conditions de conservation et à l’abattage clandestin. Et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Bien que le nombre des sorties annuelles  des inspecteurs de l’Onssa se chiffre par des centaines de milliers, l’insalubrité reste rampante. Sinon comment expliquer le maintien de 35.000 tueries hors champ d’application de la loi sur la sécurité des aliments? Comment peut-on également fermer l’œil sur les ateliers d’abattage et de préparation des viandes blanches qui n’observent pas les règles les plus élémentaires d’hygiène?

    Certes, l’organisme en charge de la salubrité des aliments procède à la transmission de dossier au parquet pour des cas de fraude jugés graves. Mais il se garde toujours d’en révéler les marques. Les fermetures, lorsqu’elles interviennent, ne touchent que l’informel. Sept années, après l’entrée en vigueur de la loi sur la salubrité des aliments, le nombre d’unités agréées ou autorisées demeurent relativement faible. Les deux tiers sont toujours hors normes. Pour certaines activités sensibles, tels les jus et boissons, les épices, les céréales, les vins et divers produits alimentaires, à peine le quart des entreprises a été agréé ou autorisé. A titre d’exemple, l’activité des céréales et dérivés qui compte 1.113 unités, une centaine est conforme aux normes de salubrité. Il faut dire aussi que l’arrêté relatif à l’autorisation et agrément a pris beaucoup de retard. Il n’a été publié qu’en janvier 2013 et l’opération n’a été lancée par l’Onssa que 9 mois plus tard. Mais auparavant, l’Office a fait beaucoup dans la sensibilisation. A l’import, le contrôle porte sur des volumes faramineux de l’ordre de 1,7 million par an. Des refoulements sont souvent décrétés mais on se garde toujours de mentionner les marques, les opérateurs ou encore les pays d’importation. C’est à se demander qui se soucie de la santé du consommateur.

     

     

     

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