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Analyse

Capital immatériel
Les femmes, potentiel oublié

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4730 Le 16/03/2016 | Partager
10% seulement des entreprises créées le sont par des femmes
Un taux de féminisation de l’emploi à 26%
Elles sont pourtant aussi nombreuses que les hommes à étudier
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Le dernier rapport du Haut commissariat au plan de 2012 montre que la femme est encore très largement cantonnée à son foyer. La part des actives dans le volume total des femmes en âge de travailler a baissé de 3,4 points en l’espace de 12 ans, par rapport aux chiffres de 2000. Un recul de l’activité en partie dû à l’augmentation de la part de la catégorie des élèves et étudiantes pour ces mêmes années de référence

Créer, innover et se renouveler afin d’optimiser la compétitivité. Le capital immatériel est l’un des paramètres récents pour mesurer la valeur globale des états et des entreprises. Après un calcul basé sur les ressources naturelles, cette valeur globale était ensuite comptabilisée sur la base des données liées au PIB. Voilà comment jadis elle reflétait le niveau de vie du citoyen.

En 2005, la Banque mondiale (BM) adopte officiellement comme paramètre scientifique, le capital immatériel, intégré dans les années 90 comme une des composantes fondamentales d’évaluation de la richesse. Cette même année, le capital immatériel du Maroc était estimé par la BM à 712 milliards de dollars, soit 75% de la richesse du pays. Toujours d’après la même source, entre 2000 et 2013, le capital immatériel du Royaume s’est accru de 82%. Après une étude nationale sur le sujet, concernant la période allant de 1999 à 2013, qui a servi à l’élaboration des politiques publiques, et le discours royal d’août 2014, le Maroc est de fait fortement engagé dans l’identification des niches de valorisation de son capital immatériel. Réinventer sa croissance économique en saisissant des opportunités telles que le tourisme, les investissements directs étrangers ou encore la centrale solaire Noor à Ouarzazate qui

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La population féminine en emploi reste peu qualifiée. Plus de 7 femmes actives occupées sur 10 (72,1%) sont sans diplôme, 14,2% ont un diplôme de niveau moyen et 13,7% ont un diplôme de niveau supérieur. Des taux justifiés par leur importante participation aux activités agricoles ou informelles auxquelles les conditions d’accès restent relativement moins contraignantes en matière de compétence et de qualification

viendra réduire notre dépendance énergétique. Valoriser les biens intangibles et les ressources humaines est donc aujourd’hui définitivement la démarche à suivre et une thématique d’actualité. Avec un poids de capital immatériel proche de celui des occidentaux, le Maroc s’est classé en 2010 parmi les leaders africains.

Si la femme doit jouer un rôle central dans cette croissance, puisqu’elle représente la moitié du capital humain, le poids de l’entrepreneuriat au féminin reste très faible. En effet, 10% seulement des entreprises créées le sont par des femmes. Déjà, le taux de féminisation de l’emploi de 26% n’est pas glorieux, étant l’un des plus faibles dans la région Mena. Cette faible participation des femmes au marché de l’emploi, cumulée à celle des jeunes, plombe le taux d’activité global du Royaume, placé parmi les plus bas au monde. Il faut dire déjà que 76% des femmes actives en milieu rural ont un emploi non rémunéré. Et plus de 7 femmes rurales sur 10 sont analphabètes. En zones urbaines, le taux de chômage pour les femmes atteint 20,6%, ce qui s’explique notamment par le fait que les citadines sont les premières à subir les ajustements des effectifs en cas de crise économique. Alors comment expliquer que leur accès à l’emploi reste difficile, alors qu’elles ont un niveau d’éducation au moins égal aux hommes? Peut-être par tout un tas de raisons à la fois. Discrimination à l’embauche, pression sociale et culturelle défavorable à leur activité économique, manque d’opportunités d’emplois décents répondant à leurs profils et à leurs qualifications... Des éléments, et bien d’autres encore, qu’il serait utile d’étudier sérieusement.

 

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