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Culture

Marrakech Biennale
La dernière représentation de L’Blassa

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4731 Le 17/03/2016 | Partager
Un lieu privé, prêté gracieusement pour l’événement
Dernière occasion de le découvrir
Investi par une trentaine d’artistes internationaux
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L’immeuble privé du centre de Guéliz, aux lignes Art Déco, prête une nouvelle fois ses murs à quelques uns des artistes programmés pour la 6è édition de la Biennale de Marrakech. Un événement culturel organisé jusqu’au 8 mai prochain (Ph. Mokhtari)

Un pincement au cœur d’apprendre que l’immeuble privé L’Blassa du centre ville devrait prêter ses murs à la biennale pour la dernière fois. Le mélange de l’art contemporain et de cette architecture Art Déco faisait des merveilles. Une première bonne raison pour ne pas rater cette étape de la programmation de la 6è Biennale de Marrakech (MB6), visible jusqu’au 8 mai prochain. Si contrairement à 2014, l’entrée principale et les sous-sols sont fermés au public, restent les étages et la terrasse qui gardent les traces de passage des artistes exposés.

Derrière chaque porte ou chaque rideau, se cachent différents univers entre expositions de photographies ou installations vidéo. Tout commence par le travail de Leila Alaoui, dont l’édition lui est dédiée. Ses photographies, datant de 2008, dans la série No pasara, témoignent de la quête désespérée de jeunes Marocains prêts à tout pour atteindre les côtes de l’Europe. Un portrait intérieur sur leurs réalités et leurs illusions. Portés par ces mêmes ambitions, ce sont aussi les migrants sub-sahariens qui se racontent dans son installation vidéo Crossings. Sa manière à elle de révéler le traumatisme collectif provoqué par la traversée des frontières et la fragilité d’une communauté plongée dans un nouvel environnement hostile. Ce que nous laisse cette photographe franco-marocaine, victime de l’attaque au Burkina en janvier dernier, donne le ton de cette biennale, qui a choisi pour thème principal, la décolonisation.

A l’étage du dessus, d’autres artistes pour d’autres émotions, comme avec le Marocain Amine Oulmakki qui a su transcender les énergies humaines. Ses projections vidéo dans une baignoire remplie d’eau, plantée au centre de la pièce obscure, expriment à la fois la peur et la joie, l’étouffement et la respiration. De la pure poésie pour son installation baptisée Oxygène. Du côté des peintres, un des vastes salons de L’Blassa est réservé à une exposition collective d’artistes venus d’Ethiopie. Des grands formats ultra colorés ou des peintures plus sombres comme celles d’Ephrem Solomon, classé par le Financial Times dans le Top 25 des Africains les plus prometteurs.

 

 

 

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